Tahiti le 30 juin 2026. Le parti indépendantiste Nazione a rejeté mardi le projet de loi sur l'autonomie de la Corse dans la République, adopté la semaine précédente par les députés, le qualifiant de "recul pour la lutte nationale" et appelant à un "nouveau cycle politique".
Pour Nazione, le texte adopté par 271 députés contre 202 constitue "un recul pour la lutte nationale", "un obstacle, un verrou à l'ensemble de ce que nous revendiquons" avec "au moins quatre vices rédhibitoires", écrit le parti dans un communiqué.
Le premier grief est la "négation des droits du peuple corse, relégué, sur sa propre terre, au rang d'une simple communauté", regrette le mouvement en faisant valoir que "du point de vue du droit constitutionnel comme du droit international public, seuls les peuples disposent de droits collectifs, et notamment du droit à l'autodétermination".
Le second "vice" selon eux porte sur l'absence d'un véritable pouvoir législatif et "donc d'une réelle autonomie", puisqu'"il appartiendra au Parlement français de déterminer les domaines dans lesquels l’Assemblée de Corse pourra voter des +normes+ spécifiques", "la durée" pour laquelle elle "sera habilitée à agir" et les "modalités de contrôle" de ses décisions, regrette Nazione.
"On est donc très loin du droit commun de l'autonomie des îles et régions européennes", estime le mouvement.
La troisième critique porte sur l'amendement 111 de la France insoumise, adopté par l'Assemblée nationale, qui assure "l’égalité de tous" et vient ainsi "fermer la porte, de façon cette fois-ci définitive, à toute possibilité de statut de résidence, de co-officialité de la langue, de corps électoral propre à la Corse, voire de corsisation des emplois, c'est-à-dire l'ensemble des éléments fondamentaux de la revendication nationale", dénoncent les indépendantistes.
Enfin, Nazione s'oppose au fait que le référendum qui devra, le cas échéant, être organisé en Corse concerne les électeurs inscrits sur les listes électorales "en Corse", et non "de Corse", c'est-à-dire un "corps électoral altéré par les milliers d'électeurs fraîchement installés et issus de la colonisation de peuplement".
"Nous rejetons sans ambiguïté ce statut contraire aux intérêts vitaux du peuple corse", écrivent-ils, appelant à "un nouveau cycle politique, construit dans l’unité sur des bases résolument différentes".
Le texte doit encore être examiné au Sénat, dominé par la droite et le centre, et si cette réforme constitutionnelle était validée par la chambre haute, elle devrait également l'être ensuite par les 3/5e des parlementaires réunis en Congrès à Versailles.
Pour Nazione, le texte adopté par 271 députés contre 202 constitue "un recul pour la lutte nationale", "un obstacle, un verrou à l'ensemble de ce que nous revendiquons" avec "au moins quatre vices rédhibitoires", écrit le parti dans un communiqué.
Le premier grief est la "négation des droits du peuple corse, relégué, sur sa propre terre, au rang d'une simple communauté", regrette le mouvement en faisant valoir que "du point de vue du droit constitutionnel comme du droit international public, seuls les peuples disposent de droits collectifs, et notamment du droit à l'autodétermination".
Le second "vice" selon eux porte sur l'absence d'un véritable pouvoir législatif et "donc d'une réelle autonomie", puisqu'"il appartiendra au Parlement français de déterminer les domaines dans lesquels l’Assemblée de Corse pourra voter des +normes+ spécifiques", "la durée" pour laquelle elle "sera habilitée à agir" et les "modalités de contrôle" de ses décisions, regrette Nazione.
"On est donc très loin du droit commun de l'autonomie des îles et régions européennes", estime le mouvement.
La troisième critique porte sur l'amendement 111 de la France insoumise, adopté par l'Assemblée nationale, qui assure "l’égalité de tous" et vient ainsi "fermer la porte, de façon cette fois-ci définitive, à toute possibilité de statut de résidence, de co-officialité de la langue, de corps électoral propre à la Corse, voire de corsisation des emplois, c'est-à-dire l'ensemble des éléments fondamentaux de la revendication nationale", dénoncent les indépendantistes.
Enfin, Nazione s'oppose au fait que le référendum qui devra, le cas échéant, être organisé en Corse concerne les électeurs inscrits sur les listes électorales "en Corse", et non "de Corse", c'est-à-dire un "corps électoral altéré par les milliers d'électeurs fraîchement installés et issus de la colonisation de peuplement".
"Nous rejetons sans ambiguïté ce statut contraire aux intérêts vitaux du peuple corse", écrivent-ils, appelant à "un nouveau cycle politique, construit dans l’unité sur des bases résolument différentes".
Le texte doit encore être examiné au Sénat, dominé par la droite et le centre, et si cette réforme constitutionnelle était validée par la chambre haute, elle devrait également l'être ensuite par les 3/5e des parlementaires réunis en Congrès à Versailles.