Hiva Oa, le 17 juillet 2025 - La seconde journée du séjour du ministre d'État, ministre des Outre-mer, Manuel Valls, a été chargée en visites et en rencontres. Mais le moment clé de cette journée était sans aucun doute le déjeuner protocolaire entre le ministre et son cabinet, les Hakaiki, le président du Pays, les représentants locaux de l'État et plusieurs membres de la communauté de communes des îles Marquises.
C'est une de ces belles journées qu'un ministre d'État aime à traverser lorsqu'il est en déplacement. Paysages à couper le souffle, accueil traditionnel tonitruant, des couronnes, des sourires. Une de ces journées à partager avec toutes les personnes qui attendaient le ministre sur place. Une journée que le président du Pays, perche à selfie à la main la plupart du temps, n'a certainement pas savouré de la même façon.
Attendu par les maires des Marquises sur de nombreux sujets, c'est en terre autonomiste qu'il s'est aventuré avec, comme seul soutien, la députée, son ancienne suppléante, Mereana Reid-Arbelot. Les faits les plus marquants de cette visite se sont déroulés hors presse, lors du déjeuner. À l'heure de la langouste grillée, les Hakaiki sont revenus sur l'article 43.2 du statut qui permettrait aux communes polynésiennes de prendre plus d'autonomie sur des compétences habituellement dévolues au Pays. Une demande qui sera portée à l'Assemblée nationale par Nicole Sanquer et qui sera étudiée en commission le 24 septembre prochain avant une étude en séance extraordinaire le 29 septembre. Une demande surtout qui a été appuyée jeudi soir à Hiva Oa par le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, dans son discours à l'attention de la population des Marquises. “Le Parlement fera son travail et l'État l'accompagnera”, a expliqué le ministre qui a pris l'exemple du musée des arts des îles Marquises pour témoin du blocage. “Voilà un beau projet qui doit avancer”, a-t-il commenté devant l'assistance.
Lors de ce déjeuner, les énergies solaires et l'adduction en eau potable ont été évoquées, tout comme le problème des bâtiments construits sur le littoral, souvent communaux, et qui se trouvent dans la fameuse zone des 50 pas. Ce sont des zones désormais classées “zones rouges”, ce qui empêche toute rénovation ou obtention de permis de construire pour consolidation.
Au menu également, la restitution de certains objets d'art aux Marquises, la convention État/Pays sur le patrimoine culturel ou encore les aires marines protégées. Benoît Kautai, maire de Nuku Hiva et président de la communauté de communes des îles Marquises, le rappelait encore jeudi soir. “C'est à Tahuata qu'est née la première aire marine éducative.” Sur le sujet, ce dernier s'est d'ailleurs félicité que le président du Pays ouvre une nouvelle porte. “Le président a proposé un calendrier de travail, ce que nous espérons satisfaisant d'ici le 8 juin 2026.”
Enfin, toujours à l'ordre du jour, l'affectation de la vedette de sauvetage à la commune de Hiva Oa, le projet d'aéroport à Nuku Hiva ou l'évolution de la communauté de communes des îles Marquises en communauté d'archipel.
C'est une de ces belles journées qu'un ministre d'État aime à traverser lorsqu'il est en déplacement. Paysages à couper le souffle, accueil traditionnel tonitruant, des couronnes, des sourires. Une de ces journées à partager avec toutes les personnes qui attendaient le ministre sur place. Une journée que le président du Pays, perche à selfie à la main la plupart du temps, n'a certainement pas savouré de la même façon.
Attendu par les maires des Marquises sur de nombreux sujets, c'est en terre autonomiste qu'il s'est aventuré avec, comme seul soutien, la députée, son ancienne suppléante, Mereana Reid-Arbelot. Les faits les plus marquants de cette visite se sont déroulés hors presse, lors du déjeuner. À l'heure de la langouste grillée, les Hakaiki sont revenus sur l'article 43.2 du statut qui permettrait aux communes polynésiennes de prendre plus d'autonomie sur des compétences habituellement dévolues au Pays. Une demande qui sera portée à l'Assemblée nationale par Nicole Sanquer et qui sera étudiée en commission le 24 septembre prochain avant une étude en séance extraordinaire le 29 septembre. Une demande surtout qui a été appuyée jeudi soir à Hiva Oa par le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, dans son discours à l'attention de la population des Marquises. “Le Parlement fera son travail et l'État l'accompagnera”, a expliqué le ministre qui a pris l'exemple du musée des arts des îles Marquises pour témoin du blocage. “Voilà un beau projet qui doit avancer”, a-t-il commenté devant l'assistance.
Lors de ce déjeuner, les énergies solaires et l'adduction en eau potable ont été évoquées, tout comme le problème des bâtiments construits sur le littoral, souvent communaux, et qui se trouvent dans la fameuse zone des 50 pas. Ce sont des zones désormais classées “zones rouges”, ce qui empêche toute rénovation ou obtention de permis de construire pour consolidation.
Au menu également, la restitution de certains objets d'art aux Marquises, la convention État/Pays sur le patrimoine culturel ou encore les aires marines protégées. Benoît Kautai, maire de Nuku Hiva et président de la communauté de communes des îles Marquises, le rappelait encore jeudi soir. “C'est à Tahuata qu'est née la première aire marine éducative.” Sur le sujet, ce dernier s'est d'ailleurs félicité que le président du Pays ouvre une nouvelle porte. “Le président a proposé un calendrier de travail, ce que nous espérons satisfaisant d'ici le 8 juin 2026.”
Enfin, toujours à l'ordre du jour, l'affectation de la vedette de sauvetage à la commune de Hiva Oa, le projet d'aéroport à Nuku Hiva ou l'évolution de la communauté de communes des îles Marquises en communauté d'archipel.
Fidélité à la France
La fin de journée allait, là encore, être compliquée à négocier pour le président. Après les sourires de circonstance toute la journée venait le temps des discours. La maire de Hiva Oa, Joëlle Frébault, ouvrait le bal. Dans un discours à sens unique, elle a vanté les liens entre la République et les Marquises. Revenant sur “les partenariats solides” et lançant un petit clin d'œil au représentant du Tavini qu'est aussi Moetai Brotherson. “Nous ne voulons pas couper les amarres”, a-t-elle scandé devant l'assistance en réponse au projet de République fédérale mā'ohi pondu par la commission spéciale sur la décolonisation à l'assemblée de la Polynésie. “L'État ne nous tournera pas le dos, ni aujourd'hui, ni demain”, a-t-elle poursuivi avant de conclure : “Le Marquisien est fidèle à sa terre, à sa culture et à la France.”
Seul face au public au moment de prendre la parole, ce n'était certainement pas derrière lui que Moetai Brotherson allait alors trouver du soutien. Il expédiait un discours éclair sur la beauté des Marquises, la beauté de sa population et sa propre origine marquisienne. “C'est ici que j'ai été conçu”, a-t-il souri à l'assistance avant de laisser le micro au ministre.
Manuel Valls n'avait plus qu'à conclure cette journée par des remerciements, par son “émerveillement” et une formule bien sentie. “On ne se pose pas souvent la question à Paris, la Polynésie apporte beaucoup plus à la France que la France n'apporte à la Polynésie.” Des mots qui peuvent porter à ambiguïté alors que la page du nucléaire est loin d'être soldée et que le Tavini à l'assemnblée de la Polynésie française cherche justement à quantifier ce que vaut l'économie à venir du Fenua. Des questions auxquelles Manuel Valls, baptisé jeudi soir Te Hakaiki vahi a va'a nui, devra répondre durant son séjour.
Seul face au public au moment de prendre la parole, ce n'était certainement pas derrière lui que Moetai Brotherson allait alors trouver du soutien. Il expédiait un discours éclair sur la beauté des Marquises, la beauté de sa population et sa propre origine marquisienne. “C'est ici que j'ai été conçu”, a-t-il souri à l'assistance avant de laisser le micro au ministre.
Manuel Valls n'avait plus qu'à conclure cette journée par des remerciements, par son “émerveillement” et une formule bien sentie. “On ne se pose pas souvent la question à Paris, la Polynésie apporte beaucoup plus à la France que la France n'apporte à la Polynésie.” Des mots qui peuvent porter à ambiguïté alors que la page du nucléaire est loin d'être soldée et que le Tavini à l'assemnblée de la Polynésie française cherche justement à quantifier ce que vaut l'économie à venir du Fenua. Des questions auxquelles Manuel Valls, baptisé jeudi soir Te Hakaiki vahi a va'a nui, devra répondre durant son séjour.