Tahiti le 16 juin 2026. Déjà condamné pour onze meurtres, Francis Heaulme sera jugé pour un autre crime, commis en 1989 dans le Vaucluse: le tueur en série a été renvoyé mardi devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine pour le meurtre de Jean-Joseph Clément, un agriculteur sexagénaire.
L'homme de 60 ans avait été retrouvé le crâne fracassé par une pierre en août 1989 dans la petite ville de Bédarrides, près d'Avignon.
Francis Heaulme, 67 ans aujourd'hui, avait d'abord bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire avant que l'instruction ne soit rouverte puis confiée au pôle "cold cases" de Nanterre.
Un juge d'instruction de ce pôle a ordonné mardi son renvoi en procès pour meurtre devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine, conformément aux réquisitions du parquet, a appris l'AFP auprès de l'avocat Didier Seban, qui représente la fille de la victime, confirmant une information de franceinfo.
Sollicités par l'AFP, ni le parquet de Nanterre ni l'avocate de Francis Heaulme n'ont répondu dans l'immédiat.
Surnommé le "routard du crime", Francis Heaulme a été condamné pour onze homicides commis entre 1984 et 1992, date à laquelle il a été incarcéré.
Il a notamment été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre à coups de pierres de deux enfants à Montigny-lès-Metz (Moselle) en 1986. Les deux garçons avaient été découverts le crâne fracassé le long d'une voie ferrée.
Sa condamnation pour ces meurtres est devenue définitive en 2020 après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.
L'homme de 60 ans avait été retrouvé le crâne fracassé par une pierre en août 1989 dans la petite ville de Bédarrides, près d'Avignon.
Francis Heaulme, 67 ans aujourd'hui, avait d'abord bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire avant que l'instruction ne soit rouverte puis confiée au pôle "cold cases" de Nanterre.
Un juge d'instruction de ce pôle a ordonné mardi son renvoi en procès pour meurtre devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine, conformément aux réquisitions du parquet, a appris l'AFP auprès de l'avocat Didier Seban, qui représente la fille de la victime, confirmant une information de franceinfo.
Sollicités par l'AFP, ni le parquet de Nanterre ni l'avocate de Francis Heaulme n'ont répondu dans l'immédiat.
Surnommé le "routard du crime", Francis Heaulme a été condamné pour onze homicides commis entre 1984 et 1992, date à laquelle il a été incarcéré.
Il a notamment été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre à coups de pierres de deux enfants à Montigny-lès-Metz (Moselle) en 1986. Les deux garçons avaient été découverts le crâne fracassé le long d'une voie ferrée.
Sa condamnation pour ces meurtres est devenue définitive en 2020 après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.
Pierres et tournevis
Après avoir grandi en Meurthe-et-Moselle dans un climat de violence familiale, Francis Heaulme entame en 1984, année de la mort de son père, une errance qui le mènera à travers 37 départements français.
Il se déplace en train ou en auto-stop, trouvant refuge dans des structures comme les communautés Emmaüs. Son mode opératoire est dépourvu de planification.
Il cède à des impulsions d'une violence extrême, une perte de contrôle qu'il qualifie lui-même de "voir rouge". Ses victimes, souvent croisées par hasard, sont perçues comme vulnérables: femmes seules, retraités ou enfants.
Il utilise fréquemment des armes par destination, comme des pierres ou des tournevis, et s'associe parfois à des complices de rencontre.
Son périple sanglant s'achève le 7 janvier 1992 avec son arrestation à Bischwiller (Bas-Rhin). L'enquêteur de la gendarmerie Jean-François Abgrall parvient à recueillir ses aveux en s'adaptant à la psychologie et au mode d'expression singulier du suspect.
Il avait été mis en examen pour le meurtre de Jean-Joseph Clément une première fois en 1992, mais une ordonnance de non-lieu avait été rendue en 2002 par un juge d'instruction du tribunal de Reims.
La réouverture de l'instruction en juillet 2023 avait entraîné une nouvelle mise en examen de Francis Heaulme. Le tribunal de Reims s'est ensuite dessaisi en février 2024 au profit du pôle dédié aux crimes sériels ou non élucidés de Nanterre.
"Enfin un procès!", a réagi mardi Me Seban, conseil de la fille de la victime, auprès de l'AFP.
Pour elle, "c'est une étape importante pour que le meurtrier de son père soit jugé. Nous espérons que la justice se mobilise pour organiser vite un procès. Si la justice n'avait pas si vite abandonné cette piste ouverte par les aveux de Francis Heaulme, celui-ci serait jugé depuis longtemps", a-t-il commenté.
Début avril, le tueur en série, détenu à la maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin), avait été hospitalisé à Nancy, avait annoncé le parquet du pôle "cold cases", sans donner davantage de précisions sur son état de santé.
Il se déplace en train ou en auto-stop, trouvant refuge dans des structures comme les communautés Emmaüs. Son mode opératoire est dépourvu de planification.
Il cède à des impulsions d'une violence extrême, une perte de contrôle qu'il qualifie lui-même de "voir rouge". Ses victimes, souvent croisées par hasard, sont perçues comme vulnérables: femmes seules, retraités ou enfants.
Il utilise fréquemment des armes par destination, comme des pierres ou des tournevis, et s'associe parfois à des complices de rencontre.
Son périple sanglant s'achève le 7 janvier 1992 avec son arrestation à Bischwiller (Bas-Rhin). L'enquêteur de la gendarmerie Jean-François Abgrall parvient à recueillir ses aveux en s'adaptant à la psychologie et au mode d'expression singulier du suspect.
Il avait été mis en examen pour le meurtre de Jean-Joseph Clément une première fois en 1992, mais une ordonnance de non-lieu avait été rendue en 2002 par un juge d'instruction du tribunal de Reims.
La réouverture de l'instruction en juillet 2023 avait entraîné une nouvelle mise en examen de Francis Heaulme. Le tribunal de Reims s'est ensuite dessaisi en février 2024 au profit du pôle dédié aux crimes sériels ou non élucidés de Nanterre.
"Enfin un procès!", a réagi mardi Me Seban, conseil de la fille de la victime, auprès de l'AFP.
Pour elle, "c'est une étape importante pour que le meurtrier de son père soit jugé. Nous espérons que la justice se mobilise pour organiser vite un procès. Si la justice n'avait pas si vite abandonné cette piste ouverte par les aveux de Francis Heaulme, celui-ci serait jugé depuis longtemps", a-t-il commenté.
Début avril, le tueur en série, détenu à la maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin), avait été hospitalisé à Nancy, avait annoncé le parquet du pôle "cold cases", sans donner davantage de précisions sur son état de santé.