Tahiti, le 17 juin 2026 - Obtenir son permis de conduire, c’est gagner en liberté. Pour certains, c’est aussi la clé qui ouvre les portes de l’emploi. L'association Emploi formation insertion (EFI) et la Prévention routière de Polynésie française ont signé une convention avec le maire Papeete, mercredi. L'objectif : financer le permis de conduire en faveur de demandeurs d'emploi.
“En audience, environ 70 % des dossiers concernent des conduites sans permis. C'est une catastrophe de rouler sans permis”, alerte Nino Bonis, directeur de la Prévention routière de Polynésie française. Son association mise sur l'accès au permis de conduire pour renforcer la sécurité sur les routes. “Il y a près de 3 500 conducteurs qui roulent sans permis en Polynésie française”, annonce-t-il. En 2025, les policiers de la DTPN ont relevé 1 204 infractions pour conduite sans permis de conduire sur la seule zone Papeete-Pirae. Le phénomène est important. Et c’est pour tenter d’y faire face à leur mesure que l'Association Emploi Formation Insertion (EFI), la Prévention routière et la mairie de Papeete ont renouvelé, ce mercredi, leur partenariat. Pour la troisième année consécutive, l'association finance une partie du permis de conduire de demandeurs d'emploi sélectionnés par les équipes de l'EFI de la ville de Papeete. Cette année, l’initiative bénéficie dans la zone urbaine à 16 personnes en cours d’insertion professionnelle.
“Ce sont des personnes judicieusement choisies”, explique Nino Bonis. Le premier critère de sélection reste la motivation. “Il sont en recherche d'emploi ou souhaitent évoluer professionnellement. L'obtention du permis les aide énormément.” La formation au code et à la conduite se monte à 150 000 francs. Elle sera offerte aux 16 bénéficiaires. Neuf d’entre eux ont déjà une promesse d'embauche. Mais dans l’ensemble, ils ont tous été jaugés au regard de leur motivation à trouver un emploi ou pour une reconversion professionnelle.
“En audience, environ 70 % des dossiers concernent des conduites sans permis. C'est une catastrophe de rouler sans permis”, alerte Nino Bonis, directeur de la Prévention routière de Polynésie française. Son association mise sur l'accès au permis de conduire pour renforcer la sécurité sur les routes. “Il y a près de 3 500 conducteurs qui roulent sans permis en Polynésie française”, annonce-t-il. En 2025, les policiers de la DTPN ont relevé 1 204 infractions pour conduite sans permis de conduire sur la seule zone Papeete-Pirae. Le phénomène est important. Et c’est pour tenter d’y faire face à leur mesure que l'Association Emploi Formation Insertion (EFI), la Prévention routière et la mairie de Papeete ont renouvelé, ce mercredi, leur partenariat. Pour la troisième année consécutive, l'association finance une partie du permis de conduire de demandeurs d'emploi sélectionnés par les équipes de l'EFI de la ville de Papeete. Cette année, l’initiative bénéficie dans la zone urbaine à 16 personnes en cours d’insertion professionnelle.
“Ce sont des personnes judicieusement choisies”, explique Nino Bonis. Le premier critère de sélection reste la motivation. “Il sont en recherche d'emploi ou souhaitent évoluer professionnellement. L'obtention du permis les aide énormément.” La formation au code et à la conduite se monte à 150 000 francs. Elle sera offerte aux 16 bénéficiaires. Neuf d’entre eux ont déjà une promesse d'embauche. Mais dans l’ensemble, ils ont tous été jaugés au regard de leur motivation à trouver un emploi ou pour une reconversion professionnelle.
“J'ai raté le code cinq fois”
Depuis le lancement du dispositif, il y a trois ans, 54 jeunes ont déjà bénéficié de cette aide financière. Quatorze ont obtenu leur permis de conduire, soit un taux de réussite d'environ 25 %. Parmi les bénéficiaires, certains travaillent aujourd'hui comme agent technique, commis de cuisine, vendeuse en comptoir ou encore journaliste indépendant.
La Prévention routière consacre entre 1,9 et 2,1 millions de francs par commune participante, financés sur ses fonds propres. Après Papeete, une convention doit être signée avec Teva i Uta et une autre commune pourrait prochainement rejoindre le dispositif. En 2026, l’association dispose d’un budget de 7 millions de francs pour le financement de cette opération.
À 22 ans, Teva Bouzard fait partie de la nouvelle promotion de 16 bénéficiaires âgés de 18 à 48 ans. Il compte bien décrocher son permis grâce à cette aide : “On m'a parlé de cette aide. J'ai essayé de passer le code, mais je l'ai raté cinq fois”, indique le jeune homme. "J'habite à Arue , je suis journaliste photographe à mon compte. Je travaillais avec un membre de ma famille qui est tombé malade donc là je dois travailler toute seule et cette opportunité pour avoir le permis est super parce que là je suis vraiment toute seule et c'est dur", explique de son côté Mailee Collignon, 22 ans, elle aussi bénéficiaire.
Au-delà de sa dimension en faveur de l’insertion professionnelle, l'enjeu de ce dispositif est aussi de rappeler que conduire sans permis constitue une infraction passible d’un an de prison, et d’une amende pouvant aller jusqu’à 270 000 francs. Des peines susceptibles d’être doublées en cas de récidive.
Mailee Collignon, 22 ans, bénéficiaire de l'aide au permis de conduire.