Tahiti, le 16 février 2026 - Le refuge de Afaahiti, qui a fait couler beaucoup d’encre, est “illicite (…) aucune demande d’autorisation n’a été faite”, a assuré le ministre en charge de la Cause animale, Taivini Teai. “Il va y avoir des contraventions”, la fédération To Tātou Mau Animara “doit être tenue responsable (…) pour ses agissements”. Le Pays travaille sur ce dossier depuis décembre dernier et plusieurs terrains ont été identifiés pour que les chiens puissent être déplacés.
Depuis le mois de décembre dernier, le refuge pour chiens, situé dans une zone résidentielle à Afaahiti, a beaucoup fait parler de lui. En effet, les voisins n’ont cessé de se plaindre des nuisances sonores et des atteintes à la salubrité publique.
Le ministre de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement, en charge de l’Alimentation, de la Recherche et de la Cause animale, Taivini Teai, a assuré que ce refuge s’est déplacé de Mahina à Afaahiti et qu’il a été installé sans demande d’autorisation.
Depuis le mois de décembre dernier, le refuge pour chiens, situé dans une zone résidentielle à Afaahiti, a beaucoup fait parler de lui. En effet, les voisins n’ont cessé de se plaindre des nuisances sonores et des atteintes à la salubrité publique.
Le ministre de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement, en charge de l’Alimentation, de la Recherche et de la Cause animale, Taivini Teai, a assuré que ce refuge s’est déplacé de Mahina à Afaahiti et qu’il a été installé sans demande d’autorisation.
“Il nous faut trouver en urgence (…) où on va pouvoir déménager les chiens”
Plusieurs services du Pays travaillent sur ce dossier depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, comme la Direction de l’environnement, la Direction de la biosécurité mais également la Direction des affaires foncières. “Il nous faut trouver en urgence (…) où on va pouvoir déménager les chiens”, assure Taivini Teai. Il admet que cela se fait dans l’urgence, mais pas question non plus pour lui de ne pas respecter la règlementation en cours.
Il ajoute ensuite que déplacer puis placer près d’une centaine de chiens nécessite “des mesures sanitaires, des structures ad hoc. Et ce n’est pas en une semaine que l’on pourra mettre en place tout cela.”
Le ministre atteste que le Pays recherche plusieurs terrains pour notamment “répartir les animaux par petites unités d’une quinzaine de chiens maximum par localisation”.
Les services du Pays ont d’ailleurs d’ores et déjà identifié “certains terrains (…) maintenant, il faut quand même qu'on contacte les communes”.
Il ajoute ensuite que déplacer puis placer près d’une centaine de chiens nécessite “des mesures sanitaires, des structures ad hoc. Et ce n’est pas en une semaine que l’on pourra mettre en place tout cela.”
Le ministre atteste que le Pays recherche plusieurs terrains pour notamment “répartir les animaux par petites unités d’une quinzaine de chiens maximum par localisation”.
Les services du Pays ont d’ailleurs d’ores et déjà identifié “certains terrains (…) maintenant, il faut quand même qu'on contacte les communes”.
On essaie de mettre l'accélérateur au mieux”
Le ministre de l’Environnement, en charge de la Cause animale, assure que de son côté, “on essaie de mettre l'accélérateur au mieux” et précise qu’il est également en contact avec les habitants de la résidence qui se plaignent des nuisances et qui voudraient que cela se fasse le plus rapidement possible, mais malheureusement, “on ne peut pas demain, comme ça, délocaliser 90 animaux”.
Taivini Teai précise par ailleurs que des inspections devront être faites par des “vétérinaires agréés” pour lesdits terrains identifiés “parce que sur les 90 chiens, il y en a qui peuvent être placés potentiellement assez rapidement. Il y en a d'autres qui nécessitent des soins et qui seront à ce moment-là dans les nouvelles zones géographiques qu'on a identifiées. Là encore, on doit voir avec les communes (…). Et puis après, en fonction de l'état sanitaire – ce n'est pas moi qui le dirai – il y a des chiens qui ont des cancers et peut-être qu'il y en a certains d'entre eux qu’on va accompagner pour leurs derniers jours”.
Lorsque le déplacement de ces 90 chiens sera effectué, une “désinfection” de l’actuel refuge sera faite.
Taivini Teai précise par ailleurs que des inspections devront être faites par des “vétérinaires agréés” pour lesdits terrains identifiés “parce que sur les 90 chiens, il y en a qui peuvent être placés potentiellement assez rapidement. Il y en a d'autres qui nécessitent des soins et qui seront à ce moment-là dans les nouvelles zones géographiques qu'on a identifiées. Là encore, on doit voir avec les communes (…). Et puis après, en fonction de l'état sanitaire – ce n'est pas moi qui le dirai – il y a des chiens qui ont des cancers et peut-être qu'il y en a certains d'entre eux qu’on va accompagner pour leurs derniers jours”.
Lorsque le déplacement de ces 90 chiens sera effectué, une “désinfection” de l’actuel refuge sera faite.
“Il va y avoir des contraventions”
Pour le ministre, cette situation est “préoccupante”, d’autant que “c’est un refuge illicite”, dit-il, et qu’“aucune demande d’autorisation n’a été faite”. Il ajoute que ce refuge va être “fermé” et qu’“il va y avoir des contraventions”.
Mais pour lui, “l'urgence, c'est d'abord de trouver des zones où on peut délocaliser ces animaux. Et faire en sorte que, aussi bien les animaux que le voisinage qui est très impacté, puissent souffler parce que ce n'était pas l'objet d'avoir un chenil illicite dans une zone résidentielle. On a été mis devant le fait accompli.”
Taivini Teai précise d’ailleurs qu’il travaille sur ce dossier en collaboration avec la fédération To Tātou Mau Animara, qui a mis en place ce chenil, et l’association Alliance pour le respect et la protection des animaux de Polynésie. Mais aussi avec l’État au travers de la gendarmerie “parce qu’il y a eu désordre à l'ordre public, donc la gendarmerie a fait aussi des constatations lorsque les agents de la Direction de l’environnement se sont déplacés”.
Il ajoute enfin que la fédération To Tātou Mau Animara “doit être tenue responsable à un moment donné pour ses agissements, elle se laisse déborder. Et après le Pays est au pied du mur pour résoudre une situation qui n’aurait pas dû être comme cela”.
Mais pour lui, “l'urgence, c'est d'abord de trouver des zones où on peut délocaliser ces animaux. Et faire en sorte que, aussi bien les animaux que le voisinage qui est très impacté, puissent souffler parce que ce n'était pas l'objet d'avoir un chenil illicite dans une zone résidentielle. On a été mis devant le fait accompli.”
Taivini Teai précise d’ailleurs qu’il travaille sur ce dossier en collaboration avec la fédération To Tātou Mau Animara, qui a mis en place ce chenil, et l’association Alliance pour le respect et la protection des animaux de Polynésie. Mais aussi avec l’État au travers de la gendarmerie “parce qu’il y a eu désordre à l'ordre public, donc la gendarmerie a fait aussi des constatations lorsque les agents de la Direction de l’environnement se sont déplacés”.
Il ajoute enfin que la fédération To Tātou Mau Animara “doit être tenue responsable à un moment donné pour ses agissements, elle se laisse déborder. Et après le Pays est au pied du mur pour résoudre une situation qui n’aurait pas dû être comme cela”.