© Odd Anderson / AFP
Tahiti, le 19 août 2026 - Le projet d’installation du radar de Météo-France à Tema’e est de retour. Le tāvana de Te’avaro a demandé la tenue d’une réunion d’information avec la population car pas question pour lui de la mettre “devant le fait accompli ”. “On veut concevoir conjointement notre développement (…) On propose une nouvelle vision”, dit-il.
Le projet de Météo-France d’installer un radar météorologique à Tema’e à Moorea refait surface. Une réunion publique est prévue ce vendredi soir à 17 heures à la mairie de Te’avaro et les habitants, notamment de Tema’e, sont invités à y participer.
Ce projet date de deux ans. Le radar devrait être installé sur un terrain appartenant au Pays qui accueille déjà deux antennes relais téléphoniques. “On va avoir comme une espèce de parc à radars et antennes sur la pointe de Tema’e”, déplore le maire de Te’avaro. À cette époque déjà, les habitants de la commune s’étaient interrogés quant à l’impact visuel mais également sur les conséquences sanitaires de ce radar.
Ce projet s’est également invité à Tarahoi, puisqu’en 2024, Édouard Fritch avait interpellé le président du Pays Moetai Brotherson sur ce sujet. En effet, sur un montant total de 300 millions de francs, le Pays avait participé au même titre que l’État à hauteur de 93 millions francs pour le financement de ce matériel, alors même, avait souligné l’élu, qu’il s’agit d’un établissement public de l’État. Moetai Brotherson avait alors rappelé que les conséquences des intempéries avaient coûté près d’un milliard de francs au Pays en termes d’indemnisations. Ce radar servira justement à détecter les fortes pluies et anticiper ainsi les risques.
Le projet de Météo-France d’installer un radar météorologique à Tema’e à Moorea refait surface. Une réunion publique est prévue ce vendredi soir à 17 heures à la mairie de Te’avaro et les habitants, notamment de Tema’e, sont invités à y participer.
Ce projet date de deux ans. Le radar devrait être installé sur un terrain appartenant au Pays qui accueille déjà deux antennes relais téléphoniques. “On va avoir comme une espèce de parc à radars et antennes sur la pointe de Tema’e”, déplore le maire de Te’avaro. À cette époque déjà, les habitants de la commune s’étaient interrogés quant à l’impact visuel mais également sur les conséquences sanitaires de ce radar.
Ce projet s’est également invité à Tarahoi, puisqu’en 2024, Édouard Fritch avait interpellé le président du Pays Moetai Brotherson sur ce sujet. En effet, sur un montant total de 300 millions de francs, le Pays avait participé au même titre que l’État à hauteur de 93 millions francs pour le financement de ce matériel, alors même, avait souligné l’élu, qu’il s’agit d’un établissement public de l’État. Moetai Brotherson avait alors rappelé que les conséquences des intempéries avaient coûté près d’un milliard de francs au Pays en termes d’indemnisations. Ce radar servira justement à détecter les fortes pluies et anticiper ainsi les risques.
“Je ne vois pas du tout l'intérêt de ce projet pour notre population”
Le tāvana de Te’avaro, Rahiti Buchin, avait déjà participé l’an dernier à une des présentations du projet en tant que président de la fédération Tāhei ‘auti ia Moorea. Il explique que déjà à cette époque, ils “avaient beaucoup de questionnements parce qu'il y a quand même un gros impact visuel. Et puis, par rapport à toutes ces antennes, on se pose toujours aussi la question de la santé”. Il avait d’ailleurs déjà invité Météo-France à présenter son projet à la population car “c'est elle qui va être la première impactée visuellement mais aussi éventuellement au niveau de la santé”.
Rahiti Buchin explique ensuite qu’il y a quelques semaines, Météo-France a une nouvelle fois présenté son projet, cette fois-ci aux tāvana concernés. “Nous étions présents et j'ai refait la même demande, et personnellement, je ne vois pas du tout l'intérêt de ce projet pour notre population, concernant la nécessité qui est mis en mise en avant par rapport aux objectifs de Météo-France. Je suis le maire de cette commune et j’aimerais bien qu'ils le présentent à la population pour qu’elle puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause. Il y a déjà beaucoup de réticences”.
Selon ses dires, les tāvana de Paopao, Christiane Kelley, et de Haapiti, Benoît Tarahu, aimeraient, eux aussi, que “pour tout gros projet prévu dans nos communes, les promoteurs viennent vraiment le présenter à la population pour que ça soit fait vraiment en toute transparence”.
Rahiti Buchin a d’ailleurs demandé que cette réunion publique se tienne également en reo. “Ce n'est pas mon projet, ni celui de la mairie, ni celui de Moorea. C'est à eux de présenter leur projet et de se donner les moyens de pouvoir le présenter, de pouvoir le vulgariser et surtout de le présenter dans notre langue pour que ça soit accessible.”
Rahiti Buchin explique ensuite qu’il y a quelques semaines, Météo-France a une nouvelle fois présenté son projet, cette fois-ci aux tāvana concernés. “Nous étions présents et j'ai refait la même demande, et personnellement, je ne vois pas du tout l'intérêt de ce projet pour notre population, concernant la nécessité qui est mis en mise en avant par rapport aux objectifs de Météo-France. Je suis le maire de cette commune et j’aimerais bien qu'ils le présentent à la population pour qu’elle puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause. Il y a déjà beaucoup de réticences”.
Selon ses dires, les tāvana de Paopao, Christiane Kelley, et de Haapiti, Benoît Tarahu, aimeraient, eux aussi, que “pour tout gros projet prévu dans nos communes, les promoteurs viennent vraiment le présenter à la population pour que ça soit fait vraiment en toute transparence”.
Rahiti Buchin a d’ailleurs demandé que cette réunion publique se tienne également en reo. “Ce n'est pas mon projet, ni celui de la mairie, ni celui de Moorea. C'est à eux de présenter leur projet et de se donner les moyens de pouvoir le présenter, de pouvoir le vulgariser et surtout de le présenter dans notre langue pour que ça soit accessible.”
Pas question de mettre la population “devant le fait accompli”
Le tāvana de Te’avaro Rahiti Buchin explique que l’une des raisons pour lesquelles sa liste s’est présentéé aux dernières municipales, c’est que les associations de protection de l’environnement, et lui en tant que président de la fédération Tāhei ‘auti ia Moorea, “reprochaient aux promoteurs, au Pays et à la commune, de mettre la population devant le fait d'accompli, c'est-à-dire qu'on fait une enquête, le permis a déjà été attribué, l'étude a été faite, et à un moment donné, on fait une pseudo-consultation, on demande l’avis de la population alors que toutes les décisions ont déjà été prises. Nous, on propose une nouvelle vision, une nouvelle démarche”.
Il assure que Christiane Kelley, Benoît Tarahu et lui ont eu la même démarche avec le ministre de l’Équipement, Jordy Chan, pour ce qui est de l’aménagement du quai de Vaiare. Ce dernier leur a d’ailleurs promis qu’il ferait une présentation à la population. “On ne peut plus supporter le fait d’être là et d’assister à des constructions sans comprendre et sans avoir pu poser des questions.”
Il rappelle d’ailleurs que ce manque de concertation avec la population, la fédération Tāhei ‘auti ia Moorea l’a dénoncé à plusieurs reprises. “On veut concevoir conjointement notre développement car notre démarche montre que quand on consulte la population d’abord, cela lui fait plaisir et cela permet aussi de recueillir des idées très intéressantes. Et lorsqu’elles sont prises en compte, les projets se mettent en place sans qu’il y ait, au dernier moment, des levées de boucliers ou des manifestations.”
D’après le tāvana de Te’avaro, Météo-France était sur le point de déposer son permis de construire car “ils veulent répondre à un appel à projets, parce que ce projet-là coûte de l'argent”. Rahiti Buchin leur a déconseillé de le faire car “si la population venait à l’apprendre alors que la réunion ne s'est pas encore tenue, cela ne va pas passer”. Il leur a rappelé qu’il leur a adressé cette demande de réunion il y a un an déjà, “donc si elle se fait que maintenant, ce n'est pas de notre faute et s'ils sont pris par le temps, ce n'est pas notre problème”.
Enfin, il insiste sur le fait que “la petite commune de Te’avaro subit déjà bien assez la pression industrielle. On a la zone industrielle, on a la pression aussi des grands projets. Donc on a besoin d'un peu plus de verdure et de calme”.
Rahiti Buchin invite donc la population de Moorea, mais surtout celle de Te’avaro, à participer à cette réunion publique de présentation du projet de Météo-France. “Surtout, posez toutes les questions qui vous turlupinent un peu par rapport à ce projet et dans le respect mutuel pour qu'ensuite, on puisse prendre une décision commune. Mon avis final sera celui de la population de Te’avaro”, insiste-t-il.
Contacté Météo-France n'a pas souhaité s'exprimer.
Il assure que Christiane Kelley, Benoît Tarahu et lui ont eu la même démarche avec le ministre de l’Équipement, Jordy Chan, pour ce qui est de l’aménagement du quai de Vaiare. Ce dernier leur a d’ailleurs promis qu’il ferait une présentation à la population. “On ne peut plus supporter le fait d’être là et d’assister à des constructions sans comprendre et sans avoir pu poser des questions.”
Il rappelle d’ailleurs que ce manque de concertation avec la population, la fédération Tāhei ‘auti ia Moorea l’a dénoncé à plusieurs reprises. “On veut concevoir conjointement notre développement car notre démarche montre que quand on consulte la population d’abord, cela lui fait plaisir et cela permet aussi de recueillir des idées très intéressantes. Et lorsqu’elles sont prises en compte, les projets se mettent en place sans qu’il y ait, au dernier moment, des levées de boucliers ou des manifestations.”
D’après le tāvana de Te’avaro, Météo-France était sur le point de déposer son permis de construire car “ils veulent répondre à un appel à projets, parce que ce projet-là coûte de l'argent”. Rahiti Buchin leur a déconseillé de le faire car “si la population venait à l’apprendre alors que la réunion ne s'est pas encore tenue, cela ne va pas passer”. Il leur a rappelé qu’il leur a adressé cette demande de réunion il y a un an déjà, “donc si elle se fait que maintenant, ce n'est pas de notre faute et s'ils sont pris par le temps, ce n'est pas notre problème”.
Enfin, il insiste sur le fait que “la petite commune de Te’avaro subit déjà bien assez la pression industrielle. On a la zone industrielle, on a la pression aussi des grands projets. Donc on a besoin d'un peu plus de verdure et de calme”.
Rahiti Buchin invite donc la population de Moorea, mais surtout celle de Te’avaro, à participer à cette réunion publique de présentation du projet de Météo-France. “Surtout, posez toutes les questions qui vous turlupinent un peu par rapport à ce projet et dans le respect mutuel pour qu'ensuite, on puisse prendre une décision commune. Mon avis final sera celui de la population de Te’avaro”, insiste-t-il.
Contacté Météo-France n'a pas souhaité s'exprimer.