Tahiti, le 30 juin 2026 – Les entreprises et les particuliers recommencent à investir. Favorisé par la baisse du coût du crédit, ce retour de l'investissement privé permet au secteur du BTP d'enchaîner une cinquième année consécutive de croissance. Si le bâtiment retrouve des couleurs, les travaux publics restent, eux, freinés par le recul des grands chantiers de génie civil.
Le secteur du bâtiment et des travaux publics confirme son rebond. Selon le bilan publié lundi par l'ISPF, le chiffre d'affaires des entreprises de la construction a atteint 78,6 milliards de francs en 2025, en hausse de 2,1 % sur un an. Une progression plus modeste que les années précédentes, mais qui repose cette fois sur un moteur différent : le redémarrage des investissements privés.
Après plusieurs années de recul, les investissements repartent nettement à la hausse. Ceux des entreprises bondissent de 33,4 %, tandis que ceux des ménages progressent de 18,9 %, favorisés par la baisse du coût du crédit, une première depuis 2022.
Cette reprise reste toutefois contrastée selon les activités. Le bâtiment retrouve des couleurs avec un chiffre d'affaires en hausse de 10 %, porté par les projets résidentiels et non résidentiels. À l'inverse, le génie civil recule de 4,7 %, pénalisé par la baisse des commandes dans les ouvrages maritimes. Les activités spécialisées (électricité, plomberie, finition, etc.) continuent de progresser, mais à un rythme plus modéré (+0,9 %).
La reprise se traduit également sur le marché de l'emploi. Les effectifs salariés augmentent de 2,6 % pour atteindre près de 6 000 personnes, tandis que les heures travaillées progressent encore plus vite (+3,5 %). Les emplois à temps complet sont en nette hausse, particulièrement ceux correspondant à un horaire complet de 169 heures (+8,3 %). Les femmes poursuivent également leur progression dans un secteur encore très masculin, même si elles ne représentent que 7,5 % des effectifs.
Des signaux contrastés
Tous les indicateurs ne sont toutefois pas orientés dans le même sens. Les prix de la construction repartent légèrement à la hausse (+1,3 %), principalement sous l'effet des matériaux et des coûts salariaux. Mais, dans le même temps, le prix des matériaux importés continue globalement de diminuer.
Les importations illustrent aussi les contrastes de l'année. Le volume total recule sous l'effet d'une forte baisse des importations de ciment (-15,5 %). En revanche, une fois ce produit écarté, les importations progressent de 8 %, tirées par le fer, le bois, les éléments préfabriqués en ciment ou encore le bitume. Autant d'indices qui traduisent le dynamisme retrouvé de plusieurs segments de la construction.
Au final, le secteur semble avoir retrouvé un second souffle. Si les grands chantiers publics marquent le pas, le retour des investissements privés permet au bâtiment de reprendre le relais et de maintenir le BTP sur une trajectoire de croissance pour la cinquième année consécutive. Une réalité qui rappelle que la bonne santé du BTP repose sur deux moteurs complémentaires : l'investissement privé, aujourd'hui de retour, et la commande publique, dont le rythme d'exécution reste au cœu
Le secteur du bâtiment et des travaux publics confirme son rebond. Selon le bilan publié lundi par l'ISPF, le chiffre d'affaires des entreprises de la construction a atteint 78,6 milliards de francs en 2025, en hausse de 2,1 % sur un an. Une progression plus modeste que les années précédentes, mais qui repose cette fois sur un moteur différent : le redémarrage des investissements privés.
Après plusieurs années de recul, les investissements repartent nettement à la hausse. Ceux des entreprises bondissent de 33,4 %, tandis que ceux des ménages progressent de 18,9 %, favorisés par la baisse du coût du crédit, une première depuis 2022.
Cette reprise reste toutefois contrastée selon les activités. Le bâtiment retrouve des couleurs avec un chiffre d'affaires en hausse de 10 %, porté par les projets résidentiels et non résidentiels. À l'inverse, le génie civil recule de 4,7 %, pénalisé par la baisse des commandes dans les ouvrages maritimes. Les activités spécialisées (électricité, plomberie, finition, etc.) continuent de progresser, mais à un rythme plus modéré (+0,9 %).
La reprise se traduit également sur le marché de l'emploi. Les effectifs salariés augmentent de 2,6 % pour atteindre près de 6 000 personnes, tandis que les heures travaillées progressent encore plus vite (+3,5 %). Les emplois à temps complet sont en nette hausse, particulièrement ceux correspondant à un horaire complet de 169 heures (+8,3 %). Les femmes poursuivent également leur progression dans un secteur encore très masculin, même si elles ne représentent que 7,5 % des effectifs.
Des signaux contrastés
Tous les indicateurs ne sont toutefois pas orientés dans le même sens. Les prix de la construction repartent légèrement à la hausse (+1,3 %), principalement sous l'effet des matériaux et des coûts salariaux. Mais, dans le même temps, le prix des matériaux importés continue globalement de diminuer.
Les importations illustrent aussi les contrastes de l'année. Le volume total recule sous l'effet d'une forte baisse des importations de ciment (-15,5 %). En revanche, une fois ce produit écarté, les importations progressent de 8 %, tirées par le fer, le bois, les éléments préfabriqués en ciment ou encore le bitume. Autant d'indices qui traduisent le dynamisme retrouvé de plusieurs segments de la construction.
Au final, le secteur semble avoir retrouvé un second souffle. Si les grands chantiers publics marquent le pas, le retour des investissements privés permet au bâtiment de reprendre le relais et de maintenir le BTP sur une trajectoire de croissance pour la cinquième année consécutive. Une réalité qui rappelle que la bonne santé du BTP repose sur deux moteurs complémentaires : l'investissement privé, aujourd'hui de retour, et la commande publique, dont le rythme d'exécution reste au cœu