Le pétrole poursuit sa chute avec la pause des hostilités au Moyen-Orient


Washington, États-Unis, le 28 juillet 2026. Les prix du pétrole ont encore nettement reculé mardi face à l'accalmie au Moyen-Orient, le marché nourrissant l'espoir d'un rapprochement diplomatique entre Washington et Téhéran.


Donald Trump a jugé la veille que les discussions avec l'Iran avaient "de bonnes chances" d'aboutir. "En ce moment, ils nous parlent de conclure un accord", a déclaré le président américain sans fournir davantage de détail.

Dans ce contexte, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre a chuté de 4,83% à 84,09 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, a reculé de 4,06%, repassant sous le seuil des 80 dollars, à 79,26 dollars.

"Ce marché ne s'appuie plus sur des principes fondamentaux", juge auprès de l'AFP Stephen Schork, de The Schork Group. "Il évolue au gré des déclarations de Donald Trump."

"L'ampleur de la baisse des prix est probablement exagérée et motivée uniquement par l'espoir" d'une trêve et d'un retour à la normale sur le marché pétrolier, souligne de son côté Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

La reprise des flux de pétrole en provenance de la mer Noire exercerait également une certaine pression à la baisse sur le marché.

"Les chargements de pétrole reprennent à la fois via l'oléoduc entre la mer Caspienne et la mer Noire (le CPC) et au terminal de Sheskharis en Russie", expliquent les analystes d'ING, alors que ces derniers étaient interrompus en raison "d'attaques répétées de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes".

"En revanche, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste très faible", remarque David Morrison, du courtier Trade Nation.

Ce passage maritime stratégique, dont l'Iran souhaite avoir le contrôle, demeure l'un des principaux points de tension entre Téhéran et Washington.

Les passages de navires y ont chuté ces derniers temps "jusqu'à retrouver des niveaux qui avaient été observés au début du conflit" quand le détroit était quasiment paralysé, selon la société de données maritimes Lloyd's List Intelligence.

La volatilité pourrait se maintenir sur le marché au gré des prochains développements et de la rhétorique des belligérants, estiment les analystes.

En fin de semaine dernière, le baril de Brent a culminé à 102 dollars, une première depuis mai. Il a depuis
perdu plus de 17%.

Rédigé par AFP le Mardi 28 Juillet 2026 à 11:06 | Lu 77 fois