Le litre de carburant augmente de 15 francs dès ce mardi


Tahiti, le 22 juin 2026 - Selon nos informations, le conseil des ministres a acté ce lundi une augmentation de 15 francs le litre pour le carburant à la pompe à partir de ce mardi.
 
Le conseil des ministres s’est réuni ce lundi après-midi et a entériné l’augmentation du carburant à la pompe dès ce mardi. En effet, selon nos différentes sources, l’essence sans plomb et le gazole, actuellement à 150 francs le litre à la pompe, augmenteront de 15 francs et passeront à 165 francs le litre à la pompe. Le pétrole, lui, passera de 122 francs à 137 francs le litre à la pompe.
 
Et pourtant, lors du dernier conseil des ministres du mois de mai, le gouvernement Brotherson indiquait dans un communiqué le maintien du prix des hydrocarbures pour le mois de juin expliquant que c’est pour “protéger le pouvoir d’achat des Polynésiens”.
 
Le communiqué indiquait que ce maintien se faisait malgré les fortes tensions sur les marchés internationaux en lien avec le conflit au Moyen-Orient et était financé moyennant 1,752 milliard ponctionné sur le Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) dont le solde prévisionnel au 30 juin était de près d’1,6 milliard de francs.
 
À l’heure où nous mettons en presse, ce lundi, l’arrêté concernant cette augmentation du carburant n’était pas publié au Journal officiel. Concernant le gaz, ce dernier augmente aussi de 15 francs le litre, passant de 248 à 263 francs le litre.
 
Pourtant, le 10 juin dernier, le même conseil des ministres communiquait un projet de loi fiscale “afin de préserver la compétitivité des entreprises et le pouvoir d'achat des ménages polynésiens face à la volatilité persistante des cours mondiaux des hydrocarbures”. Un texte qui prévoyait “qu'entre le 1er juillet et le 31 décembre 2026, les cinq taxes à l'importation applicables aux hydrocarbures” seraient “temporairement ramenées à zéro franc par litre”. Cela concernait la taxe de consommation sur les hydrocarbures (TCH), la taxe de péréquation sur les hydrocarbures (TPH), la taxe spécifique exceptionnelle (TSE), la taxe de solidarité pour les personnes âgées et les handicapés (TSOL) et la taxe spéciale spécifique de consommation (TSSC).


Le dispositif de suspension fiscale, strictement limité dans le temps, aurait dû représenter un abaissement de fiscalité de 3,8 milliards de francs par le Pays et devait “permettre d’amortir l'impact de la hausse des cours mondiaux des hydrocarbures sur l'économie locale et le budget des ménages”.
 
Un texte bien envoyé aux élus de l’assemblée de la Polynésie française mais qui, étrangement, n’a pas été étudié la semaine dernière par la commission des Finances alors que tous les autres textes budgétaires ont quant à eux été étudiés et s’apprêtent à être votés ce jeudi à Tarahoi.
 
C’est sans doute la raison pour laquelle le ministre de l’Économie, du Budget et des Finances, en charge des Énergies, Warren Dexter, a convié les médias ce mardi à 7 h 30 à la présidence.

Rédigé par VUP et BP le Lundi 22 Juin 2026 à 19:25 | Lu 1209 fois