Le kayak surfski prépare sa saison internationale


Les meilleurs kayakistes étaient présents sur le plan d’eau de Taaone, samedi, pour tenter de faire partie de la future sélection polynésienne de kayak surfski.

Tahiti, le 31 mai 2026 - Pour sa troisième étape des FPKS Sprint Series, la Fédération polynésienne de kayak surfski avait réuni ses meilleurs rameurs en vue de la sélection qui représentera le pays lors des trois prochaines échéances internationales. Des compétitions qui se dérouleront à Tahiti et qui permettront à nos ‘aito de se mesurer à ce qui se fait de mieux en kayak surfski dans le Pacifique et dans le monde. Mais avant cela, il fallait se qualifier lors de cette dernière journée, étape décisive avant les compétitions des mois de juillet et août et les Jeux du Pacifique. 

 

Samedi matin, la crème des rameurs de kayak surfski du Fenua était réunie au parc Aorai Tini Hau de Pirae. Après avoir participé aux deux étapes des FPKS Sprint Series organisées par la Fédération polynésienne de kayak surfski, la troisième et dernière journée de ces sélections pour la prochaine équipe qui représentera la Polynésie lors des futures échéances internationales était attendue par tous les compétiteurs qui avaient été retenus, car seulement 18 athlètes pourront participer aux trois épreuves internationales qui se dérouleront en juillet et août dans nos eaux. “Aujourd’hui, c’est la dernière des trois journées que nous avons organisées pour sélectionner les futurs représentants lors du Test Event des Jeux du Pacifique qui se déroulera les 27 et 28 juin de cette année. Il y aura des rameurs des îles Cook, de la Nouvelle-Calédonie et des Samoa. On ne sera pas loin d’avoir toutes les nations qui seront présentes aux Jeux du Pacifique 2027, donc ce sera un vrai test pour nos rameurs.” 

 

Pour Hector Henot, le cadre technique de la fédération, cet événement a un autre objectif : “Il servira aussi à nos officiels de test grandeur nature, car nous sommes dans l’optique d’avoir plus de 50 % des officiels qui viennent de chez nous. Il faut donc aussi les mettre en condition pour qu’ils soient prêts.” Mais la fédération ne s’arrête pas là. Toujours en progression, la FPKS cherche toutes les opportunités pour grandir et faire progresser ses athlètes. Avec le Test Event, qui intégrera également les Oceania, la FPKS organise une étape de la Coupe du monde d’Ocean Racing avec pour objectif un événement planétaire l’année prochaine. 

 

On part sur deux grosses années. En juillet et août, on met en place le Test Event Jeux du Pacifique/Oceania les 27 et 28 juillet et l’étape de l’ICF (International Canoe Federation, NDLR) Ocean Racing World Cup 3 qui se déroulera juste après, du 31 juillet au 2 août. Ce sont deux grosses étapes pour nous qui vont nous permettre de nous préparer, car l’année prochaine, nous allons organiser les Jeux du Pacifique, bien sûr, mais aussi le Championnat du monde d’Ocean Racing. Cela va être des moments magnifiques à vivre.” 

 

Du beau monde pour la sélection 

 

C’est donc avec une grande motivation que les rameurs et rameuses présents samedi se sont alignés au départ des deux courses (la longue distance étant planifiée sur un autre jour au vu des conditions) : 350 et 500 mètres à parcourir le plus rapidement possible, avec trois places par course pour être sélectionné. Et forcément, le niveau monte au vu des concurrents présents. Maoni Vaimiti, Nateahi Sommers, Estée Gobron ou encore Iloha Eychenne : chez les filles, la concurrence est rude, mais toujours dans le respect et l’amitié qui lient ces championnes, souvent associées dans les compétitions de kayak mais aussi de va’a. 

 

On est parties avec Estée faire les Championnats de France de fond (5 km) en K2. On réalise un très bon résultat en nous classant troisièmes sur plus de vingt équipages. Et finalement, nous avons aussi participé à la course de K1 chacune de notre côté et nous terminons dans le top 10. C’était une super expérience et cela va nous servir pour les courses qui nous attendent avec Tahiti. Aujourd’hui, on sait que ces courses vont servir à sélectionner les rameurs pour le Test Event et l’étape de la Coupe du monde, et bien sûr pour les Jeux du Pacifique l’année prochaine. Donc c’est important pour nous, car nous voulons ramener un maximum de médailles au pays.” 

 

Pour Iloha Eychenne, qui brille autant en va’a qu’en kayak surfski, le choix de la discipline pour les Jeux se fera là où elle pourra apporter le plus. “Je ne sais pas encore comment vont se dérouler les épreuves entre le kayak et le va’a, mais je pense qu’elles vont se chevaucher. Cela va donc être difficile de faire les deux, car il faut être à son maximum pour rapporter le plus de médailles possible.” 

 

Tahiti 2027 est dans toutes les têtes. Et une victoire sur les deux courses individuelles lors du Test Event de juillet permettrait une qualification directe pour les Jeux. “On a hâte d’être sur ces deux événements, car nous allons recevoir ce qui se fait de mieux dans le monde et dans le Pacifique. Et puis nous savons qu’il y a des places directes à prendre, mais ce ne sera pas une fin en soi, car d’autres places pourront être obtenues courant 2027, avant les Jeux”, expliquait Paul Lenfant, l’un des leaders de ces séries. 

 

Avec quatre places au total (deux hommes et deux femmes) pour les Jeux du Pacifique, l’entonnoir se resserre. Mais la sélection de kayak surfski qui représentera Tahiti en 2027 aura belle allure et sera l’une des prétendantes au titre tant convoité. 


Estée Gobron et Vaimiti Maoni, deux des leaders de ces séries.

Paul Lenfant a été performant dans ces épreuves.

Rédigé par Manu Rodor le Dimanche 31 Mai 2026 à 19:10 | Lu 252 fois