Tahiti, le 18 janvier 2026 - Pour la rentrée des classes de l’athlétisme polynésien, c’est le 5 km qui ouvrait le bal, ce samedi. Avec un petit changement cette année : la mise en place d’un challenge réunissant les quatre courses organisées durant la saison par la Fédération d’athlétisme de la Polynésie française. Une nouveauté qui ravit les amoureux de la course à pied, comme en témoigne le grand nombre de participants. Une véritable réussite.
Ils étaient 162 participants en ce samedi 18 janvier. Pour une rentrée, c’est une belle réussite ! Le championnat du 5 km de Polynésie connaît de plus en plus de succès. Mais cette année, une nouveauté a éveillé l’intérêt des runners du Fenua : le challenge mis en place par la Fédération d’athlétisme de la Polynésie française (FAPF), un événement qui va durer toute l’année. L’objectif est de participer aux quatre rendez-vous majeurs des courses en Polynésie organisés par la fédération, récolter des points et des lots et tenter de finir sur la première marche du podium en fin d’année. Un titre honorifique de coureur le plus complet, puisqu’il faudra performer au championnat du 10 km, au semi-marathon, au cross-country et bien sûr au championnat du 5 km. Ce qui peut aiguiser l’appétit des participants.
“C’est un challenge qui va permettre à tous et à toutes d’avoir un objectif sur toute l’année. C’était l’idée lorsque nous en avons parlé à la fédération. On trouvait intéressant de mobiliser les coureurs sur ces quatre courses. Les clubs organisent beaucoup d’épreuves durant la saison, ce qui permet de courir régulièrement. Avec ce challenge, on voulait récompenser l’assiduité sur nos compétitions et aussi voir qui pouvait performer sur quatre formats différents. Ça permet aussi aux non-licenciés de participer. Aujourd’hui, ils sont une quarantaine, donc nous sommes ravis”, déclarait Thierry Tonnelier, responsable des courses de fond et de demi-fond à la fédération. Contrat rempli pour cette première étape.
Objectif : Jeux du Pacifique 2027
Même si les non-licenciés ne peuvent pas prétendre au titre, l’intérêt de ce championnat est aussi de déterminer les champions de chaque catégorie et d’évaluer l’état de forme des troupes en ce début d’année, notamment à un an et demi des Jeux du Pacifique. Cela lance le compte à rebours avant l’événement tant attendu. “On sait qu’on rentre dans le money time pour les Jeux. Un an et demi, c’est long mais court à la fois. On voit sur cette course que les athlètes sont pratiquement prêts. On observe des performances déjà très élevées. Chez les jeunes, ils doivent être huit ou neuf en moins de 17’30’’, ça fait longtemps que ce n’était pas arrivé. On a vu des records battus comme chez Félice (Covillon), Amandine (Matera), Pauline (Moreau) ou encore Élisabeth (Orloff). Ça prouve qu’ils sont déjà dans leurs objectifs pour les Jeux et qu’ils sont motivés. C’est important pour eux de bien représenter le pays et d’être à la hauteur des attentes”, confiait le technicien.
Des propos confirmés par la championne du jour, Amandine Matera, vainqueure de la course chez les femmes et championne de Polynésie en catégorie Master 1 : “Ça va être une belle fête. Des Jeux en Polynésie, ça n’arrive pas souvent, donc on a tous envie d’y participer. C’est vrai qu’on est entré dans le programme qu’on a mis en place pour atteindre cet objectif. Aujourd’hui, j’avais besoin d’emmagasiner de la confiance, de retrouver de bonnes sensations pour valider certains paliers de ma progression. Cette année, je me concentre sur le 3 000 m steeple, donc passer des caps comme aujourd’hui, ça fait du bien.”
Un autre athlète a franchi un cap l’année dernière : Félice Covillon. Tout fraîchement rentré des championnats du monde de cross-country en Floride, la pépite de la course polynésienne tenait à être présente pour ce championnat. “Je voulais profiter de mon pic de forme des championnats du monde de cross-country. Je ne suis rentré que mercredi, mais je me sentais bien. J’ai pu bénéficier du rythme imposé par Mathias (Girardet), qui m’a permis de battre mon record. Je suis très content de ma course et de remporter ce titre, même si ça s’est joué sur une erreur de trajectoire de Mathias à l’entrée du stade. Ça aurait pu donner un final plus serré, mais le principal, c’est qu’on se soit tirés vers le haut”, expliquait-il.
Durant toute la course, à un rythme effréné, Félice Covillon, Mathias Girardet, Thomas Lacomare et le champion en titre, l’éternel Damien Troquenet, ont mené l’allure avant que le groupe n’éclate au quatrième kilomètre.
Encore une preuve que les athlètes sont prêts dans cette dernière ligne droite avant les Jeux du Pacifique de Tahiti 2027.