Franck Bellard (au premier plan) est à l’origine de la création du Certificat de compétences spécifiques (CCS) local en collaboration avec le COPF.
Tahiti, le 12 octobre 2026 - Le Comité olympique de Polynésie française (COPF) a créé début 2026 un Certificat de compétences spécifiques (CCS) pour l’accompagnement et la préparation mentale des sportifs polynésiens. L’engouement des candidats a été indéniable lors de la première session et le COPF a rapidement lancé une deuxième session qui se déroule actuellement. Les techniciens du sport sont unanimes pour souligner l’importance de la préparation mentale dans la performance.
Les Jeux du Pacifique 2027 engendrent des centres d’intérêt qui semblaient jusqu’à présent plutôt secondaires dans le milieu sportif local. C’est notamment le cas de la préparation mentale des athlètes, sujet pris très au sérieux par le Comité olympique de Polynésie française (COPF) qui a même décidé de créer un diplôme local dans le domaine en concertation avec des personnes compétentes en matière de préparation mentale et plus particulièrement dans le domaine du sport.
Franck Bellard, le cadre technique fédéral de la Fédération polynésienne de judo, est à l’origine de l’initiative en collaboration avec Éric Zorgnotti, le directeur technique du COPF : “Nous avons eu l’idée de créer le diplôme spécialisé en préparation mentale avec Éric Zorgnotti car on pensait qu’il y avait un réel besoin pour accompagner les athlètes dans le domaine de la préparation mentale, surtout en vue des Jeux du Pacifique. On a d’abord identifié les personnes ressources sur le territoire et c’est le cas de Régis Louis qui intervient ce week-end et qui collabore déjà avec plusieurs fédérations sportives. Maëlysse Perrault et moi-même, nous intervenons aussi dans la formation des candidats et nous avons tous nos spécialisations, ce qui permet de proposer une formation très complète. Le diplôme n’officialise pas une fonction de préparateur mental mais certifie que ses titulaires ont compris la problématique de la préparation mentale des sportifs et la façon de mieux orienter les athlètes en conséquence. Il permet d’intégrer les outils de la préparation mentale dans la pratique des entraîneurs et des personnes qui jouent un rôle dans le suivi des sportifs. La plupart des entraîneurs ont des diplômes de technicien attachés à la performance mais où il y a peu de place accordée à la dimension mentale de la performance et l’idée est bien de répondre à ce besoin, d’autant que toutes les personnes concernées sont d’accord pour souligner l’importance de la préparation mentale en milieu sportif.”
Les Jeux du Pacifique 2027 engendrent des centres d’intérêt qui semblaient jusqu’à présent plutôt secondaires dans le milieu sportif local. C’est notamment le cas de la préparation mentale des athlètes, sujet pris très au sérieux par le Comité olympique de Polynésie française (COPF) qui a même décidé de créer un diplôme local dans le domaine en concertation avec des personnes compétentes en matière de préparation mentale et plus particulièrement dans le domaine du sport.
Franck Bellard, le cadre technique fédéral de la Fédération polynésienne de judo, est à l’origine de l’initiative en collaboration avec Éric Zorgnotti, le directeur technique du COPF : “Nous avons eu l’idée de créer le diplôme spécialisé en préparation mentale avec Éric Zorgnotti car on pensait qu’il y avait un réel besoin pour accompagner les athlètes dans le domaine de la préparation mentale, surtout en vue des Jeux du Pacifique. On a d’abord identifié les personnes ressources sur le territoire et c’est le cas de Régis Louis qui intervient ce week-end et qui collabore déjà avec plusieurs fédérations sportives. Maëlysse Perrault et moi-même, nous intervenons aussi dans la formation des candidats et nous avons tous nos spécialisations, ce qui permet de proposer une formation très complète. Le diplôme n’officialise pas une fonction de préparateur mental mais certifie que ses titulaires ont compris la problématique de la préparation mentale des sportifs et la façon de mieux orienter les athlètes en conséquence. Il permet d’intégrer les outils de la préparation mentale dans la pratique des entraîneurs et des personnes qui jouent un rôle dans le suivi des sportifs. La plupart des entraîneurs ont des diplômes de technicien attachés à la performance mais où il y a peu de place accordée à la dimension mentale de la performance et l’idée est bien de répondre à ce besoin, d’autant que toutes les personnes concernées sont d’accord pour souligner l’importance de la préparation mentale en milieu sportif.”
Un expert de très haut niveau en décembre
La préparation mentale aborde la gestion du stress, les émotions, la confiance et la motivation, des thèmes inhérents à chacun en société et peut-être plus sensibles encore en milieu sportif où la compétition peut engendrer une forte pression. Conscients de l’importance du sujet, les techniciens locaux du sport ont immédiatement adhéré à la proposition de formation en la matière. La première session, qui s’est déroulée en début d’année de janvier à avril, a réuni 12 candidats dont 10 ont passé le diplôme avec succès. Tous ont souligné l’intérêt de la formation et l’enrichissement qu’elle leur apportait dans leur fonction. Dès lors, le COPF a mis en place une deuxième session qui a débuté en septembre avec huit candidats, lesquels aborderont toutes les spécificités de la préparation mentale au fil des regroupements comme ce fut le cas samedi et dimanche à l’IJSPF avec l’intervenant Régis Louis, un expert reconnu dans son domaine. Trois autres regroupements sont prévus pour l’actuelle promotion avant l’épreuve de certification qui est prévue en décembre.
Autre temps fort du mois de décembre, la venue au Fenua de Christophe Massina qui a été l’entraîneur de l’équipe de France de judo pendant 20 ans. Il animera deux conférences les 5 et 6 décembre pour évoquer son expérience de la haute performance et notamment de l’intégration de l’hypnose dans la préparation mentale, une méthode largement répandue dans le monde sportif français et qui permet de développer rapidement un mental plus efficace. Mais pour l’appliquer localement, il faudra trouver des spécialistes, ce qui risque de ne pas être simple
Déjà des applications sur le terrain
Les diplômés de la première session ont mis, pour certains, leur Certificat de compétences spécifiques à l’œuvre sur le terrain. C’est le cas d’Hervé Arcade, le cadre technique de la Fédération tahitienne de cyclisme, qui a appliqué sa formation au Tour de Guyane : “La formation sur le sujet de la préparation mentale m’a intéressée car ça permet de disposer d’un outil qui complète la préparation des athlètes en amont des compétitions. Ça permet notamment d’amortir le choc émotionnel que peuvent vivre des athlètes dans les compétitions. Et on peut mieux cerner l’attitude des athlètes dans la préparation et intervenir éventuellement sur la déconcentration, la démobilisation, ne pas se disperser, rester focus sur l’objectif et sur toutes les contraintes qui pèsent sur les athlètes en période de compétition. J’ai eu l’occasion de mettre en application ma formation lors du Tour de Guyane où trois des quatre participants tahitiens découvraient une compétition d’envergure loin de Tahiti avec une certaine appréhension. J’ai mis en place des ateliers pour qu’ils appréhendent mieux l’événement mentalement et ça leur a été utile. La préparation mentale n’est pas la panacée pour réussir en compétition, mais c’est un plus important pour l’athlète en prise de confiance et en prise de connaissance dans ses aptitudes.”
La préparation mentale, un outil supplémentaire pour que les athlètes tahitiens qui auront une forte pression devant leur public brillent aux Jeux du Pacifique 2027.
Patrice Bastian
Les diplômés de la première session ont mis, pour certains, leur Certificat de compétences spécifiques à l’œuvre sur le terrain. C’est le cas d’Hervé Arcade, le cadre technique de la Fédération tahitienne de cyclisme, qui a appliqué sa formation au Tour de Guyane : “La formation sur le sujet de la préparation mentale m’a intéressée car ça permet de disposer d’un outil qui complète la préparation des athlètes en amont des compétitions. Ça permet notamment d’amortir le choc émotionnel que peuvent vivre des athlètes dans les compétitions. Et on peut mieux cerner l’attitude des athlètes dans la préparation et intervenir éventuellement sur la déconcentration, la démobilisation, ne pas se disperser, rester focus sur l’objectif et sur toutes les contraintes qui pèsent sur les athlètes en période de compétition. J’ai eu l’occasion de mettre en application ma formation lors du Tour de Guyane où trois des quatre participants tahitiens découvraient une compétition d’envergure loin de Tahiti avec une certaine appréhension. J’ai mis en place des ateliers pour qu’ils appréhendent mieux l’événement mentalement et ça leur a été utile. La préparation mentale n’est pas la panacée pour réussir en compétition, mais c’est un plus important pour l’athlète en prise de confiance et en prise de connaissance dans ses aptitudes.”
La préparation mentale, un outil supplémentaire pour que les athlètes tahitiens qui auront une forte pression devant leur public brillent aux Jeux du Pacifique 2027.
Patrice Bastian