La nouvelle certification permettra au Fenua de continuer à exporter ses produits de la pêche vers les Etats-Unis à partir du 1er janvier 2026 et jusqu'au 31 décembre 2029.
Tahiti, le 15 octobre 2025 - La Polynésie française fait partie des pays dont toutes les pêcheries ont été certifiées conformes par l'administration américaine pour continuer à exporter vers les États-Unis à partir de janvier 2026.
La Polynésie française figure parmi les 89 pays dont les pêcheries ont été certifiées conformes par l'administration américaine. Cette reconnaissance, publiée début septembre par la National oceanic and atmospheric administration (NOAA) dans le Federal Register, est le sésame pour que le Fenua continue à exporter ses produits de la pêche vers les États-Unis, après le 1er janvier 2026. Jusqu'à présent, aucune certification spécifique n'était requise pour exporter du poisson vers le marché américain.
Cette nouvelle réglementation vise à étendre au niveau international les standards américains de protection des mammifères marins dans les activités de pêche commerciale. Sur les 2 500 pêcheries réparties dans 135 pays évaluées par la NOAA, le bilan est contrasté : si la Polynésie française fait partie des bons élèves, 240 pêcheries dans 46 pays se sont vu refuser cette certification et ne pourront plus exporter vers les États-Unis dès janvier 2026. Douze pays ont même été totalement exclus du marché américain, faute d'avoir soumis leur dossier ou de présenter des garanties suffisantes.
Une pêche durable reconnue internationalement
Cette reconnaissance est l'aboutissement d'un travail de longue haleine piloté depuis 2021 par la Direction des ressources marines (DRM). Le dossier visait à démontrer que la pêcherie palangrière polynésienne respecte les standards américains, particulièrement en matière de protection des mammifères marins.
Cette certification valide des années d'efforts menés conjointement par le Pays et la filière pêche : révisions réglementaires successives, élaboration et mise en œuvre de bonnes pratiques pour la pêche hauturière, mise en place d'un suivi scientifique rigoureux à l’appui d’un logbook, d’un programme d'observateurs embarqués et le système de monitoring électronique (E-Monitoring).
La flottille polynésienne, composée de 82 palangriers, opère exclusivement dans la Zone économique exclusive (ZEE) du pays. En 2024, la production palangrière a atteint 8 790 tonnes de thonidés, dont environ 1 740 tonnes ont été exportées, principalement vers les États-Unis et le Japon, générant 2,2 milliards de francs de recettes.
Le Marine mammal protection act (MMPA), adopté par les États-Unis en 1972, impose désormais aux pays exportateurs de démontrer qu'ils disposent d'un programme réglementaire comparable en efficacité au système américain pour gérer la mortalité et les blessures graves infligées aux mammifères marins lors des opérations de pêche commerciale.
Les pays détenteurs d’une certification pour l’exportation des produits de leur pêche vers les États-Unis devront renouveler leur demande tous les quatre ans pour maintenir leur activité commerciale vers ce marché. La certification de la Polynésie française est valable jusqu'au 31 décembre 2029. Durant cette période, la NOAA pourra reconsidérer et éventuellement révoquer l'autorisation si elle estime que le programme réglementaire polynésien ne répond plus aux conditions requises.
La Polynésie française figure parmi les 89 pays dont les pêcheries ont été certifiées conformes par l'administration américaine. Cette reconnaissance, publiée début septembre par la National oceanic and atmospheric administration (NOAA) dans le Federal Register, est le sésame pour que le Fenua continue à exporter ses produits de la pêche vers les États-Unis, après le 1er janvier 2026. Jusqu'à présent, aucune certification spécifique n'était requise pour exporter du poisson vers le marché américain.
Cette nouvelle réglementation vise à étendre au niveau international les standards américains de protection des mammifères marins dans les activités de pêche commerciale. Sur les 2 500 pêcheries réparties dans 135 pays évaluées par la NOAA, le bilan est contrasté : si la Polynésie française fait partie des bons élèves, 240 pêcheries dans 46 pays se sont vu refuser cette certification et ne pourront plus exporter vers les États-Unis dès janvier 2026. Douze pays ont même été totalement exclus du marché américain, faute d'avoir soumis leur dossier ou de présenter des garanties suffisantes.
Une pêche durable reconnue internationalement
Cette reconnaissance est l'aboutissement d'un travail de longue haleine piloté depuis 2021 par la Direction des ressources marines (DRM). Le dossier visait à démontrer que la pêcherie palangrière polynésienne respecte les standards américains, particulièrement en matière de protection des mammifères marins.
Cette certification valide des années d'efforts menés conjointement par le Pays et la filière pêche : révisions réglementaires successives, élaboration et mise en œuvre de bonnes pratiques pour la pêche hauturière, mise en place d'un suivi scientifique rigoureux à l’appui d’un logbook, d’un programme d'observateurs embarqués et le système de monitoring électronique (E-Monitoring).
La flottille polynésienne, composée de 82 palangriers, opère exclusivement dans la Zone économique exclusive (ZEE) du pays. En 2024, la production palangrière a atteint 8 790 tonnes de thonidés, dont environ 1 740 tonnes ont été exportées, principalement vers les États-Unis et le Japon, générant 2,2 milliards de francs de recettes.
Le Marine mammal protection act (MMPA), adopté par les États-Unis en 1972, impose désormais aux pays exportateurs de démontrer qu'ils disposent d'un programme réglementaire comparable en efficacité au système américain pour gérer la mortalité et les blessures graves infligées aux mammifères marins lors des opérations de pêche commerciale.
Les pays détenteurs d’une certification pour l’exportation des produits de leur pêche vers les États-Unis devront renouveler leur demande tous les quatre ans pour maintenir leur activité commerciale vers ce marché. La certification de la Polynésie française est valable jusqu'au 31 décembre 2029. Durant cette période, la NOAA pourra reconsidérer et éventuellement révoquer l'autorisation si elle estime que le programme réglementaire polynésien ne répond plus aux conditions requises.