Tahiti, le 4 juin 2026 - Fin septembre, les près de 700 grands électeurs se rendront aux urnes pour élire nos deux sénateurs. Les partis politiques présenteront un candidat unique ou deux et tous se laissent encore du temps pour ensuite décider qui les représentera au mieux. Édouard Fritch annonce finalement qu’il sera “plus utile à la mairie de Pira’e”. Bruno Sandras n’a toujours pas décidé d’y aller mais a déjà sept candidats, Teva Rohfritsch y va en “candidature unique” et “sans étiquette”, Ahip a deux candidats mais va peut-être en retenir qu’un seul.
La plupart des partis politiques sont encore en réflexion concernant le choix de leurs candidats pour les prochaines élections sénatoriales prévues en septembre prochain.
Le sénateur sortant et président de Ia ora te nuna'a, Teva Rohfritsch, confirme qu’il est bien candidat à propre succession et que ce sera une “candidature unique avec une suppléante évidemment”. Il explique en effet que ce n’est pas une obligation de présenter deux candidats puisque “chaque sénateur est élu séparément”.
Non, Teva Rohfritsch n’ira pas avec le Amuitahiraa comme on l’a entendu puisqu’il assure ne pas avoir “de contact avec le Amuitahiraa. Et je ne souhaite pas d'étiquette politique. Je pense y aller sans étiquette en ma qualité de sénateur sortant, en toute simplicité et humilité”.
Il assure d’ailleurs aux tāvana “poursuivre mon action à Paris avec un programme pour porter les attentes des élus dans la chambre des communes, mais aussi porter les attentes de notre population à Paris avec pour soucis l'intérêt général pour notre Fenua dans sa globalité avant tout, à Tahiti comme dans les archipels”.
Le sénateur sortant explique “avoir fait le job” et a aujourd’hui un carnet d’adresses rempli et “dispose désormais d'un réseau solide à Paris pour notre Fenua”.
La plupart des partis politiques sont encore en réflexion concernant le choix de leurs candidats pour les prochaines élections sénatoriales prévues en septembre prochain.
Le sénateur sortant et président de Ia ora te nuna'a, Teva Rohfritsch, confirme qu’il est bien candidat à propre succession et que ce sera une “candidature unique avec une suppléante évidemment”. Il explique en effet que ce n’est pas une obligation de présenter deux candidats puisque “chaque sénateur est élu séparément”.
Non, Teva Rohfritsch n’ira pas avec le Amuitahiraa comme on l’a entendu puisqu’il assure ne pas avoir “de contact avec le Amuitahiraa. Et je ne souhaite pas d'étiquette politique. Je pense y aller sans étiquette en ma qualité de sénateur sortant, en toute simplicité et humilité”.
Il assure d’ailleurs aux tāvana “poursuivre mon action à Paris avec un programme pour porter les attentes des élus dans la chambre des communes, mais aussi porter les attentes de notre population à Paris avec pour soucis l'intérêt général pour notre Fenua dans sa globalité avant tout, à Tahiti comme dans les archipels”.
Le sénateur sortant explique “avoir fait le job” et a aujourd’hui un carnet d’adresses rempli et “dispose désormais d'un réseau solide à Paris pour notre Fenua”.
Ahip : “Une diversité d'élus municipaux qui n'est pas arrêtée sur une couleur politique”
Du côté de A here ia Porinetia (Ahip), le conseil politique s’est réuni mardi soir. Rappelons qu’en mai dernier, le parti vert avait lancé un appel à candidatures. Le bureau en a reçu deux : celles de Temarama Varney et Stéphane Milon qui ont été validées, précise la présidente du parti vert, Nicole Sanquer. “Mais rien n'est officiel encore, puisque le conseil politique a demandé aux deux candidats de chercher pendant les 15 jours qui arrivent leur suppléante et surtout de nous apporter les différents soutiens qu'ils pourraient obtenir des grands électeurs”.
D’ici quinze jours, on saura donc si Ahip retiendra les deux candidatures ou qu’une seule. “On va les entendre, voir qui ils ont choisi comme suppléantes, quels soutiens ils ont pu obtenir, pour décider si on présente les deux candidatures ou qu'une seule.”
Nicole Sanquer préfère rester optimiste, même si les résultats des dernières municipales donnent “l’avantage au Tapura par rapport au nombre d'électeurs”. Elle indique qu’après l’analyse de ces résultats, au sein des conseils municipaux, “il y a quand même une diversité d'élus municipaux qui n'est pas seulement arrêtée sur une couleur politique, mais surtout sur un engagement envers leurs communes et leurs administrés. Donc, on sent qu'il y a une évolution quand même dans ces élections municipales. Ce n'est plus trop un choix de parti politique, mais plutôt un choix de projet et c'est l'intérêt de la population qui compte.”
Nicole Sanquer indique que Ahip a un projet à présenter aux grands électeurs pour “mieux défendre l’intérêt des Polynésiens parce que le rôle du sénateur ne se limite pas simplement à la défense des communes, mais il s'agit aussi de mieux accompagner les communes dans le dialogue qu'elles ont avec l'État”.
Rappelons que A here ia Porinetia compte plus d’une soixantaine d’élus au Fenua.
D’ici quinze jours, on saura donc si Ahip retiendra les deux candidatures ou qu’une seule. “On va les entendre, voir qui ils ont choisi comme suppléantes, quels soutiens ils ont pu obtenir, pour décider si on présente les deux candidatures ou qu'une seule.”
Nicole Sanquer préfère rester optimiste, même si les résultats des dernières municipales donnent “l’avantage au Tapura par rapport au nombre d'électeurs”. Elle indique qu’après l’analyse de ces résultats, au sein des conseils municipaux, “il y a quand même une diversité d'élus municipaux qui n'est pas seulement arrêtée sur une couleur politique, mais surtout sur un engagement envers leurs communes et leurs administrés. Donc, on sent qu'il y a une évolution quand même dans ces élections municipales. Ce n'est plus trop un choix de parti politique, mais plutôt un choix de projet et c'est l'intérêt de la population qui compte.”
Nicole Sanquer indique que Ahip a un projet à présenter aux grands électeurs pour “mieux défendre l’intérêt des Polynésiens parce que le rôle du sénateur ne se limite pas simplement à la défense des communes, mais il s'agit aussi de mieux accompagner les communes dans le dialogue qu'elles ont avec l'État”.
Rappelons que A here ia Porinetia compte plus d’une soixantaine d’élus au Fenua.
Amuitahiraa : “On a des candidats qui ne sont pas du Amuitahiraa”
Tout comme Ahip, le Amuitahiraa o te nunaa Ma’ohi mené par Bruno Sandras a aussi lancé un appel à candidatures en mai dernier pour “porter haut la voix” du Fenua “au sein de la Haute assemblée”. Le Amuitahiraa a décidé de “dépasser les clivages traditionnels et a fait le choix de l’ouverture”.
Ainsi, à ce jour, le parti a reçu sept candidatures, précise son leader qui affirme avoir plus d’une trentaine d’élus, dispersés sur toute la Polynésie, et notamment dans les conseils municipaux. Ce dernier a même précisé qu’il n’avait pas encore pris la décision de candidater ou pas pour les sénatoriales.
Une réunion s’est tenue mercredi soir, l’occasion de “recenser officiellement les candidatures”, indique Bruno Sandras et le bureau exécutif du parti se réunira le 24 juin prochain pour arrêter ses choix. Mais en attendant, l’appel à candidatures est toujours de mise. “À la différence du Tapura qui a décidé de n'accepter que les candidatures de ceux qui ont au moins cinq ans d'ancienneté, nous on a décidé d'ouvrir. Et donc, parmi nos candidats, il y en a qui ne sont pas du Amuitahiraa”, a précisé Bruno Sandras.
Ainsi, à ce jour, le parti a reçu sept candidatures, précise son leader qui affirme avoir plus d’une trentaine d’élus, dispersés sur toute la Polynésie, et notamment dans les conseils municipaux. Ce dernier a même précisé qu’il n’avait pas encore pris la décision de candidater ou pas pour les sénatoriales.
Une réunion s’est tenue mercredi soir, l’occasion de “recenser officiellement les candidatures”, indique Bruno Sandras et le bureau exécutif du parti se réunira le 24 juin prochain pour arrêter ses choix. Mais en attendant, l’appel à candidatures est toujours de mise. “À la différence du Tapura qui a décidé de n'accepter que les candidatures de ceux qui ont au moins cinq ans d'ancienneté, nous on a décidé d'ouvrir. Et donc, parmi nos candidats, il y en a qui ne sont pas du Amuitahiraa”, a précisé Bruno Sandras.
Tapura “ Je pense que je serai plus utile à la mairie de Pira’e qu'en allant au Sénat”
Contrairement aux rumeurs, le président du Tapura, Édouard Fritch, a bel et bien déposé sa candidature, “tel que l'a demandé le conseil politique, et je l'ai fait pour faire comme tout le monde”.
Il ajoute ensuite que “c'est sûr que si moi je suis candidat, les autres (…) ne pourront pas accéder au poste”. Il l’a fait car il considère que les sénatoriales “vont être des élections politiquement très importantes (…) pour l'avenir de notre pays parce qu'aujourd'hui, le monde politique local met plein feu sur 2028”. Pour le leader du parti rouge, sa candidature est “une sorte d'alerte” et les candidats devraient d’ores et déjà “préparer une alternative à ce gouvernement indépendantiste, autonomiste, je ne sais plus, que mène Moetai Brotherson car l'objectif, c'est le changement en 2028 avec la préparation d'un véritable programme d'action qui passe par une vraie préparation à Paris des dossiers de la Polynésie française”.
Il rappelle que le Tapura est “le porte-drapeau” de l’autonomie car c’est le parti “le plus important, on vient encore de le voir avec les dernières élections communales (…). Il n'y a pas de tergiversation à ce niveau-là, on n'est pas soit demi-indépendance, demi-autonomes, nous sommes des autonomistes”.
Sauf qu’un des candidats qui est un de leurs collaborateurs à l’assemblée de la Polynésie, Orava Guénin, est un des favoris. Édouard Fritch répond : “C'est ce qui se dit, mais ça ne veut pas dire que c'est leur favori”.
Il précise que la commission d'investiture “n'a pas fini son travail. Et quand je suis passé devant la commission d'investiture, je leur ai dit (…) qu'il faut trouver des candidats qui soient à la hauteur et qui préparent 2028 comme il se doit, parce que nos rapports avec la France sont des rapports importants”. Il rappelle que cette décision est une “décision collégiale”.
Contrairement à ce qui se dit dans les rangs du Tapura, Édouard Fritch, ne serait “pas contre” l’avis de la commission d’investiture si elle venait à choisir Orava Guénin. “Sinon, ce n'est pas la peine, dans ces cas-là, de faire une commission (…) je me dois de respecter la décision”.
Édouard Fritch précise tout de même que “ce n'est pas une élection de Miss Tahiti, c'est une élection hyper importante pour le pays. On ne peut pas avoir le même état d'esprit lorsqu'on parle du Sénat par rapport à ce qu'on a fait lorsqu'on parle de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas tout à fait les mêmes références, les mêmes critères.”
“ Je pense que je serai plus utile à la mairie de Pira’e qu'en allant au Sénat”, admet-il cependant.
Il avance avoir presque 400 voix sur les 700 grands électeurs. “Sûrement qu'on a toutes les chances aujourd'hui de gagner, mais une élection n'est jamais gagnée”, conclut-il.
Il ajoute ensuite que “c'est sûr que si moi je suis candidat, les autres (…) ne pourront pas accéder au poste”. Il l’a fait car il considère que les sénatoriales “vont être des élections politiquement très importantes (…) pour l'avenir de notre pays parce qu'aujourd'hui, le monde politique local met plein feu sur 2028”. Pour le leader du parti rouge, sa candidature est “une sorte d'alerte” et les candidats devraient d’ores et déjà “préparer une alternative à ce gouvernement indépendantiste, autonomiste, je ne sais plus, que mène Moetai Brotherson car l'objectif, c'est le changement en 2028 avec la préparation d'un véritable programme d'action qui passe par une vraie préparation à Paris des dossiers de la Polynésie française”.
Il rappelle que le Tapura est “le porte-drapeau” de l’autonomie car c’est le parti “le plus important, on vient encore de le voir avec les dernières élections communales (…). Il n'y a pas de tergiversation à ce niveau-là, on n'est pas soit demi-indépendance, demi-autonomes, nous sommes des autonomistes”.
Sauf qu’un des candidats qui est un de leurs collaborateurs à l’assemblée de la Polynésie, Orava Guénin, est un des favoris. Édouard Fritch répond : “C'est ce qui se dit, mais ça ne veut pas dire que c'est leur favori”.
Il précise que la commission d'investiture “n'a pas fini son travail. Et quand je suis passé devant la commission d'investiture, je leur ai dit (…) qu'il faut trouver des candidats qui soient à la hauteur et qui préparent 2028 comme il se doit, parce que nos rapports avec la France sont des rapports importants”. Il rappelle que cette décision est une “décision collégiale”.
Contrairement à ce qui se dit dans les rangs du Tapura, Édouard Fritch, ne serait “pas contre” l’avis de la commission d’investiture si elle venait à choisir Orava Guénin. “Sinon, ce n'est pas la peine, dans ces cas-là, de faire une commission (…) je me dois de respecter la décision”.
Édouard Fritch précise tout de même que “ce n'est pas une élection de Miss Tahiti, c'est une élection hyper importante pour le pays. On ne peut pas avoir le même état d'esprit lorsqu'on parle du Sénat par rapport à ce qu'on a fait lorsqu'on parle de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas tout à fait les mêmes références, les mêmes critères.”
“ Je pense que je serai plus utile à la mairie de Pira’e qu'en allant au Sénat”, admet-il cependant.
Il avance avoir presque 400 voix sur les 700 grands électeurs. “Sûrement qu'on a toutes les chances aujourd'hui de gagner, mais une élection n'est jamais gagnée”, conclut-il.