Les amis de Richard, réunis jeudi soir devant les locaux d'un groupe de presse à Papeete
Jeudi soir, ils étaient une quinzaine de jeunes à se réunir devant les locaux d’un groupe de presse, à Papeete, en mémoire de Richard, ce jeune homme de 24 ans mort dans un accident de la route dimanche au petit matin. S’ils ont choisi ce lieu, c’est pour protester contre la « Une » sanglante d’un quotidien local qui a relayé l’information, photos à l’appui, lundi matin. Mais aussi parce qu’ils ne veulent pas que la mort de Richard soit oubliée.
Ces jeunes étaient les amis de Richard. Certains le connaissaient depuis l’enfance. Avec pudeur, ils expliquent le choc qu’ils ont ressenti en voyant la photo de la voiture accidentée de leur ami, et son sang répandu sur le sol. Ils acceptent aussi de parler de Richard, un jeune homme toujours disponible pour aider les autres, malgré ses propres problèmes. Et derrière ces témoignages se dessine le portrait d’une jeunesse polynésienne qui ne trouve pas sa place dans cette société. Comme ce jeune homme, qui était le meilleur ami de Richard, lui-même, plongé dans une souffrance psychologique qui interpelle.
Ces jeunes étaient les amis de Richard. Certains le connaissaient depuis l’enfance. Avec pudeur, ils expliquent le choc qu’ils ont ressenti en voyant la photo de la voiture accidentée de leur ami, et son sang répandu sur le sol. Ils acceptent aussi de parler de Richard, un jeune homme toujours disponible pour aider les autres, malgré ses propres problèmes. Et derrière ces témoignages se dessine le portrait d’une jeunesse polynésienne qui ne trouve pas sa place dans cette société. Comme ce jeune homme, qui était le meilleur ami de Richard, lui-même, plongé dans une souffrance psychologique qui interpelle.
Le père de Richard, venu exprimer sa colère
Le père du jeune homme décédé est à l'origine de ce rassemblement. Il a rencontré la direction du journal, sous le regard de la Police Nationale. Michel L., toujours en état de choc, exige des excuses du journal, au nom de son fils, et souhaite créer une fondation pour aider ces jeunes que la société laisse sur le côté. Père et amis réunis ne souhaitent qu’une chose : que plus jamais personne ne trouve la mort seul dans sa voiture au petit matin.