Greta Whyte, consule générale d’Australie en Polynésie française.
Tahiti, le 29 janvier 2026 - À l’occasion du Australia Day, Tahiti Infos a échangé avec Greta Whyte, consule générale d’Australie en Polynésie française. Elle revient sur le renforcement des liens son pays et le Fenua, la place stratégique de la Polynésie dans l’Indo-Pacifique et les priorités pour les années à venir.
Que représente aujourd’hui Australia Day, notamment ici en Polynésie française ?
“Australia Day reste notre fête nationale, même si c’est une date complexe et parfois polémique en Australie. Ici, nous avons surtout voulu célébrer ce que nous avons construit ensemble. Depuis l’ouverture du consulat, il y a cinq ans, nos relations avec la Polynésie se sont énormément renforcées. Aujourd’hui, on met en avant les partenariats plutôt que la symbolique de la date.”
Justement, quel bilan tirez-vous de ces cinq années de présence ?
“Nous avons développé des partenariats éducatifs beaucoup plus profonds. Les bourses Australia Awards ont été relancées, offrant aux Polynésiens la possibilité d’aller faire un master en Australie. Il y a aussi des échanges universitaires avec l’Université de la Polynésie française et plusieurs universités australiennes, mais également avec la Nouvelle-Zélande, Tonga ou Samoa. L’objectif est de renforcer la mobilité des étudiants dans toute la région.”
Les jeunes Polynésiens partent-ils davantage étudier en Australie ?
“C’est encore très faible, bien en dessous des échanges avec la France. Mais nous essayons d’inverser cette tendance. Nous travaillons sur la langue et la culture, avec des séries australiennes diffusées à la télévision locale, et un cursus international dans un lycée. Pour nous, l’éducation est vraiment la filière fondatrice : c’est là que l’impact est le plus fort, surtout auprès des jeunes.”
Quel rôle joue aujourd’hui la Polynésie française dans l’Indo-Pacifique ?
“Un rôle incroyable. La Polynésie est membre du Forum des îles du Pacifique depuis 2016, qui est un peu comme les Nations unies de la région, là où se prennent les grandes décisions stratégiques. L’Australie soutient pleinement la Polynésie pour renforcer sa voix au sein de ce groupe. Elle est aussi très en avance sur les questions maritimes et environnementales, notamment avec ce qui a été présenté lors de la conférence des Nations unies sur l’océan à Nice. La Polynésie est aujourd’hui à l’avant-garde, en affirmant la protection de son espace maritime.”
Quels projets concrets avez-vous menés ensemble ces dernières années ?
“L’éducation reste notre priorité. Mais nous avons aussi travaillé sur le sport, avec l’envoi d’un coach de surf avant les Jeux olympiques, pour accompagner les jeunes talents. Nous soutiendrons également la Polynésie lors des prochains Jeux du Pacifique, avec l’appui d’athlètes et d’entraîneurs australiens. Ce sont des coopérations très concrètes.”
Quelle est la vision de l’Australie pour le Pacifique dans les années à venir ?
“Notre ministre le dit souvent : nous voulons un Pacifique en paix, prospère et uni. L’enjeu est de préserver cette unité régionale, tout en respectant la souveraineté de chacun. Les décisions doivent se prendre collectivement, au sein du Forum des îles du Pacifique.”
Dans un contexte de montée des influences étrangères, notamment chinoises, comment l’Australie se positionne-t-elle ?
“Nous sommes très conscients des enjeux et des menaces potentielles sur la souveraineté et la sécurité dans le Pacifique. En Polynésie, nous travaillons étroitement avec la France, notamment sur les compétences régaliennes comme la sécurité et la défense. La présence française est une vraie valeur ajoutée pour la stabilité régionale.”
Que représente aujourd’hui Australia Day, notamment ici en Polynésie française ?
“Australia Day reste notre fête nationale, même si c’est une date complexe et parfois polémique en Australie. Ici, nous avons surtout voulu célébrer ce que nous avons construit ensemble. Depuis l’ouverture du consulat, il y a cinq ans, nos relations avec la Polynésie se sont énormément renforcées. Aujourd’hui, on met en avant les partenariats plutôt que la symbolique de la date.”
Justement, quel bilan tirez-vous de ces cinq années de présence ?
“Nous avons développé des partenariats éducatifs beaucoup plus profonds. Les bourses Australia Awards ont été relancées, offrant aux Polynésiens la possibilité d’aller faire un master en Australie. Il y a aussi des échanges universitaires avec l’Université de la Polynésie française et plusieurs universités australiennes, mais également avec la Nouvelle-Zélande, Tonga ou Samoa. L’objectif est de renforcer la mobilité des étudiants dans toute la région.”
Les jeunes Polynésiens partent-ils davantage étudier en Australie ?
“C’est encore très faible, bien en dessous des échanges avec la France. Mais nous essayons d’inverser cette tendance. Nous travaillons sur la langue et la culture, avec des séries australiennes diffusées à la télévision locale, et un cursus international dans un lycée. Pour nous, l’éducation est vraiment la filière fondatrice : c’est là que l’impact est le plus fort, surtout auprès des jeunes.”
Quel rôle joue aujourd’hui la Polynésie française dans l’Indo-Pacifique ?
“Un rôle incroyable. La Polynésie est membre du Forum des îles du Pacifique depuis 2016, qui est un peu comme les Nations unies de la région, là où se prennent les grandes décisions stratégiques. L’Australie soutient pleinement la Polynésie pour renforcer sa voix au sein de ce groupe. Elle est aussi très en avance sur les questions maritimes et environnementales, notamment avec ce qui a été présenté lors de la conférence des Nations unies sur l’océan à Nice. La Polynésie est aujourd’hui à l’avant-garde, en affirmant la protection de son espace maritime.”
Quels projets concrets avez-vous menés ensemble ces dernières années ?
“L’éducation reste notre priorité. Mais nous avons aussi travaillé sur le sport, avec l’envoi d’un coach de surf avant les Jeux olympiques, pour accompagner les jeunes talents. Nous soutiendrons également la Polynésie lors des prochains Jeux du Pacifique, avec l’appui d’athlètes et d’entraîneurs australiens. Ce sont des coopérations très concrètes.”
Quelle est la vision de l’Australie pour le Pacifique dans les années à venir ?
“Notre ministre le dit souvent : nous voulons un Pacifique en paix, prospère et uni. L’enjeu est de préserver cette unité régionale, tout en respectant la souveraineté de chacun. Les décisions doivent se prendre collectivement, au sein du Forum des îles du Pacifique.”
Dans un contexte de montée des influences étrangères, notamment chinoises, comment l’Australie se positionne-t-elle ?
“Nous sommes très conscients des enjeux et des menaces potentielles sur la souveraineté et la sécurité dans le Pacifique. En Polynésie, nous travaillons étroitement avec la France, notamment sur les compétences régaliennes comme la sécurité et la défense. La présence française est une vraie valeur ajoutée pour la stabilité régionale.”