Tahiti, le 13 septembre 2026 – La 40e édition de la foire agricole ouvre ses portes du 24 septembre au 4 octobre à Outumaoro. L’occasion de découvrir ou redécouvrir la diversité des métiers qu’offre le secteur primaire. “Si demain, on veut développer un métier d'avenir (…) le secteur primaire, est peut-être l’une des filières les plus importantes”, défend le directeur de la chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire.
La 40e édition de la foire agricole a lieu cette année du 24 septembre au 4 octobre sur les plateaux de Outumaoro à Punaauia. “La diversité de demain”, c’est le thème autour duquel l’événement prévoit de faire graviter les nouveautés qu’il prépare. Un parcours pédagogique a été mis en place et “amène vers la relève agricole, la diversité des productions et bien sûr l'agro-transformation”, a expliqué le directeur de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), Marc Fabresse, vendredi lors d’une présentation de cette édition.
Pour le ministre de l’Agriculture, Taivini Teai, cette diversité “par rapport à nos territoires (…) avec la variété écologique des plantes qui peuvent être cultivées” et des techniques de culture modernes telles que “l'aquaponie, l'hydroponie” offre aussi une variété de métiers dans le secteur primaire. “Être producteur ce n'est pas que produire” a souligné le ministre. “C'est également être un bon chef d'exploitation, donc gérer les ressources humaines, gérer les commandes, faire du commerce, valoriser ses produits en allant vers la transformation pour avoir une plus-value.”
La 40e édition de la foire agricole a lieu cette année du 24 septembre au 4 octobre sur les plateaux de Outumaoro à Punaauia. “La diversité de demain”, c’est le thème autour duquel l’événement prévoit de faire graviter les nouveautés qu’il prépare. Un parcours pédagogique a été mis en place et “amène vers la relève agricole, la diversité des productions et bien sûr l'agro-transformation”, a expliqué le directeur de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), Marc Fabresse, vendredi lors d’une présentation de cette édition.
Pour le ministre de l’Agriculture, Taivini Teai, cette diversité “par rapport à nos territoires (…) avec la variété écologique des plantes qui peuvent être cultivées” et des techniques de culture modernes telles que “l'aquaponie, l'hydroponie” offre aussi une variété de métiers dans le secteur primaire. “Être producteur ce n'est pas que produire” a souligné le ministre. “C'est également être un bon chef d'exploitation, donc gérer les ressources humaines, gérer les commandes, faire du commerce, valoriser ses produits en allant vers la transformation pour avoir une plus-value.”
“L’IA n’est pas capable de planter des taro”
Au travers de cette foire, la CAPL veut surtout montrer à la nouvelle génération qu’elle peut “s'insérer dans l'agriculture, la pêche lagonaire et l'aquaculture”. Et selon lui, “la polyvalence” peut “transformer un métier que l'on considère comme pénible, en un métier de découverte, un projet de vie”.
Il se trouve pourtant qu’aujourd’hui, dans certaines îles, les agriculteurs font le constat d’une absence de relève. “C'est un sujet qui est partout dans le monde”, observe le directeur de la CAPL. Beaucoup ont cette idée reçue de l’agriculteur qui exerce un métier “très difficile, très pénible”, constate-t-il. Mais il estime aussi que le monde change. Et que trouver du travail sera de plus en plus difficile : “L'Intelligence artificielle arrive et va prendre du travail sur certains métiers qu'on considérait un peu comme le top du top. Mais aujourd'hui, l'IA, elle n'est pas capable de planter des taro. Donc, si demain, on veut développer un métier d'avenir, je suis désolé, le secteur primaire, c'est peut-être une des filières les plus importantes.”
Surtout qu’aujourd’hui, rappelle-t-il, travailler dans le secteur primaire est beaucoup plus facile qu’il y a quelques années. “Il y en a qui sont chefs d'entreprise (…) et qui gagnent très bien leur vie, mieux que dans l'administration même. Et surtout, ils gagnent leur vie en étant indépendants, autonomes.”
Il se trouve pourtant qu’aujourd’hui, dans certaines îles, les agriculteurs font le constat d’une absence de relève. “C'est un sujet qui est partout dans le monde”, observe le directeur de la CAPL. Beaucoup ont cette idée reçue de l’agriculteur qui exerce un métier “très difficile, très pénible”, constate-t-il. Mais il estime aussi que le monde change. Et que trouver du travail sera de plus en plus difficile : “L'Intelligence artificielle arrive et va prendre du travail sur certains métiers qu'on considérait un peu comme le top du top. Mais aujourd'hui, l'IA, elle n'est pas capable de planter des taro. Donc, si demain, on veut développer un métier d'avenir, je suis désolé, le secteur primaire, c'est peut-être une des filières les plus importantes.”
Surtout qu’aujourd’hui, rappelle-t-il, travailler dans le secteur primaire est beaucoup plus facile qu’il y a quelques années. “Il y en a qui sont chefs d'entreprise (…) et qui gagnent très bien leur vie, mieux que dans l'administration même. Et surtout, ils gagnent leur vie en étant indépendants, autonomes.”
L’agrotourisme pour “diversifier”
L’agrotourisme est selon Marc Fabresse un des métiers qui pourraient être mis en place dans un avenir proche. Ce thème fera d’ailleurs l’objet d’un débat, mercredi 24 septembre à la foire agricole, dans le cadre du potentiel de diversification du secteur.
La CAPL accompagne aujourd’hui “individuellement” quelques agriculteurs dans cette démarche, lorsqu’ils en font la demande. “C'est quelque chose que les gens vont de plus en plus vouloir, avec le tourisme vert qui se développe. Et quand tu as une authenticité dans l'offre touristique, tu as une authenticité culinaire, évidemment”, avec le potentiel économique que cela offre.
Marc Fabresse évoque aussi les promesses du tourisme “écoenvironnemental” avec une offre dans laquelle les visiteurs récolteraient eux-mêmes leur miel et leurs fruits et légumes.
L’agrotourisme est en plein expansion assure-t-il : “Je pense que tous les indicateurs sont au vert et il va falloir qu'on aide nos agriculteurs à faire cette proposition d'offre qui peut être très intéressante économiquement mais aussi donner beaucoup plus de sens à leur exploitation.” Le fermier et l’agriculteur sont acteurs de l’agrotourisme : “Ils font venir leurs groupes de touristes et leur proposent une offre à l'intérieur de leur faaapu ou de leur ferme”, illustre le directeur de la CAPL. Les exploitants doivent avoir les structures adaptées pour pouvoir accueillir les touristes. “Et là ça devient intéressant, avec une forte capacité rémunératrice”, dit-il. L’agrotourisme se présente aussi, selon Marc Fabresse, comme une solution pour réduire “les vols ou les perturbations parce que ça reste des activités professionnelles et que toutes les exploitations ne sont pas adaptées pour permettre à des visiteurs de circuler dedans”.
La CAPL accompagne aujourd’hui “individuellement” quelques agriculteurs dans cette démarche, lorsqu’ils en font la demande. “C'est quelque chose que les gens vont de plus en plus vouloir, avec le tourisme vert qui se développe. Et quand tu as une authenticité dans l'offre touristique, tu as une authenticité culinaire, évidemment”, avec le potentiel économique que cela offre.
Marc Fabresse évoque aussi les promesses du tourisme “écoenvironnemental” avec une offre dans laquelle les visiteurs récolteraient eux-mêmes leur miel et leurs fruits et légumes.
L’agrotourisme est en plein expansion assure-t-il : “Je pense que tous les indicateurs sont au vert et il va falloir qu'on aide nos agriculteurs à faire cette proposition d'offre qui peut être très intéressante économiquement mais aussi donner beaucoup plus de sens à leur exploitation.” Le fermier et l’agriculteur sont acteurs de l’agrotourisme : “Ils font venir leurs groupes de touristes et leur proposent une offre à l'intérieur de leur faaapu ou de leur ferme”, illustre le directeur de la CAPL. Les exploitants doivent avoir les structures adaptées pour pouvoir accueillir les touristes. “Et là ça devient intéressant, avec une forte capacité rémunératrice”, dit-il. L’agrotourisme se présente aussi, selon Marc Fabresse, comme une solution pour réduire “les vols ou les perturbations parce que ça reste des activités professionnelles et que toutes les exploitations ne sont pas adaptées pour permettre à des visiteurs de circuler dedans”.
L’anecdote des frites de la foire agricole
“L'anecdote de l'année dernière, c'est qu'on a reçu un message sur notre page Facebook venant d'un consommateur qui disait qu'il avait mangé des frites de pommes de terre [qui étaient présentées comme des frites de manioc]”, se souvient Marc Fabresse. “On est allé tout de suite sur le stand et on a commandé une portion de frites pour goûter. Et effectivement, j’ai eu l’impression qu’il s’agissait de frites de pommes de terre. Je suis allé dans la cuisine, et c'étaient bien des frites de manioc. En fait, l’exploitant les a cuisinées devant moi, puis m'a fait goûter (…). Et ses frites de manioc ressemblaient complètement à des frites de pommes de terre. Sa façon de préparer le manioc était bluffante. Et j'ai pu confirmer que c’était bien du manioc. Ça m'a fait extrêmement plaisir, parce que je me suis rendu compte que, grâce au talent de nos transformateurs, de nos restaurateurs, on peut très bien arriver à faire des produits à un tel niveau de qualité que les gens n'y croient pas. Et donc, c'est peut-être un objectif ultime, c'est de dire qu'avec le local, on peut très bien vous satisfaire en tant que consommateur, aussi bien qu'avec l'importé, même mieux, parce qu'en plus, c'est des produits sains, dont on a la traçabilité. Et en plus, ça fait vivre des familles grâce à la production de manioc.”