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L'émissaire de Punaauia sous haute surveillance



Une fois l'étude terminée mi-2019, il faudra encore 18 mois de travaux pour remplacer l'émissaire qui présente un état de "dégradation prématurée".
Une fois l'étude terminée mi-2019, il faudra encore 18 mois de travaux pour remplacer l'émissaire qui présente un état de "dégradation prématurée".
PUNAAUIA, le 12 juillet 2018. L'émissaire de la station d'assainissement de Punaauia souffre d'une "dégradation prématurée". Des travaux provisoires ont été effectués pour mettre fin au "risque de rupture imminente". Des contrôles réguliers sont effectués pour s'assurer qu'il n'y a pas de fuite dans cette zone prisée par les surfeurs.

Depuis plusieurs mois, l'émissaire de la station d'assainissement de Punaauia, mis en service en 2002, est sous haute surveillance. Du côté de la côté ouest, on avait pris soin de ne pas trop ébruiter cette nouvelle. C'est en lisant le rapport annuel de performance de la présidence en matière environnementale qu'on apprend qu'en 2017, du côté des investissements, "une opération a été réduite de moitié pour des raisons techniques". "Il s'agit de la subvention à la SEM Assainissement des eaux de Tahiti, initialement prévue à 200 millions de Fcfp. Seuls les trois postes de refoulement ont pu être redimensionnés pour 86.5 millions de Fcfp, par contre le poste d'injection permettent d'augmenter la capacité de rejet de l'émissaire n'a pas pu être réalisé car les études préalables ont mis en évidence une dégradation prématurée de cet ouvrage sous-marin avec un risque de rupture imminente". L'émissaire de la station d'assainissement se jette en dehors de la passe de Taapuna, zone très fréquentée par les surfeurs et près d'un hôtel.
Contactée la Direction de l'environnement se veut rassurante, "il y avait un risque de rupture éminente si rien n'était fait". "Si on ne faisait rien, comme toute chose qui vieillit prématurément, cela pouvait continuer à vieillir et casser", indique-t-on.

La Direction de l'environnement précise donc que des "réparations à court terme" ont été effectuées. "Des 'gros colliers' ont été posés autour de la canalisation sur les points les plus faibles où il pouvait y avoir une rupture ou une fuite". En plus, "la SEM a augmenté les contrôles de suivi de l'état de l'émissaire avec des plongées tous les deux à trois mois minimum. La SEM a aussi des kits de réparation d'urgence. Elle a également identifié les entreprises qui peuvent intervenir en cas d'urgence. S'il y a le moindre souci, on intervient."


60 millions pour une étude

La station d'épuration, implantée dans la plaine de Matatia répond aux besoins d'environ 10 000 habitants. Sa capacité est de 7000m3 d'eau traités par jour.
La station d'épuration, implantée dans la plaine de Matatia répond aux besoins d'environ 10 000 habitants. Sa capacité est de 7000m3 d'eau traités par jour.
Mais ces réparations sont temporaires. Le Pays a décidé de verser 60 millions de Fcfp de subvention à la SEM Assainissement de Tahiti pour faire une étude exhaustive sur cet émissaire. L'objectif est de définir un cahier des charges pour mettre en place un nouvel émissaire et bien sûr d'identifier les causes qui ont entraîné "une dégradation prématurée". Car pour le moment, on ne sait pas encore ce qui a entraîné cette "corrosion" : courant sous-estimé, mauvaise pose..? L'étude devrait permettre de le déterminer.
Les premières estimations pour les travaux de l'émissaire atteignent 500 millions de Fcfp. "On se sert de cette expérience pour ne pas refaire les mêmes erreurs", souligne un proche du dossier. Les travaux devraient commencer mi-2019 et durer 18 mois environ.

L'émissaire ne sera donc pas remplacé avant 2020. La direction de l'environnement et la SEM précisent que des contrôles réguliers sont effectués pour éviter les fuites et aussi vérifier qu'il n'y en n'a pas. Mais la mairie est déjà prête au cas où. Les arrêtés municipaux d'interdiction de baignade sont déjà prêts pour être édités si besoin.

A noter que Punaauia a été la première commune de Tahiti à proposer un réseau d'assainissement collectif qui réponde quasiment aux besoins de sa population grâce à ses 40 km de réseau d'eaux usées enterré, de l'entrée Est de la commune jusqu'à la Pointe des pêcheurs, une station d'épuration physico-chimique implantée à Matatia et ses 4 000 foyers connectés à l'assainissement collectif.


La canalisation des eaux usées du CHPF avait cassé en 2016

Un émissaire en mauvais état… cela rappelle le cas de la canalisation des eaux usées du CHPF qui s'était cassée en janvier 2016. A 150 mètres seulement de la plage et à 10 mètres de profondeur, la canalisation s'est brisée. Les effluents de la station d'épuration de l'hôpital se sont ainsi retrouvés dans le lagon, à 150 mètres à peine de la plage fréquentée régulièrement par les riverains et par tous ceux qui pratiquaient des activités nautiques au départ du cercle nautique de Pirae situé à Aorai Tini Hau.
La mairie de Pirae avait pris un arrêté municipal interdisant la baignade et toutes les activités nautiques "temporairement" dans toute la baie du Taaone (de l'embouchure de la Fautaua jusqu'à la pointe Iriti). Une décision prise en concertation avec le Centre d'hygiène et de salubrité publique (CHSP)

Rédigé par Mélanie Thomas le Jeudi 12 Juillet 2018 à 05:00 | Lu 2318 fois






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