Tahiti, le 24 mars 2026 – Le Syndicat pour la promotion des communes devra élire un nouveau président d’ici fin mai. Une échéance déjà inscrite au calendrier, mais qui intervient dans un contexte inédit après l’inéligibilité de Cyril Tetuanui, contraint de quitter immédiatement ses fonctions. En attendant, l’intérim est assuré par son premier vice-président et maire de Punaauia, Simplicio Lissant.
La page Cyril Tetuanui se tourne brutalement au Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPC). Si une nouvelle élection du président et du bureau était d’ores et déjà prévue d’ici la fin du mois de mai, le calendrier a été percuté par une décision judiciaire lourde de conséquences.
La Cour de cassation a en effet rejeté le pourvoi de Cyril Tetuanui, rendant définitive sa condamnation à six mois de prison avec sursis, 400 000 francs d’amende et surtout deux ans d’inéligibilité. Une décision devenue immédiatement applicable après sa notification par le haut-commissaire, entraînant la perte automatique de l’ensemble de ses mandats, dont celui de président du SPC.
Une chute immédiate, intervenue en pleine période électorale municipale, qui a pris de court l’institution. “Dès lors que la décision a été notifiée, tous ses mandats sont tombés automatiquement”, confirme-t-on du côté du syndicat.
Pour autant, en interne, on insiste sur un point : ce renouvellement n’est pas une conséquence directe de cette inéligibilité. Il était déjà inscrit au planning du SPC. L’élection organisée en 2025 avait en effet un caractère transitoire, liée à l’évolution des statuts du syndicat afin d’y intégrer les communautés de communes. Une réforme structurelle qui impose aujourd’hui une recomposition complète de sa gouvernance.
Dans cette période de transition, c’est le premier vice-président, Simplicio Lissant, également maire de Punaauia, qui assure la suppléance. Une mission strictement limitée à la gestion des affaires courantes, en attendant la mise en place du nouveau bureau, l'’objectif étant de garantir la continuité sans engager de décisions structurantes avant la prochaine mandature.
Un nouvel équilibre à trouver
Car avant de procéder à l’élection du président du SPC, les conseils municipaux nouvellement élus, ainsi que les communautés de communes, doivent désigner leurs représentants. Un processus qui nécessite plusieurs semaines, expliquant le délai fixé à la fin mai.
L’absence de Cyril Tetuanui, figure politique bien installée et influente, redistribue les cartes au sein du SPC et pourrait faire émerger de nouveaux équilibres, notamment entre archipels. L’an dernier déjà, un vent des Tuamotu avait soufflé sur l’élection avec la candidature surprise du tāvana Tapura de Rangiroa, Tahuhu Maraeura, qui avait recueilli 27 voix grâce à un front commun des 17 communes de l’archipel.
Créé en 1980, cet établissement public regroupe aujourd’hui 46 des 48 communes de Polynésie française. Seules Arue et Faa’a n’ont jamais souhaité y adhérer, restant en marge de cette structure intercommunale pourtant centrale dans l’accompagnement des collectivités.
Reste désormais à savoir qui se positionnera pour prendre la tête du syndicat, et si cette recomposition pourrait, à terme, élargir son périmètre. Car s’il y a peu de chances de voir Oscar Temaru franchir le pas pour Faa’a, la tāvana de Arue, Teura Iriti, n’a jamais caché son intention de réfléchir à un éventuel rattachement de sa commune au SPC.
La page Cyril Tetuanui se tourne brutalement au Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPC). Si une nouvelle élection du président et du bureau était d’ores et déjà prévue d’ici la fin du mois de mai, le calendrier a été percuté par une décision judiciaire lourde de conséquences.
La Cour de cassation a en effet rejeté le pourvoi de Cyril Tetuanui, rendant définitive sa condamnation à six mois de prison avec sursis, 400 000 francs d’amende et surtout deux ans d’inéligibilité. Une décision devenue immédiatement applicable après sa notification par le haut-commissaire, entraînant la perte automatique de l’ensemble de ses mandats, dont celui de président du SPC.
Une chute immédiate, intervenue en pleine période électorale municipale, qui a pris de court l’institution. “Dès lors que la décision a été notifiée, tous ses mandats sont tombés automatiquement”, confirme-t-on du côté du syndicat.
Pour autant, en interne, on insiste sur un point : ce renouvellement n’est pas une conséquence directe de cette inéligibilité. Il était déjà inscrit au planning du SPC. L’élection organisée en 2025 avait en effet un caractère transitoire, liée à l’évolution des statuts du syndicat afin d’y intégrer les communautés de communes. Une réforme structurelle qui impose aujourd’hui une recomposition complète de sa gouvernance.
Dans cette période de transition, c’est le premier vice-président, Simplicio Lissant, également maire de Punaauia, qui assure la suppléance. Une mission strictement limitée à la gestion des affaires courantes, en attendant la mise en place du nouveau bureau, l'’objectif étant de garantir la continuité sans engager de décisions structurantes avant la prochaine mandature.
Un nouvel équilibre à trouver
Car avant de procéder à l’élection du président du SPC, les conseils municipaux nouvellement élus, ainsi que les communautés de communes, doivent désigner leurs représentants. Un processus qui nécessite plusieurs semaines, expliquant le délai fixé à la fin mai.
L’absence de Cyril Tetuanui, figure politique bien installée et influente, redistribue les cartes au sein du SPC et pourrait faire émerger de nouveaux équilibres, notamment entre archipels. L’an dernier déjà, un vent des Tuamotu avait soufflé sur l’élection avec la candidature surprise du tāvana Tapura de Rangiroa, Tahuhu Maraeura, qui avait recueilli 27 voix grâce à un front commun des 17 communes de l’archipel.
Créé en 1980, cet établissement public regroupe aujourd’hui 46 des 48 communes de Polynésie française. Seules Arue et Faa’a n’ont jamais souhaité y adhérer, restant en marge de cette structure intercommunale pourtant centrale dans l’accompagnement des collectivités.
Reste désormais à savoir qui se positionnera pour prendre la tête du syndicat, et si cette recomposition pourrait, à terme, élargir son périmètre. Car s’il y a peu de chances de voir Oscar Temaru franchir le pas pour Faa’a, la tāvana de Arue, Teura Iriti, n’a jamais caché son intention de réfléchir à un éventuel rattachement de sa commune au SPC.