Crédit John MACDOUGALL / AFP
Berlin, Allemagne | AFP | jeudi 22/01/2026 - L'Allemagne a annoncé jeudi à la Russie l'expulsion d'un de ses diplomates en poste à Berlin qu'elle accuse d'espionnage, au lendemain de l'arrestation d'une agente présumée qui aurait été informée par d'ex-responsables de l'armée allemande.
En déplacement à Addis-Abeba, en Ethiopie, le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a indiqué avoir convoqué l'ambassadeur de Russie pour lui signifier cette expulsion.
Le diplomate russe en question "a été déclaré persona non grata" en Allemagne avec "effet immédiat", a déclaré M. Wadephul.
Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, Berlin a enjoint à Moscou de faire en sorte que cet homme, membre du renseignement militaire russe (GRU) mais qui travaillait officiellement en tant qu'attaché militaire à l'ambassade, quitte l'Allemagne sous trois jours.
"Les activités de renseignement dans notre pays sont totalement inacceptables, en particulier sous le couvert de la diplomatie", a aussi dit le ministre conservateur.
Contactée par l'AFP, l'ambassade russe n'a pas réagi dans l'immédiat.
- Forum germano-russe -
Cet attaché militaire aurait été l'officier traitant d'Ilona W., une ressortissante germano-ukrainienne arrêtée mercredi à Berlin.
Elle a été placée jeudi en détention provisoire, a annoncé le parquet fédéral allemand.
Figure d'une association de promotion de la coopération internationale, notamment vis-à-vis de la Russie ou l'Ukraine, Ilona W. était connue dans des milieux politiques et des affaires, selon une source l'ayant connue dans ce cadre et que l'AFP a pu interroger.
Cette source juge cependant l'influence de la suspecte comme assez réduite, même si elle était introduite dans les milieux issus du Petersburger Dialog, un forum de discussions germano-russe fondé en 2001.
Cet espace de dialogue a perdu en importance avant de disparaître sur fond de répression de la société civile en Russie, de pandémie de Covid puis d'invasion russe de l'Ukraine.
Le parquet fédéral allemand accuse Ilona W. d'avoir renseigné l'ambassade russe sur l'aide militaire à l'Ukraine et l'industrie de défense allemande.
Cette femme aurait obtenu des informations auprès d'anciens responsables de l'armée allemande, un ex-officier d'état-major récemment parti à la retraite et un ancien haut fonctionnaire ayant quitté l'armée il y a 15 ans, a expliqué mercredi le ministère de la Défense.
Les deux hommes, restés en liberté, font encore l'objet d'une enquête pour établir s'ils renseignaient "sciemment" la Russie.
Par ailleurs, Ilona W. aidait, selon le parquet, son officier traitant russe à "se rendre sous une fausse identité à des événements politiques à Berlin afin d'y établir des contacts utiles pour les services secrets".
- Contexte de réarmement -
Contactée mercredi par l'AFP, la représentation diplomatique russe à Berlin a déclaré qu'elle ne commenterait pas ces allégations.
Ce dossier s'ajoute à la longue liste des opérations de renseignement, de désinformation et de sabotage que les autorités allemandes attribuent à Moscou, dans le cadre de sa "guerre hybride" présumée contre les Etats européens aidant l'Ukraine à résister depuis bientôt quatre ans à l'armée russe.
Un Russe et un Allemand soupçonnés d'avoir organisé notamment le transfert de fonds et de marchandises vers les zones séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont aussi été arrêtés mercredi et placés en détention provisoire jeudi, a annoncé le parquet fédéral.
Le gouvernement de Friedrich Merz, arrivé aux commandes au printemps 2025, a fait de la reconstruction de l'armée allemande et de ses infrastructures une priorité, notamment pour faire face à la menace russe.
L'expulsion annoncée jeudi montre "que nous surveillons de très près ce que fait la Russie et que nous agissons en conséquence", a souligné Johann Wadephul.
Le Kremlin dément systématiquement menacer la sécurité des Européens et considère au contraire que ce sont eux qui veulent détruire la Russie.
En déplacement à Addis-Abeba, en Ethiopie, le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a indiqué avoir convoqué l'ambassadeur de Russie pour lui signifier cette expulsion.
Le diplomate russe en question "a été déclaré persona non grata" en Allemagne avec "effet immédiat", a déclaré M. Wadephul.
Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, Berlin a enjoint à Moscou de faire en sorte que cet homme, membre du renseignement militaire russe (GRU) mais qui travaillait officiellement en tant qu'attaché militaire à l'ambassade, quitte l'Allemagne sous trois jours.
"Les activités de renseignement dans notre pays sont totalement inacceptables, en particulier sous le couvert de la diplomatie", a aussi dit le ministre conservateur.
Contactée par l'AFP, l'ambassade russe n'a pas réagi dans l'immédiat.
- Forum germano-russe -
Cet attaché militaire aurait été l'officier traitant d'Ilona W., une ressortissante germano-ukrainienne arrêtée mercredi à Berlin.
Elle a été placée jeudi en détention provisoire, a annoncé le parquet fédéral allemand.
Figure d'une association de promotion de la coopération internationale, notamment vis-à-vis de la Russie ou l'Ukraine, Ilona W. était connue dans des milieux politiques et des affaires, selon une source l'ayant connue dans ce cadre et que l'AFP a pu interroger.
Cette source juge cependant l'influence de la suspecte comme assez réduite, même si elle était introduite dans les milieux issus du Petersburger Dialog, un forum de discussions germano-russe fondé en 2001.
Cet espace de dialogue a perdu en importance avant de disparaître sur fond de répression de la société civile en Russie, de pandémie de Covid puis d'invasion russe de l'Ukraine.
Le parquet fédéral allemand accuse Ilona W. d'avoir renseigné l'ambassade russe sur l'aide militaire à l'Ukraine et l'industrie de défense allemande.
Cette femme aurait obtenu des informations auprès d'anciens responsables de l'armée allemande, un ex-officier d'état-major récemment parti à la retraite et un ancien haut fonctionnaire ayant quitté l'armée il y a 15 ans, a expliqué mercredi le ministère de la Défense.
Les deux hommes, restés en liberté, font encore l'objet d'une enquête pour établir s'ils renseignaient "sciemment" la Russie.
Par ailleurs, Ilona W. aidait, selon le parquet, son officier traitant russe à "se rendre sous une fausse identité à des événements politiques à Berlin afin d'y établir des contacts utiles pour les services secrets".
- Contexte de réarmement -
Contactée mercredi par l'AFP, la représentation diplomatique russe à Berlin a déclaré qu'elle ne commenterait pas ces allégations.
Ce dossier s'ajoute à la longue liste des opérations de renseignement, de désinformation et de sabotage que les autorités allemandes attribuent à Moscou, dans le cadre de sa "guerre hybride" présumée contre les Etats européens aidant l'Ukraine à résister depuis bientôt quatre ans à l'armée russe.
Un Russe et un Allemand soupçonnés d'avoir organisé notamment le transfert de fonds et de marchandises vers les zones séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont aussi été arrêtés mercredi et placés en détention provisoire jeudi, a annoncé le parquet fédéral.
Le gouvernement de Friedrich Merz, arrivé aux commandes au printemps 2025, a fait de la reconstruction de l'armée allemande et de ses infrastructures une priorité, notamment pour faire face à la menace russe.
L'expulsion annoncée jeudi montre "que nous surveillons de très près ce que fait la Russie et que nous agissons en conséquence", a souligné Johann Wadephul.
Le Kremlin dément systématiquement menacer la sécurité des Européens et considère au contraire que ce sont eux qui veulent détruire la Russie.