Tahiti, le 10 février 2026 – Le procès d'un homme de 31 ans poursuivi pour le viol d'une touriste américaine en novembre 2022 s'est ouvert lundi devant la cour d'assises d'appel de Papeete. L'accusé, qui avait été condamné à huit ans de prison en première instance, encourt 15 ans de réclusion criminelle.
Alors que la première session de la cour d'assises de l'année s'est ouverte la semaine dernière, le procès d'un homme de 31 ans jugé pour avoir violé une touriste américaine a débuté lundi devant la cour d'assises d'appel de Papeete. Des faits pour lesquels il avait écopé, en février 2024, de huit ans de prison ferme.
Les faits reprochés à l'accusé s'étaient déroulés le 16 décembre 2022 à Taravao. Ce-jour-là, la touriste s'était présentée à la gendarmerie pour porter plainte pour des viols. Cette jeune fille au pair qui travaillait sur un bateau avait expliqué aux enquêteurs qu'elle avait décidé d'aller faire une randonnée. Alors qu'elle cherchait son chemin, un homme en scooter avait proposé de la déposer.
Non-lieu requis
L'accusé l'avait alors emmenée dans une maison abandonnée située dans un endroit reculé. Selon la victime, il l'aurait violée à plusieurs reprises après lui avoir enlevé ses vêtements. L'homme l'aurait ensuite ramenée en scooter là où il l'avait prise en stop. Il avait finalement été interpellé puisque la jeune femme avait eu la présence d'esprit de prendre une photo de la plaque d'immatriculation de son deux-roues. Placé en garde à vue, le trentenaire avait assuré que la jeune femme était consentante et qu'il ne l'avait en aucun cas forcée.
Tel que l'a rappelé la présidente de la cour en ce premier jour d'audience, le ministère public avait tout d'abord conclu à un non-lieu dans cette affaire en se basant notamment sur le fait que la femme n'avait pas cherché à prendre la fuite. Le juge d'instruction en charge de l'information judiciaire avait quant à lui estimé que les charges contre l'accusé étaient “suffisantes”. Un avis partagé par les jurés de la cour d'assises qui avaient donc condamné l'accusé lors du procès de première instance.
Consentement
Comme il l'avait déjà fait lors de son premier procès, le mis en cause a de nouveau nié avoir violé la plaignante au premier jour de son procès en appel lundi. “Je ne reconnais pas les faits”, a-t-il expliqué en indiquant qu'à ses yeux, il n'y avait eu aucun malentendu sur le consentement de la jeune femme.
Interrogée sur la personnalité de l'accusé, sa compagne a dépeint le portrait d'un homme “très gentil”, “très calme”, un “bon père” avec lequel elle forme un couple en “symbiose”. Entendue à son tour, l'ex-compagne du trentenaire et mère de leur fils a décrit un homme complètement différent qui l'obligeait parfois à avoir des rapports sexuels même si elle ne voulait pas.
C'est ensuite la plaignante qui s'est avancée à la barre en présence d'un traducteur. La jeune femme a expliqué que le jour des faits, elle venait d'arriver en Polynésie après avoir fait un grand voyage. Son employeur lui avait expliqué qu'elle ne risquait rien à faire du stop en Polynésie. Elle avait donc pris son après-midi pour aller faire une randonnée. L'accusé, qui avait proposé de la véhiculer, avait finalement “dévié” pour emmener la jeune femme dans la maison où elle l'accuse de l'avoir violée. Alors qu'elle n'avait pas pris la fuite, la plaignante a expliqué à la cour qu'elle savait que son agresseur était plus fort qu'elle et qu'elle n'avait pas su comment sortir de cette situation.
Le procès doit s'achever mardi avec les réquisitions du ministère public la plaidoirie de la défense
Alors que la première session de la cour d'assises de l'année s'est ouverte la semaine dernière, le procès d'un homme de 31 ans jugé pour avoir violé une touriste américaine a débuté lundi devant la cour d'assises d'appel de Papeete. Des faits pour lesquels il avait écopé, en février 2024, de huit ans de prison ferme.
Les faits reprochés à l'accusé s'étaient déroulés le 16 décembre 2022 à Taravao. Ce-jour-là, la touriste s'était présentée à la gendarmerie pour porter plainte pour des viols. Cette jeune fille au pair qui travaillait sur un bateau avait expliqué aux enquêteurs qu'elle avait décidé d'aller faire une randonnée. Alors qu'elle cherchait son chemin, un homme en scooter avait proposé de la déposer.
Non-lieu requis
L'accusé l'avait alors emmenée dans une maison abandonnée située dans un endroit reculé. Selon la victime, il l'aurait violée à plusieurs reprises après lui avoir enlevé ses vêtements. L'homme l'aurait ensuite ramenée en scooter là où il l'avait prise en stop. Il avait finalement été interpellé puisque la jeune femme avait eu la présence d'esprit de prendre une photo de la plaque d'immatriculation de son deux-roues. Placé en garde à vue, le trentenaire avait assuré que la jeune femme était consentante et qu'il ne l'avait en aucun cas forcée.
Tel que l'a rappelé la présidente de la cour en ce premier jour d'audience, le ministère public avait tout d'abord conclu à un non-lieu dans cette affaire en se basant notamment sur le fait que la femme n'avait pas cherché à prendre la fuite. Le juge d'instruction en charge de l'information judiciaire avait quant à lui estimé que les charges contre l'accusé étaient “suffisantes”. Un avis partagé par les jurés de la cour d'assises qui avaient donc condamné l'accusé lors du procès de première instance.
Consentement
Comme il l'avait déjà fait lors de son premier procès, le mis en cause a de nouveau nié avoir violé la plaignante au premier jour de son procès en appel lundi. “Je ne reconnais pas les faits”, a-t-il expliqué en indiquant qu'à ses yeux, il n'y avait eu aucun malentendu sur le consentement de la jeune femme.
Interrogée sur la personnalité de l'accusé, sa compagne a dépeint le portrait d'un homme “très gentil”, “très calme”, un “bon père” avec lequel elle forme un couple en “symbiose”. Entendue à son tour, l'ex-compagne du trentenaire et mère de leur fils a décrit un homme complètement différent qui l'obligeait parfois à avoir des rapports sexuels même si elle ne voulait pas.
C'est ensuite la plaignante qui s'est avancée à la barre en présence d'un traducteur. La jeune femme a expliqué que le jour des faits, elle venait d'arriver en Polynésie après avoir fait un grand voyage. Son employeur lui avait expliqué qu'elle ne risquait rien à faire du stop en Polynésie. Elle avait donc pris son après-midi pour aller faire une randonnée. L'accusé, qui avait proposé de la véhiculer, avait finalement “dévié” pour emmener la jeune femme dans la maison où elle l'accuse de l'avoir violée. Alors qu'elle n'avait pas pris la fuite, la plaignante a expliqué à la cour qu'elle savait que son agresseur était plus fort qu'elle et qu'elle n'avait pas su comment sortir de cette situation.
Le procès doit s'achever mardi avec les réquisitions du ministère public la plaidoirie de la défense