Jugé pour l'agression d'une fillette de neuf ans


Tahiti, le 16 mars 2026 - Un homme de 34 ans a été jugé lundi en comparution immédiate pour avoir agressé une fillette de 9 ans à Ahe, le 11 septembre 2024, après d'être introduit dans la chambre où elle dormait. Déjà condamné pour des faits similaires, il a cette fois écopé de deux ans de prison ferme assortis du maintien en détention.
Pas moins d'un an et demi après les faits, un récidiviste de 34 ans a été jugé lundi par le tribunal correctionnel pour “agression sexuelle sur un mineur de 15 ans par un majeur avec différence d'âge d'au moins cinq ans” et pour violation de domicile.

Dans la nuit du 10 au 11 septembre 2024 à Ahe, le prévenu s'était introduit dans la chambre de sa cousine éloignée, une enfant de 9 ans qui dormait. L'homme avait touché ses jambes avant de lui enlever sa culotte et de la caresser. Réveillée par ses abus, la petite victime avait couru dans la chambre de son grand-père chez lequel elle passait ses vacances. Le prévenu, rapidement interrogé en raison de ses antécédents judiciaires, avait reconnu les faits. Mais la procédure avait tardé et, en juin 2025, l'homme avait été jugé pour une nouvelle agression sexuelle sur mineur. Ce n'est qu'en février dernier qu'il avait été interpellé pour l'agression de la fillette.

Expérience “traumatique”

À la barre du tribunal correctionnel lundi, le prévenu s'est montré peu prolixe en reconnaissant de nouveau les faits d'une voix à peine audible. Le président du tribunal a alors évoqué l'expertise psychiatrique selon laquelle le trentenaire avait vécu une expérience traumatique durant son enfance lorsque sa mère l'avait frappé après avoir découvert qu'il se masturbait. L'avocat des parents de la victime, Me Christophe Rousseau-Wiart, a ensuite pris la parole pour évoquer le “traumatisme important” subi par la fillette alors “qu'elle dormait dans l'insouciance que peut avoir une enfant de 9 ans”.

Après que le procureur de la République a requis deux ans de prison assortis du maintien en détention à l'encontre du prévenu, l'avocat de ce dernier, Me Sylvain Fromaigeat, est revenu sur son vécu : “Il a eu un traumatisme infantile dans le cadre d'une éducation d'obédience mormone et a été déstructuré par cette dernière. Il a des carences éducatives, a été très choqué et cela a entravé son développement.”

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le récidiviste à deux ans de prison ferme tel que requis par le parquet. 

 

Rédigé par Garance Colbert le Lundi 16 Mars 2026 à 14:25 | Lu 760 fois