Jugé pour de multiples viols incestueux


Tahiti, le 5 février 2026 – Le procès d'un homme de 70 ans, poursuivi pour avoir violé sa fille, sa petite-fille ainsi qu'une autre mineure, s'est ouvert mercredi devant la cour d'assises d'appel. L'individu, qui avait écopé de 18 ans de réclusion criminelle en première instance, a continué de nier les faits en expliquant qu'il était victime de “dénonciations calomnieuses”.
 
La première session d'assises de l'année 2026 a débuté mercredi avec le procès en appel d'un ancien entrepreneur du BTP poursuivi pour de multiples viols commis sur trois mineures. L'homme aujourd’hui âgé de 70 ans, qui avait été condamné en avril 2025 à 18 ans de réclusion criminelle, a décidé de faire appel de cette condamnation car il estime, tel qu'il l'a expliqué à la barre, qu'il a été victime de mensonges.
 
L'affaire avait été mise au jour en mars 2022 lorsqu'une jeune femme était venue déposer plainte à la gendarmerie en expliquant que l'accusé lui avait fait subir des agressions sexuelles alors qu'elle n'avait que sept ans. Trois mois plus tard, c'est la fille biologique du septuagénaire qui avait, elle aussi, dénoncé des viols. Il était également ressorti de l'enquête que la petite-fille du mis de l’accusé avait également été victime d'abus.
 
“Mensonges et affabulations”
 
Devant la cour d'assises d'appel mercredi matin, l'ancien entrepreneur a nié les faits comme il l'avait fait lors de son procès aux assises. Décrit par les experts comme étant un homme “pervers” et “pédophile”, l'individu a fermement balayé les accusations portées à son encontre en affirmant qu'il était victime de “dénonciations calomnieuses”, de “mensonges” et d'“affabulations”.
 
La première victime ayant dénoncé les agressions, qui avait sept ans à l'époque des faits, a ensuite indiqué à la barre que l'accusé l'avait agressée tout en lui demandant de ne “pas faire de bruit” et en lui expliquant cela “n'allait pas faire mal”. Éprouvée par le fait de devoir témoigner devant une cour d'assises, la jeune femme a évoqué son adolescence perturbée, une période marquée par la prostitution et la consommation de drogues. Également interrogée, la petite-fille de l'accusé a, elle aussi, relaté des viols en expliquant qu'elle avait tout tenté pour ne pas se retrouver seule avec son grand-père qui venait la surprendre dans sa chambre lorsqu'elle était seule.
 
Au terme de ce procès qui doit s'achever vendredi, l'accusé encourt 20 ans de réclusion criminelle.
 

Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 5 Février 2026 à 05:39 | Lu 839 fois