Le prévenu a écopé d’an de prison ferme pour avoir blessé son beau-frère à la gorge avec un sabre d’abattis l’an dernier.
Tahiti, le 24 février 2026 - Le tribunal correctionnel de Papeete a condamné, ce mardi, un homme reconnu coupable de violences aggravées sur son beau-frère après qu’il lui a tranché la gorge avec un sabre. “J’étais possédé par l’esprit du père d’Alexandre (prénom d’emprunt, NDLR)".
C’est son père qui voulait trancher la gorge de son fils. J’ai mis le coupe-coupe au niveau de sa gorge et j’ai regardé sur ma droite : il y avait l’esprit du papa d’Alexandre.” À Papeete, ce mardi, le tribunal correctionnel a condamné un homme de 73 ans pour violences aggravées, malgré les explications du prévenu qui a nié les faits en les attribuant à un esprit surnaturel.
Les faits remontent au 12 avril 2025. Ce jour-là, un homme originaire de Raiatea avait reçu quinze jours d’incapacité totale de travail (ITT) après une altercation avec son beau-frère qui lui avait porté un coup de sabre d’abattis au niveau du cou. “La plaie au cou mesurait 15 centimètres, nous avons vu les photographies, ce n’est pas beau à voir”, a décrit le président de l’audience, Marcel Tastevin.
Le jour des faits, les deux hommes, beaux-frères depuis quinze ans, se trouvaient en état d’ivresse. Ils avaient commencé à consommer de l’alcool dès 10 heures du matin. Selon la conjointe du prévenu, la situation a dégénéré en fin de journée. “Vers 18 heures, il était bien ivre. Alexandre a renversé la table, il l’a attrapé au cou et mon mari l’a dégagé. À ce moment-là, mon mari a donné un coup de couteau au niveau du cou. Ça a été très vite", avait-t-elle relaté aux autorités.
Devant le tribunal, le prévenu a tenté d’expliquer son geste en évoquant une intervention surnaturelle. “J’étais possédé par l’esprit de son père. C’est le père d’Alexandre qui voulait trancher la gorge de son fils”, s’est-il défendu à plusieurs reprises. Une défense que le prévenu a évoquéé pour la première fois. “Je n’ai pas aimé ce qu’il a fait, il m’a repris à la gorge. J’ai mis la lame sous la gorge. C’est le père qui a tiré mon coude, il était juste à côté de moi”, a-t-il ajouté. À la barre, le septuagénaire a mimé son geste, levant le bras et effectuant un mouvement de gauche à droite pour illustrer la scène. Il a simplement déclaré regretter les faits. S’exprimant en tahitien, il a expliqué qu’il avait conscience de son acte et voulait se repentir.
Une intervention chirurgicale du cou
Le substitut du procureur Cyril Gory a rappelé la gravité des blessures : “La balafre, ce n’est pas rien. Ça aurait pu très mal se finir au vu des images dans le dossier montrant la blessure.”
La représentante de la partie civile, Me Karina Chouini, a souligné le risque de réitération, relevant que le prévenu attribuait pour la première fois son geste à une force extérieure alors que jusqu’alors, il n’avait pas mentionné l’élément de l’esprit aux autorités. L’avocate a également rappelé que la victime avait dû subir une intervention chirurgicale au niveau du cou et présentait d’autres blessures, notamment au visage et au nez.
Lors de ses réquisitions, le substitut du procureur a insisté sur l’intention violente du prévenu. Il a notamment relevé la taille de la victime, mesurant 1,85 m qui ne fait pas peur du tout au prévenu. Il a également insisté sur la demande d’interdiction de contact par peur que la cible de l’agression le soit de nouveau. “Vous êtes coupable de faits graves”, a-t-il déclaré avant d’admettre que cet homme doit rejoindre Raiatea pour s’occuper de sa femme gravement malade. Il a tout de même requis de la prison ferme avec plusieurs obligations. Le tribunal a finalement condamné le prévenu à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme et deux ans assortis d’un sursis probatoire. La peine est accompagnée d’une obligation de soins, d’une interdiction de détenir une arme, d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime ou de paraître à son domicile, ainsi que d’une mesure d’indemnisation.
C’est son père qui voulait trancher la gorge de son fils. J’ai mis le coupe-coupe au niveau de sa gorge et j’ai regardé sur ma droite : il y avait l’esprit du papa d’Alexandre.” À Papeete, ce mardi, le tribunal correctionnel a condamné un homme de 73 ans pour violences aggravées, malgré les explications du prévenu qui a nié les faits en les attribuant à un esprit surnaturel.
Les faits remontent au 12 avril 2025. Ce jour-là, un homme originaire de Raiatea avait reçu quinze jours d’incapacité totale de travail (ITT) après une altercation avec son beau-frère qui lui avait porté un coup de sabre d’abattis au niveau du cou. “La plaie au cou mesurait 15 centimètres, nous avons vu les photographies, ce n’est pas beau à voir”, a décrit le président de l’audience, Marcel Tastevin.
Le jour des faits, les deux hommes, beaux-frères depuis quinze ans, se trouvaient en état d’ivresse. Ils avaient commencé à consommer de l’alcool dès 10 heures du matin. Selon la conjointe du prévenu, la situation a dégénéré en fin de journée. “Vers 18 heures, il était bien ivre. Alexandre a renversé la table, il l’a attrapé au cou et mon mari l’a dégagé. À ce moment-là, mon mari a donné un coup de couteau au niveau du cou. Ça a été très vite", avait-t-elle relaté aux autorités.
Devant le tribunal, le prévenu a tenté d’expliquer son geste en évoquant une intervention surnaturelle. “J’étais possédé par l’esprit de son père. C’est le père d’Alexandre qui voulait trancher la gorge de son fils”, s’est-il défendu à plusieurs reprises. Une défense que le prévenu a évoquéé pour la première fois. “Je n’ai pas aimé ce qu’il a fait, il m’a repris à la gorge. J’ai mis la lame sous la gorge. C’est le père qui a tiré mon coude, il était juste à côté de moi”, a-t-il ajouté. À la barre, le septuagénaire a mimé son geste, levant le bras et effectuant un mouvement de gauche à droite pour illustrer la scène. Il a simplement déclaré regretter les faits. S’exprimant en tahitien, il a expliqué qu’il avait conscience de son acte et voulait se repentir.
Une intervention chirurgicale du cou
Le substitut du procureur Cyril Gory a rappelé la gravité des blessures : “La balafre, ce n’est pas rien. Ça aurait pu très mal se finir au vu des images dans le dossier montrant la blessure.”
La représentante de la partie civile, Me Karina Chouini, a souligné le risque de réitération, relevant que le prévenu attribuait pour la première fois son geste à une force extérieure alors que jusqu’alors, il n’avait pas mentionné l’élément de l’esprit aux autorités. L’avocate a également rappelé que la victime avait dû subir une intervention chirurgicale au niveau du cou et présentait d’autres blessures, notamment au visage et au nez.
Lors de ses réquisitions, le substitut du procureur a insisté sur l’intention violente du prévenu. Il a notamment relevé la taille de la victime, mesurant 1,85 m qui ne fait pas peur du tout au prévenu. Il a également insisté sur la demande d’interdiction de contact par peur que la cible de l’agression le soit de nouveau. “Vous êtes coupable de faits graves”, a-t-il déclaré avant d’admettre que cet homme doit rejoindre Raiatea pour s’occuper de sa femme gravement malade. Il a tout de même requis de la prison ferme avec plusieurs obligations. Le tribunal a finalement condamné le prévenu à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme et deux ans assortis d’un sursis probatoire. La peine est accompagnée d’une obligation de soins, d’une interdiction de détenir une arme, d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime ou de paraître à son domicile, ainsi que d’une mesure d’indemnisation.