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Tahiti, le 12 août 2026 – Le Conservatoire artistique de la Polynésie - Te Fare ‘Upa Rau a ouvert ses portes au public ce mercredi. L’occasion pour les enfants et leurs parents de découvrir l’ensemble des disciplines proposées parmi lesquelles une nouveauté : l'éveil culturel polynésien.
“C'est par ici le ‘ukulele !”, lance l'une des employées du Conservatoire artistique de la Polynésie française. Ce mercredi, l’établissement a ouvert ses portes au public et les familles étaient nombreuses à déambuler dans les nombreuses pièces qui se transformeront bientôt en salles de cours. Entre guitare traditionnelle, percussions, 'ori Tahiti et une nouvelle discipline, l'éveil culturel polynésien, il y avait de quoi trouver son bonheur.
Dans les différents espaces, les enfants découvrent les disciplines avant la rentrée. Entre les professeurs chargés des initiations au 'ori Tahiti, comme Meari U, et Poerani Ebb, qui porte la nouvelle discipline d'éveil culturel polynésien, l'envie est là et la motivation aussi.
Dans les salles à l'étage, une autre initiation se prépare. Avant les cours d'art traditionnel, les élèves commencent par un travail autour de la langue tahitienne et des sonorités. Pendant une heure sur les deux heures de cours, cette étape permet de travailler la prononciation et le vocabulaire avant de passer notamment aux hīmene.
Pour cette initiation, c'est Mike Tessier, maire de Papara, bien connu des habitués du Conservatoire, qui prend les commandes. Dans la salle, une dizaine de participants se prêtent à l'exercice. Pour les nouveaux, certaines prononciations ne sont pas évidentes. “Si vous savez dire cheval en anglais, horse, vous savez prononcer le h”, dit-il avec un sourire. L'exercice est réussi pour le petit groupe.
“C'est par ici le ‘ukulele !”, lance l'une des employées du Conservatoire artistique de la Polynésie française. Ce mercredi, l’établissement a ouvert ses portes au public et les familles étaient nombreuses à déambuler dans les nombreuses pièces qui se transformeront bientôt en salles de cours. Entre guitare traditionnelle, percussions, 'ori Tahiti et une nouvelle discipline, l'éveil culturel polynésien, il y avait de quoi trouver son bonheur.
Dans les différents espaces, les enfants découvrent les disciplines avant la rentrée. Entre les professeurs chargés des initiations au 'ori Tahiti, comme Meari U, et Poerani Ebb, qui porte la nouvelle discipline d'éveil culturel polynésien, l'envie est là et la motivation aussi.
Dans les salles à l'étage, une autre initiation se prépare. Avant les cours d'art traditionnel, les élèves commencent par un travail autour de la langue tahitienne et des sonorités. Pendant une heure sur les deux heures de cours, cette étape permet de travailler la prononciation et le vocabulaire avant de passer notamment aux hīmene.
Pour cette initiation, c'est Mike Tessier, maire de Papara, bien connu des habitués du Conservatoire, qui prend les commandes. Dans la salle, une dizaine de participants se prêtent à l'exercice. Pour les nouveaux, certaines prononciations ne sont pas évidentes. “Si vous savez dire cheval en anglais, horse, vous savez prononcer le h”, dit-il avec un sourire. L'exercice est réussi pour le petit groupe.
Premiers cours lundi 24 août
Les initiations ne durent qu'une dizaine de minutes, mais suffisamment pour donner envie de poursuivre. Les enfants sont nombreux à profiter de cette journée. Certains sont encore très jeunes. La rentrée approche, mais pour l'instant, l'heure est encore au jeu et à la découverte.
L'engouement pour les arts traditionnels se confirme d'ailleurs dans les chiffres. Sur les quelque 2 000 élèves inscrits au Conservatoire, entre arts classiques, arts traditionnels et arts de la scène, près de 70 % pratiquent une discipline traditionnelle. Cette année, plus d'une trentaine de galas et de concerts sont également inscrits au programme événementiel des différents départements et ensembles.
Cette journée portes ouvertes est un premier moment de rencontre avant trois jours consacrés aux échanges entre parents et professeurs, les mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 août. Ces rendez-vous permettront notamment de valider les inscriptions, de choisir les disciplines et les horaires de cours, mais aussi de régler les frais de scolarité et de récupérer la carte d'accès aux cours.
Les cours, eux, débuteront le lundi 24 août. Une date à retenir pour les futurs élèves du Conservatoire.
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Poerani Ebb, éducatrice Montessori de formation et nouvelle professeure d'éveil culturel polynésien : “Prendre l’essentiel de notre culture polynésienne et permettre à l’enfant de la découvrir de manière sensorielle”
Quel est votre parcours ?
“Je suis éducatrice Montessori. Depuis dix ans, je cherche à combiner la méthode Montessori avec la culture polynésienne. J’essaie de prendre l’essentiel de notre culture polynésienne et de travailler avec cette proposition éducative qui permet vraiment à l’enfant de découvrir les choses de manière sensorielle : toucher, sentir, observer.”
Comment va se dérouler un cours ?
“Ce qui va se passer au Conservatoire, c’est une conception pédagogique, une innovation pédagogique même, je dirais. L’idée est de commencer les cours par une observation de ce qu’il y a autour de soi. Je vais inviter les enfants, petit à petit, à travailler l’observation. À partir du milieu de l’année, l’objectif sera que les dix à quinze premières minutes du cours soient consacrées à cette observation. Ils pourront aller s’asseoir partout où ils veulent dans le Conservatoire, sur leur tabouret, et observer ce qu’ils voient. Ils vont donc voir, par eux-mêmes, que tous les mercredis à 14 heures, les choses évoluent. S’ils sont assis devant un arbre, par exemple, ils pourront constater les changements : à un moment, toutes les feuilles sont vertes, puis elles changent, ou bien apparaissent des fleurs. Cette année, le thème du Conservatoire est “le cycle du temps”. C’est de cette manière que je vais aborder le cours : les enfants vont expérimenter eux-mêmes le temps.”
Dix minutes d’observation, c’est beaucoup pour un enfant...
“Déjà pour nous, ce n’est pas si simple, mais pour les enfants non plus. Ils vont expérimenter ce que signifient réellement dix minutes. Et surtout, ils vont voir tout au long de l’année ce qui se passe dans leur environnement. Une fois qu’ils ont terminé leur observation, on revient dans le cours. On va regarder ce qu’ils ont vu, ce qui a retenu leur attention. On va prendre comme matière première ce qu’ils auront vu, ramassé et expérimenté dehors. Ensuite, en classe, on va voir ce qu’on peut faire et ce qu’on peut découvrir à partir de cela.”
La culture polynésienne aura-t-elle toujours une place dans ces apprentissages ?
“Bien sûr. Ici, on va présenter les sciences, faire de la botanique, de la zoologie, de la cosmogonie, mais aussi travailler sur l’organisation sociale. Il y a toujours une part consacrée à la langue. Lorsqu’on découvre quelque chose, je vais toujours essayer de rattacher le vocabulaire qui correspond à ce que l’on vient de découvrir. Certains enfants ont déjà ce vocabulaire. Cela nous permet aussi de fixer les apprentissages, ce qu’ils ont appris et ce qu’ils ont compris.”
À quels enfants s’adresse cette nouvelle discipline ?
“Je vais accueillir les enfants à partir de 4-5 ans, jusqu’à 10-11 ans.”