Jean-Paul Y-Fouk veut continuer à servir Papara


Jean-Paul Y-Fouk, tête de liste Papara a ti’a, épaulé par Poema Ratia (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 26 février 2026 - Ancien mūto’i, Jean-Paul Y-Fouk n’est pas décidé à profiter de sa récente retraite. Il se lance pour la première fois comme tête de liste aux élections municipales avec Papara a ti’a. Avec son équipe, le candidat souhaite développer la commune sous l’angle de la jeunesse et de la sécurité, proposant par exemple de construire une piscine municipale, ou encore de doter Papara d’une brigade canine et une autre maritime.
 

Originaire du quartier Afarerii, Jean-Paul Y-Fouk, 63 ans, est marié, père de quatre garçons et grand-père d’une petite fille. Il a travaillé au service de la commune de Papara pendant 40 ans en tant que pompier, ambulancier et enfin policier municipal, de 2001 à 2025. Tout juste retraité, il enchaîne avec les élections municipales, auxquelles il participe pour la première fois comme tête de liste. “Je connais bien ma commune. J’ai été responsable syndical et j’aime ce que je fais, alors pourquoi pas continuer à servir la population ? J’ai soutenu plusieurs candidats par le passé, mais aujourd’hui, je me dis qu’il est temps de monter ma propre équipe”, confie-t-il.
 
Sans étiquette politique, Papara a ti’a (Papara, lève-toi) compte 33 colistiers, essentiellement “de nouvelles personnes” âgées de 22 à 72 ans, issues des secteurs de la santé, du social, du tourisme, du droit, de l’équipement ou encore de la culture, déçues par la majorité de la maire sortante, Sonia Taae. Jean-Paul Y-Fouk est secondé par Poema Ratia, sa “première adjointe” de 43 ans, mère de trois enfants et gérante d’une entreprise spécialisée dans la prise en charge des personnes âgées. “J’ai des racines politiques par mes parents et Papara a beaucoup de potentiel. On se lève pour nous, habitants de Papara, la jeunesse et notre avenir”, remarque-t-elle quant à ce premier engagement. 
 

​Jeunesse et sécurité


Pour “développer Papara”, l’équipe mise sur la jeunesse et la sécurité. “On veut apporter du travail à nos jeunes pour éviter que certains tombent dans la délinquance et la drogue. Notre politique est centrée sur les familles et la lutte contre la précarité : une famille qui a un travail et une maison, c’est une famille qui vit bien. Ça passe par un plan économique autour de l’agriculture, de l’horticulture et de l’artisanat, mais on veut aussi développer le tourisme vert à travers la culture et des chemins de randonnée. Quand les bus touristiques s’arrêtent à Taharu’u, il n’y a rien. On a travaillé sur plusieurs sites, comme Atimaono, qui peuvent être davantage valorisés pour faire de Papara un arrêt incontournable”, détaille Poema Ratia, l’objectif étant aussi de surfer sur les épreuves des Jeux du Pacifique de Tahiti 2027.
 
Quant à la sécurité, c’est un sujet auquel Jean-Paul Y-Fouk est sensible. “On veut remettre aux normes la caserne des pompiers et la brigade de la police municipale, qui sont en sous-effectif. On aimerait créer deux nouvelles brigades : une brigade canine en soutien aux agents sur le terrain, et une brigade nautique, car nous avons déjà des équipements. Il faut aussi aménager les routes et prévoir des travaux d’embellissent pour avoir une commune agréable à vivre”, précise-t-il.
 

​Salle de spectacles et piscine municipale


Outre le défi de la distribution en eau, Papara a ti’a souhaite moderniser les infrastructures communales, mais aussi en construire de nouvelles. “Notre projet serait d’avoir un amphithéâtre, une salle insonorisée qui pourrait accueillir des spectacles sans avoir besoin d’aller en ville, tout en respectant le voisinage. On aimerait construire un nouveau complexe sportif et une piscine municipale pour permettre à nos enfants d’accéder à ce service comme en zone urbaine, tout en apportant des recettes à la commune”, annonce Poema Ratia. En parallèle, l’élaboration d’un calendrier événementiel incluant des temps de formation et de sensibilisation est envisagée. La pérennisation des deux zones de pêche réglementée (rāhui) est aussi inscrite au programme.
 
L’équipe prévoit d’intensifier sa présence sur le terrain avec des réunions publiques dans les quartiers à partir du lundi 2 mars.
 

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Jeudi 26 Février 2026 à 16:48 | Lu 483 fois