AFP
Beyrouth, Liban | AFP | vendredi 06/03/2026 - Les bombardements israéliens continuent vendredi après-midi sur la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban, le Premier ministre Nawaf Salam accusant Israël de provoquer "une catastrophe humanitaire" du fait des déplacements massifs de la population.
Le bilan des frappes israéliennes sur le Liban s'élève à 217 morts et 798 blessés depuis que Beyrouth a été entraîné dans la guerre régionale lundi, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a exigé des enquêtes "rapides et approfondies" sur ces bombardements.
Dans le sud du pays, les frappes de vendredi ont notamment touché les villes de Saïda et Tyr, qui abrite des ruines romaines classées au patrimoine mondial de l'Unesco, selon l'Agence nationale d'information (Ani).
Selon l'Ani, plusieurs villages ont également été visés dans l'est du pays.
D'immenses colonnes de fumée grise s'élevaient dans le ciel de la capitale, après de nouveaux bombardements sur la banlieue sud, déjà ciblés durant la nuit, selon les images de l'AFPTV.
Plusieurs immeubles effondrés laissaient place à des tas de débris.
"L'armée israélienne frappe actuellement les infrastructures du Hezbollah dans le quartier de Dahiyeh (banlieue en arabe, NDLR) à Beyrouth", a plus tôt indiqué l'armée israélienne.
Les habitants de ce bastion du Hezbollah, où vivent d'ordinaire entre 600.000 et 800.000 personnes, ont fui en masse jeudi à la suite d'un ordre d'évacuation d'une ampleur sans précédent d'Israël.
Des centaines de familles dorment dehors, après avoir trouvé refuge sur le front de mer ou en centre-ville.
"C'est un cauchemar: nous n'avons ni à manger, ni à boire et pas d'abris", raconte à l'AFP Fatmé El Massry, 45 ans, assise en plein soleil, place des Martyrs. "Toutes les écoles sont pleines à craquer, alors nous sommes ici depuis quatre jours".
- "Sans précédent" -
Le Premier ministre Nawaf Salam a averti qu'une "catastrophe humanitaire" se profilait en raison du déplacement massif de la population.
"Les conséquences de ce déplacement sur le plan humanitaire et politique pourraient être sans précédent", a-t-il ajouté.
Plus de 95.000 personnes ont été déplacées depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, selon les derniers chiffres officiels.
"Notre pays a été entraîné dans une guerre dévastatrice (...) que nous n'avons pas choisie", a encore dit le Premier ministre. "La priorité du gouvernement libanais est de mettre fin à cette guerre".
Bezalel Smotrich, ministre israélien d'extrême droite chargé des Finances, a menacé jeudi la banlieue sud de Beyrouth de subir la même dévastation qu'Israël a infligée à Gaza depuis le début de la guerre contre le Hamas palestinien.
Pour sa part, le Hezbollah a appelé vendredi les habitants du nord d'Israël à évacuer les localités situées à moins de 5 km de la frontière libanaise, en raison du déploiement "de véhicules militaires et de véhicules blindés de transport de troupes" par l'armée israélienne.
Il a également revendiqué de nouvelles attaques contre le nord d'Israël, dont une sur une base navale à Haïfa.
Selon Israël, le Hezbollah a tiré quelque 70 roquettes vers son territoire vendredi. Huit soldats israéliens ont été blessés, dont cinq grièvement, vendredi par des tirs sur le nord d'Israël, frontalier du Liban, selon l'armée.
Le mouvement pro-iranien avait lancé lundi une attaque contre Israël, disant vouloir "venger" la mort de l'ayatollah Khamenei en Iran. Israël a riposté en lançant une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban.
Israël, dont l'armée a pénétré dans plusieurs localités du sud du Liban, a affirmé vouloir y établir une "zone tampon".
Le bilan des frappes israéliennes sur le Liban s'élève à 217 morts et 798 blessés depuis que Beyrouth a été entraîné dans la guerre régionale lundi, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a exigé des enquêtes "rapides et approfondies" sur ces bombardements.
Dans le sud du pays, les frappes de vendredi ont notamment touché les villes de Saïda et Tyr, qui abrite des ruines romaines classées au patrimoine mondial de l'Unesco, selon l'Agence nationale d'information (Ani).
Selon l'Ani, plusieurs villages ont également été visés dans l'est du pays.
D'immenses colonnes de fumée grise s'élevaient dans le ciel de la capitale, après de nouveaux bombardements sur la banlieue sud, déjà ciblés durant la nuit, selon les images de l'AFPTV.
Plusieurs immeubles effondrés laissaient place à des tas de débris.
"L'armée israélienne frappe actuellement les infrastructures du Hezbollah dans le quartier de Dahiyeh (banlieue en arabe, NDLR) à Beyrouth", a plus tôt indiqué l'armée israélienne.
Les habitants de ce bastion du Hezbollah, où vivent d'ordinaire entre 600.000 et 800.000 personnes, ont fui en masse jeudi à la suite d'un ordre d'évacuation d'une ampleur sans précédent d'Israël.
Des centaines de familles dorment dehors, après avoir trouvé refuge sur le front de mer ou en centre-ville.
"C'est un cauchemar: nous n'avons ni à manger, ni à boire et pas d'abris", raconte à l'AFP Fatmé El Massry, 45 ans, assise en plein soleil, place des Martyrs. "Toutes les écoles sont pleines à craquer, alors nous sommes ici depuis quatre jours".
- "Sans précédent" -
Le Premier ministre Nawaf Salam a averti qu'une "catastrophe humanitaire" se profilait en raison du déplacement massif de la population.
"Les conséquences de ce déplacement sur le plan humanitaire et politique pourraient être sans précédent", a-t-il ajouté.
Plus de 95.000 personnes ont été déplacées depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, selon les derniers chiffres officiels.
"Notre pays a été entraîné dans une guerre dévastatrice (...) que nous n'avons pas choisie", a encore dit le Premier ministre. "La priorité du gouvernement libanais est de mettre fin à cette guerre".
Bezalel Smotrich, ministre israélien d'extrême droite chargé des Finances, a menacé jeudi la banlieue sud de Beyrouth de subir la même dévastation qu'Israël a infligée à Gaza depuis le début de la guerre contre le Hamas palestinien.
Pour sa part, le Hezbollah a appelé vendredi les habitants du nord d'Israël à évacuer les localités situées à moins de 5 km de la frontière libanaise, en raison du déploiement "de véhicules militaires et de véhicules blindés de transport de troupes" par l'armée israélienne.
Il a également revendiqué de nouvelles attaques contre le nord d'Israël, dont une sur une base navale à Haïfa.
Selon Israël, le Hezbollah a tiré quelque 70 roquettes vers son territoire vendredi. Huit soldats israéliens ont été blessés, dont cinq grièvement, vendredi par des tirs sur le nord d'Israël, frontalier du Liban, selon l'armée.
Le mouvement pro-iranien avait lancé lundi une attaque contre Israël, disant vouloir "venger" la mort de l'ayatollah Khamenei en Iran. Israël a riposté en lançant une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban.
Israël, dont l'armée a pénétré dans plusieurs localités du sud du Liban, a affirmé vouloir y établir une "zone tampon".