Installation du conseil de famille des pupilles de l’État


Tahiti, le 1er mars 2026 - Le conseil de famille des pupilles de l’État, nouvellement créé, a été installé jeudi dernier. Il vise notamment à sécuriser les procédures et le projet de vie de l’enfant tout en plaçant l'intérêt de celui-ci au centre de toute décision. 

 

Jeudi dernier, le secrétaire général du haut-commissariat de la République en Polynésie française a installé le conseil de famille des pupilles de l’État, en présence de la vice-présidente du gouvernement de la Polynésie française, de représentants de l'assemblée de la Polynésie française, d'associations et de personnalités qualifiées. 

La création de ce conseil traduit l'adaptation en Polynésie française de dispositions réglementaires relatives à la protection des pupilles de l’État, dont le statut a pour objet de protéger un enfant mineur durablement privé de sa famille. Les pupilles de l’État sont en effet des enfants retirés à leur famille à la suite d’une décision de justice, des enfants remis à l’aide sociale à l’enfance par un ou les deux parents, des enfants sans filiation (nés sous X ou de filiation inconnue), comme les trois enfants nés sous X recensés sous ce statut actuellement en Polynésie française, et des orphelins. 

En Polynésie française, la tutelle des pupilles de l’État est exercée conjointement par le haut-commissaire de la République, ou son représentant tuteur, et par le conseil de famille composé de représentants de la présidence, de l'assemblée de la Polynésie française, d'associations et de personnalités qualifiées. 

Le conseil de famille vise à construire un projet de vie pour ces pupilles en prenant en compte leurs droits et leurs besoins fondamentaux et spécifiques. Conformément à l'esprit de la loi qui fait de l'adoption la finalité première du statut de pupille de l’État, le conseil de famille place l'intérêt de l'enfant au centre de toute décision et en fait le critère décisif pour l'élaboration du projet de vie. 

La création du conseil de famille permet également de sécuriser les procédures et le projet de vie de l’enfant. Elle renforce la transparence, la qualité et la protection des pupilles de l’État aux côtés de l’aide sociale à l’enfance, qui était seule à assumer jusqu’à présent cette mission. 


Rédigé par D'après communiqué le Dimanche 1 Mars 2026 à 20:01 | Lu 173 fois