Tahiti, le 21 juillet 2026 – Au milieu d'une crise politique qui n'en finit plus de rebattre les cartes à Tarahoi, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) est sortie de sa réserve, mardi, pour tenter de rassurer les chefs d'entreprise. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux à destination de ses adhérents, son président, Christophe Plée, appelle avant tout à une sortie rapide de la crise et revient sur le dossier sensible du Régime des non-salariés (RNS).
Depuis le rejet du deuxième collectif budgétaire, l'échec de la motion de renvoi et les divisions désormais ouvertes au sein de l'ancien bloc majoritaire, la Polynésie traverse une nouvelle période d'incertitude institutionnelle. Une situation qui nourrit les interrogations des entrepreneurs, reconnaît Christophe Plée. “Le calendrier politique n'est pas le calendrier économique”, rappelle-t-il, en espérant que cette période d'instabilité “va durer le moins longtemps possible”.
Pour autant, le président de la CPME relativise les conséquences immédiates de cette crise. “Le collectif budgétaire a été rejeté, on n'a plus de personne à la tête du Pays... J'ai envie de répondre : en même temps, il ne faisait déjà pas grand-chose”, lance-t-il. Une formule provocatrice qu'il nuance aussitôt : “Heureusement, on a une économie qui tourne.” S'il reconnaît un ralentissement dans certains secteurs, Christophe Plée souligne que le tourisme continue d'alimenter l'activité et rappelle que la Polynésie a déjà traversé de longues périodes d'instabilité politique.
“Nous, ce qu'on demande, c'est que nos entreprises continuent à fonctionner. Préserver l'économie, c'est le mot d'ordre”, insiste-t-il, invitant les responsables politiques à dépasser les clivages pour éviter que la crise institutionnelle ne finisse par peser sur l'activité économique.
Le recours sur le RNS toujours attendu
Christophe Plée est également revenu sur le dossier du Régime des non-salariés. S'il rappelle que la loi d'abrogation “s'appliquera avant octobre”, “même s'il y a la possibilité de recours au Conseil d'État”, il souligne qu'un autre contentieux, déposé par l'entrepreneur Jonathan Crawford, reste pendant devant le tribunal administratif. Il porte cette fois sur l'application de la réforme. L'instruction, prolongée jusqu'au 24 juillet, devrait, selon lui, déboucher sur une première décision “fin juillet-début août”.
En attendant, le président de la CPME invite les entreprises à respecter leurs obligations déclaratives et rappelle que les cotisations seraient remboursées si l'arrêté d'application était finalement annulé. Il appelle également les entrepreneurs confrontés à des retards de paiement de l'administration à les signaler à la confédération. Un moyen, explique-t-il, d'appuyer ses interventions auprès du gouvernement.
En attendant les décisions de justice sur le RNS et une éventuelle sortie de crise à Tarahoi, la CPME rappelle finalement une même réalité : les chefs d'entreprise, eux, n'ont pas le luxe d'attendre que le calendrier politique suive son cours. Pendant que les élus cherchent une issue, les entreprises continuent, elles, de payer leurs salariés, leurs fournisseurs… et leurs cotisations.
Depuis le rejet du deuxième collectif budgétaire, l'échec de la motion de renvoi et les divisions désormais ouvertes au sein de l'ancien bloc majoritaire, la Polynésie traverse une nouvelle période d'incertitude institutionnelle. Une situation qui nourrit les interrogations des entrepreneurs, reconnaît Christophe Plée. “Le calendrier politique n'est pas le calendrier économique”, rappelle-t-il, en espérant que cette période d'instabilité “va durer le moins longtemps possible”.
Pour autant, le président de la CPME relativise les conséquences immédiates de cette crise. “Le collectif budgétaire a été rejeté, on n'a plus de personne à la tête du Pays... J'ai envie de répondre : en même temps, il ne faisait déjà pas grand-chose”, lance-t-il. Une formule provocatrice qu'il nuance aussitôt : “Heureusement, on a une économie qui tourne.” S'il reconnaît un ralentissement dans certains secteurs, Christophe Plée souligne que le tourisme continue d'alimenter l'activité et rappelle que la Polynésie a déjà traversé de longues périodes d'instabilité politique.
“Nous, ce qu'on demande, c'est que nos entreprises continuent à fonctionner. Préserver l'économie, c'est le mot d'ordre”, insiste-t-il, invitant les responsables politiques à dépasser les clivages pour éviter que la crise institutionnelle ne finisse par peser sur l'activité économique.
Le recours sur le RNS toujours attendu
Christophe Plée est également revenu sur le dossier du Régime des non-salariés. S'il rappelle que la loi d'abrogation “s'appliquera avant octobre”, “même s'il y a la possibilité de recours au Conseil d'État”, il souligne qu'un autre contentieux, déposé par l'entrepreneur Jonathan Crawford, reste pendant devant le tribunal administratif. Il porte cette fois sur l'application de la réforme. L'instruction, prolongée jusqu'au 24 juillet, devrait, selon lui, déboucher sur une première décision “fin juillet-début août”.
En attendant, le président de la CPME invite les entreprises à respecter leurs obligations déclaratives et rappelle que les cotisations seraient remboursées si l'arrêté d'application était finalement annulé. Il appelle également les entrepreneurs confrontés à des retards de paiement de l'administration à les signaler à la confédération. Un moyen, explique-t-il, d'appuyer ses interventions auprès du gouvernement.
En attendant les décisions de justice sur le RNS et une éventuelle sortie de crise à Tarahoi, la CPME rappelle finalement une même réalité : les chefs d'entreprise, eux, n'ont pas le luxe d'attendre que le calendrier politique suive son cours. Pendant que les élus cherchent une issue, les entreprises continuent, elles, de payer leurs salariés, leurs fournisseurs… et leurs cotisations.