Tahiti, le 28 septembre 2025 - Le vent, la pluie, l’incendie d’un CET dans la nuit de vendredi à samedi ne seront pas parvenu à dissuader la population de se rendre en masse dimanche au stade de la Punaruu pour participer au Relais pour la vie, organisé par la Ligue contre le cancer.
Des sourires malgré la météo capricieuse. Dimanche, le stade de la Punaruu n’en a certainement jamais vu autant. Le Relais pour la vie, organisé par la section polynésienne de la Ligue contre le cancer en faveur des familles des enfants touchés par la maladie a réuni un très grand nombre de personnes.
2.050 marcheurs et coureurs, rien que pour les personnes officiellement inscrites, avec au moins autant de voisins, collègues, amis et familles, venus faire quelques tours pour montrer leur mobilisation contre le cancer.
Le matin, c’est la vice-président, Minarii Chantal Galenon Taupua, et le ministre de la Santé, Cédric Mercadal, qui ouvraient la marche. Toute la journée, anonymes et élus se sont succédé sur la piste pour tourner en rond, certes, mais aussi discuter, échanger, apprendre tout au long des stands mis en place en périphérie du stade.
Dimanche après-midi, la représentante Tepuarauri Teriitahi avançait non loin du maire de Punaauia, Simplicio Lisant. L’épouse du président du Pays était là elle aussi pour cette manifestation hors norme. Un événement qui a su braver les éléments et les vents contraires qui pourrait être renouvelé tant l’engouement était encourageant
Des sourires malgré la météo capricieuse. Dimanche, le stade de la Punaruu n’en a certainement jamais vu autant. Le Relais pour la vie, organisé par la section polynésienne de la Ligue contre le cancer en faveur des familles des enfants touchés par la maladie a réuni un très grand nombre de personnes.
2.050 marcheurs et coureurs, rien que pour les personnes officiellement inscrites, avec au moins autant de voisins, collègues, amis et familles, venus faire quelques tours pour montrer leur mobilisation contre le cancer.
Le matin, c’est la vice-président, Minarii Chantal Galenon Taupua, et le ministre de la Santé, Cédric Mercadal, qui ouvraient la marche. Toute la journée, anonymes et élus se sont succédé sur la piste pour tourner en rond, certes, mais aussi discuter, échanger, apprendre tout au long des stands mis en place en périphérie du stade.
Dimanche après-midi, la représentante Tepuarauri Teriitahi avançait non loin du maire de Punaauia, Simplicio Lisant. L’épouse du président du Pays était là elle aussi pour cette manifestation hors norme. Un événement qui a su braver les éléments et les vents contraires qui pourrait être renouvelé tant l’engouement était encourageant
Natacha Helme Présidente de ligue polynésienne contre le cancer
“C’est un beau succès”
Après l’incendie, la pluie… Il vous en fallait plus pour vous faire arrêter cette marche solidaire.
“Oui carrément [rires]. Et aujourd’hui, nous avons un succès auquel nous ne nous attendions pas. 84 équipes inscrites, 84 présentes. On attendait 2.050 relayeurs et on les a dépassés puisque leurs familles sont en train de les rejoindre. Le dernier tour sera consacré à tout le public et le temps de ce dimanche nous laisse un peu tranquille. Un peu de pluie, un peu de soleil, un peu de vent… On a un temps idéal pour un beau relais.”
Vous aviez fixé une estimation de 30.000 euros (3,5 millions de francs) de dons, où en êtes-vous ?
“Nous les avons dépassés ce midi. Nous sommes à un peu plus de 31.000 euros (3,7 millions de francs) à 16 heures et nous avons encore des dons qui arrivent. Certains nous disent qu’ils ont aussi prévu une enveloppe qu’ils remettront à la fin de la marche… C’est un beau succès.”
Deux couloirs différents. Certains courent, d’autres marchent ?
“Tout à fait. C’est un relais pour tout le monde. Il y a des familles, des mamans et des papas avec des poussettes. On a un couple qui a couru pendant 6 heures d’affilées. L’objectif n’est pas la course. L’objectif est de porter le message de vie. Un message de soutien envers toutes les personnes malades. Le nombre de tours est important. Mais le plus important, c’est cette cagnotte que l’on doit faire exploser pour nous permettre de faire avancer ce projet du rapprochement familial.”
Tu peux nous en dire plus sur ce projet ?
“Septembre est le mois des cancers pédiatriques. Nous avons construit notre projet autour de ça. En Polynésie, on ne peut pas traiter nos enfants. Ils sont systématiquement envoyés en métropole. Vingt-cinq enfants tous les ans partent se faire soigner. Ce sont 25 familles qui vivent une épreuve, mais 25 familles aussi qui sont séparées puisqu’un seul parent est pris en charge. La Ligue contre le cancer, avec ce projet et grâce au soutien de la population et des entreprises, va permettre de financer le voyage pour un deuxième parent. Il faut donner cette force nécessaire pour soutenir les enfants.”