“Il faut changer de président, mettre Nicolas Weinmann”


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Tahiti, le 9 mars 2026 - Les salariés de l’OPT et de ses filiales sont entrés en grève ce lundi matin. Mais pas question pour l’intersyndicale de négocier en la présence du directeur général de la société Onati, Nicolas Weinmann, et appelle Hina Delva à prendre ses responsabilités en tant que Pdg du groupe OPT, sinon “il faut changer de président, mettre Nicolas Weinmann”.
 
La grève à l’OPT et ses filiales a débuté ce lundi. Après des premières négociations jeudi dernier dans le cadre du préavis, de nouvelles ont eu lieu ce lundi. Celles-ci ont, bizarrement, eu lieu sous le tumu vi dans le jardin de l’enseigne. La P-dg de l’OPT, Hina Delva, a fait des allers-retours entre l’arbre et la salle de direction. Une des principales demandes de l’intersyndicale, composée de la CSIP, la CSTP-FO, O oe to oe Rima et le Sapot, c’est que le directeur général d’Onati, Nicolas Weinmann, ne participe ni en présentiel ni par un quelconque autre moyen, aux négociations. On est juste rentrés à l'intérieur pour annoncer ce que nous souhaitons de la direction sur les cinq préavis qui ont été déposés”, assure Cyril Le Gayic de la CSIP.  
 
L’intersyndicale, qui ne voulait pas non plus que les autres points de revendication soient bloqués, a finalement décidé de s’en aller car “pas question” pour elle de discuter avec la direction de ces différents points car elle les a eus depuis la semaine dernière et, surtout, “il y en a qui datent de l'année dernière, des préavis d'août 2025. Donc, on souhaiterait de leur part des réponses”, ajoute Cyril Le Gayic. L’intersyndicale a même préparé un tableau des diverses revendications à l’adresse de la direction. 

“Il faut changer de présidente, mettre Nicolas Weinmann à sa place”

L’intersyndicale regrette que la Pdg de l’OPT, Hina Delva, insiste sur le fait que le directeur général d’Onati, Nicolas Weinmann, soit présent lors des négociations. “Comme je l'ai déjà dit, on a des soucis avec lui sur sa façon de manager et sur sa façon de parler aux représentants, qui sont à la limite du délit d'entrave.”
 
Cyril Le Gayic pointe également du doigt le fait que Nicolas Weinmann ait “coupé la prime sans respecter les dispositions réglementaires des accords et conventions collectives. Lorsqu'un salarié a 70 % lors de son évaluation et a une prime de 5 000 francs, il y a un problème. Et lorsqu'il avance pour dire que ces coupes-là, il les a faites pour une question budgétaire et pour faire des économies... Pourquoi aller chercher dans la poche des salariés ? Pourquoi pas chez eux aussi, à leur niveau ?”
  
L’intersyndicale a rappelé à la Pdg du groupe, Hina Delva, que “c'est à elle de prendre la décision de dire d'arrêter et de rétablir les primes d'efficience dont bénéficient les salariés”.

Pour l’intersyndicale, Nicolas Weinmann est clairement “un point de blocage” dans les négociations. “Je pense que la direction n'a pas compris. C'est pour ça, à un moment donné, il faut dire tout ça à Mme la présidente. Sinon, il faut changer de présidente, mettre Nicolas Weinmann à sa place, puisque c'est lui qui décide”, ajoute Cyril Le Gayic

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Lundi 9 Mars 2026 à 23:19 | Lu 1243 fois