Tahiti, le 4 août 2026 – “Donner du sens à l’école” en travaillant avec “toute la communauté éducative” et remettre “l’ambition” au cœur de la réussite des élèves : c’est le message adressé par la ministre de l’Éducation et le vice-recteur aux chefs d’établissements scolaires, inspecteurs et cadres de l’Éducation.
“Ici je grandis, demain je bâtis” est la devise de la ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao. Elle souhaite que la communauté éducative la fasse sienne. Elle affirme avoir été inspirée par les états généraux de la charte de l'Éducation qui l’ont convaincue que “sur l'ensemble de nos territoires – parce que chaque archipel est différent – on a ce qu'il faut pour réussir”.
L’école ne peut plus être réduite à “juste avoir de bons résultats, de bons diplômes” dit-elle. Il faut apprendre aux élèves “à faire des choix, comparer, analyser des situations (…) et prendre les bonnes décisions (…) et leur dire que ce qu'ils vont faire servira à quelque pour notre Pays, mais aussi pour ailleurs”.*
“Ici je grandis, demain je bâtis” est la devise de la ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao. Elle souhaite que la communauté éducative la fasse sienne. Elle affirme avoir été inspirée par les états généraux de la charte de l'Éducation qui l’ont convaincue que “sur l'ensemble de nos territoires – parce que chaque archipel est différent – on a ce qu'il faut pour réussir”.
L’école ne peut plus être réduite à “juste avoir de bons résultats, de bons diplômes” dit-elle. Il faut apprendre aux élèves “à faire des choix, comparer, analyser des situations (…) et prendre les bonnes décisions (…) et leur dire que ce qu'ils vont faire servira à quelque pour notre Pays, mais aussi pour ailleurs”.*
“L'école n'appartient pas à un ministre, mais à un peuple”
Pour la réunion de rentrée avec les cadres de l’éducation, qui s’est tenue dans les locaux de la DGEE mardi matin, la ministre n’a pas souhaité exposer la traditionnelle lettre de rentrée : “C'est une liste de dispositifs et de mesures. Je n'ai pas voulu faire ainsi, j'ai voulu donner un cap, et à partir de là, donner l'initiative aux équipes de s'appuyer sur ce qui existe, et de faire en fonction de leurs besoins et des aspirations des élèves.” Aussi, plutôt qu’une “politique descendante” préfère-t-elle favoriser le “bottom-up pour répondre à une ambition, à une intention, qui doit servir l'intérêt général” afin d’installer “un véritable projet de société”.
Cette circulaire d’orientation est prévue pour les deux prochaines années “le temps d'éducation est différent de celui de l'administration”, rappelle la ministre. Il faut laisser aux équipes éducatives le temps de mettre en place les orientations fixées, dit-elle, “tout en permettant à l'institution d’évaluer les résultats obtenus”.
Elle sait que c’est un “défi” de faire passer “un message clair”. Et pour réussir, dit-elle, il faut s’appuyer sur tout le personnel, notamment non-enseignant : “Chacun a un rôle essentiel dans la réussite scolaire”. Quant aux enseignants, il leur est suggéré de davantage s'appuyer sur les réussites que sur les difficultés afin de faire progresser tous les élèves, quels que soient leur parcours ou leur environnement familial.*
Cette circulaire d’orientation est prévue pour les deux prochaines années “le temps d'éducation est différent de celui de l'administration”, rappelle la ministre. Il faut laisser aux équipes éducatives le temps de mettre en place les orientations fixées, dit-elle, “tout en permettant à l'institution d’évaluer les résultats obtenus”.
Elle sait que c’est un “défi” de faire passer “un message clair”. Et pour réussir, dit-elle, il faut s’appuyer sur tout le personnel, notamment non-enseignant : “Chacun a un rôle essentiel dans la réussite scolaire”. Quant aux enseignants, il leur est suggéré de davantage s'appuyer sur les réussites que sur les difficultés afin de faire progresser tous les élèves, quels que soient leur parcours ou leur environnement familial.*
“Oubliez vos égos”
Le nouveau vice-recteur, André Canvel, a d’abord félicité la ministre pour le travail qui a été effectué. “Nous avons l'essence même d'une politique éducative sous les yeux qui est en train de se déployer dans ce magnifique territoire”. Le haut-fonctionnaire s’est aussi adressé aux cadres de l’éducation sans ménagement. Il a rappelé la chance d’être au Fenua pour pouvoir “travailler à échelle humaine (…) ici nous n'avons pas le choix”.
Il regrette que le travail collectif, le travail en équipe demeure “ à l'état de concept”. Son vœu, pendant sa mission en Polynésie, “c'est de passer du concept à l'acte. Ça veut dire qu’il faut accepter dans les collaborations de perdre une partie de soi-même ; accepter de se tromper ; accepter de reconnaître que l'autre en sait peut-être un peu plus ; accepter que ce n'est pas parce qu'on a telle ou telle mission d'inspection, de direction, de gestion administrative qu'on a la capacité d'être un expert dans son domaine. Un expert dans aucun domaine, la seule expertise, c'est le collectif. Je me battrai pour l'esprit collectif et uniquement pour cela”.
“Oubliez vos égos, oubliez vos états d'âme, oubliez vos appartenances politiques, oubliez vos convictions qui ressemblent parfois un peu à un miroir aux alouettes”, a-t-il lancé à l’assistance. Et de poursuivre : le Fenua n’est pas “une carte postale. On ne vient pas en Polynésie pour se poser dans une carte postale. On vient en Polynésie pour essayer de comprendre de ce qu'il y a au verso de la carte postale. Je vous rappelle, au verso, il n'y a rien d'écrit, il faut l'écrire et c'est à nous de l'écrire”.
Le vice-recteur a annoncé que l’organisation des établissements sera évaluée et a prévenu que cette évaluation pourra “être très agréable, parce que les résultats ne sont peut-être pas nécessairement là où vous les attendiez”. André Canvel assure d’ailleurs avoir été “meurtri” par les mauvais résultats du DNB : “c'est proprement insupportable (…) de se planter comme on s'est planté.” Il a pour objectif de “reconquérir les 14 % perdus. Il va falloir arrêter de se voiler la face sur la question de l'évaluation des compétences des élèves”. Le vice-recteur en a profité pour rappeler le mot-clé de la politique éducative du Pays : “C'est l'ambition et il ne faut pas que ce soit un vœu pieux. C'est une responsabilité qui nous engage (…). Il faudra accepter la discussion et il faudra aussi accepter de revisiter un certain nombre d'éléments de votre politique”. Il a d’ores et déjà prévenu qu’il sera “extrêmement exigeant sur cette question-là”.
Il regrette que le travail collectif, le travail en équipe demeure “ à l'état de concept”. Son vœu, pendant sa mission en Polynésie, “c'est de passer du concept à l'acte. Ça veut dire qu’il faut accepter dans les collaborations de perdre une partie de soi-même ; accepter de se tromper ; accepter de reconnaître que l'autre en sait peut-être un peu plus ; accepter que ce n'est pas parce qu'on a telle ou telle mission d'inspection, de direction, de gestion administrative qu'on a la capacité d'être un expert dans son domaine. Un expert dans aucun domaine, la seule expertise, c'est le collectif. Je me battrai pour l'esprit collectif et uniquement pour cela”.
“Oubliez vos égos, oubliez vos états d'âme, oubliez vos appartenances politiques, oubliez vos convictions qui ressemblent parfois un peu à un miroir aux alouettes”, a-t-il lancé à l’assistance. Et de poursuivre : le Fenua n’est pas “une carte postale. On ne vient pas en Polynésie pour se poser dans une carte postale. On vient en Polynésie pour essayer de comprendre de ce qu'il y a au verso de la carte postale. Je vous rappelle, au verso, il n'y a rien d'écrit, il faut l'écrire et c'est à nous de l'écrire”.
Le vice-recteur a annoncé que l’organisation des établissements sera évaluée et a prévenu que cette évaluation pourra “être très agréable, parce que les résultats ne sont peut-être pas nécessairement là où vous les attendiez”. André Canvel assure d’ailleurs avoir été “meurtri” par les mauvais résultats du DNB : “c'est proprement insupportable (…) de se planter comme on s'est planté.” Il a pour objectif de “reconquérir les 14 % perdus. Il va falloir arrêter de se voiler la face sur la question de l'évaluation des compétences des élèves”. Le vice-recteur en a profité pour rappeler le mot-clé de la politique éducative du Pays : “C'est l'ambition et il ne faut pas que ce soit un vœu pieux. C'est une responsabilité qui nous engage (…). Il faudra accepter la discussion et il faudra aussi accepter de revisiter un certain nombre d'éléments de votre politique”. Il a d’ores et déjà prévenu qu’il sera “extrêmement exigeant sur cette question-là”.
Ingrid Neveling Angia principale au collège de Tipaerui "Avoir une vision commune, c'est là l'objectif pour le chef d'établissement que je suis"
“Le discours de la ministre me parle complètement car on est sur des enfants qui ne sont pas tout neufs quand ils arrivent au collège. Ils ont leur construction comme a précisé Mme la ministre, ils viennent parfois de leurs îles très éloignées. Et je peux mesurer le chemin, particulièrement pour les enfants des Australes que je connais bien par mon mari. Et donc, effectivement, bâtir son destin, bâtir son orientation et puis se dire, ‘Qu'est-ce que je vais apporter à mon pays ? Est-ce que je vais en sortir ? Est-ce que je vais y rester ?’ Ce sont des choix, il n'y a pas de mauvais choix. Mais tout ce qu'elle a dit, en ces quelques mots, signifie tout le parcours de l'enfant, de sa petite enfance jusqu'à sa vie de jeune lycéenne. Ce n'est pas facile de transmettre cela aux enseignants parce que l'éducation, la richesse de l'éducation c'est qu'on a des courants de pensée différents. Et comme a dit M. le vice-recteur, il faut qu'on arrive à mettre nos égos de côté et être ensemble, faire unité. Et à partir de là, avoir en tout cas une vision commune. C'est là l'objectif pour le chef d'établissement que je suis.”
Hiriata Marae, principale adjointe au collège de Arue "Pour pouvoir voir la réussite des élèves, le travail en équipe est très important"
“Cela fait du bien de revenir, même si ces années en métropole ont été deux belles années, mais ça fait du bien de pouvoir revenir et servir le pays. Il est vrai que pour pouvoir voir la réussite des élèves, le travail en équipe est très important. Donc, il va falloir travailler ensemble avec tous les partenaires associés. Et la devise de la ministre me rappelle mon parcours : l'école m'a beaucoup aidée à grandir et à bâtir mon avenir. Donc, je suis reconnaissante de faire partie de cette équipe qui pourrait aider nos élèves, nos enfants du Fenua, à pouvoir bâtir l'avenir de notre pays. C'est très très important que ce soit nos enfants qui puissent être l'avenir de notre Fenua.”