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Grand Débat : Les détenus prennent la parole



Pendant deux heures, les détenus ont soumis leurs contributions dans le cadre du Grand Débat.
Pendant deux heures, les détenus ont soumis leurs contributions dans le cadre du Grand Débat.
Papeete, le 14 mars 2019 - Si le Grand Débat a été très absent au fenua, il ne l'a pas été partout ! En effet, dans le cadre du Grand Débat national initié par le président de la République, une réunion locale était organisée mercredi 13 mars au sein du centre pénitentiaire de Nuutania. Les détenus étaient invités à apporter leurs contributions à cette grande consultation populaire.

"Moi, je pense qu'il faudrait davantage de transports en commun avec des bus électriques qui ne polluent pas", explique un homme d'un certain âge. "Et moi, je crois qu'il faudrait qu'il y ait plus de vélos électriques", rétorque un autre avec intérêt. Ces deux hommes assistaient mercredi avec quatre autres personnes détenues, à la réunion locale organisée par le centre pénitentiaire de Nuutania, à l'occasion du Grand Débat. Mis en place du 15 janvier au 15 mars par le président de la République, Emmanuel Macron, cette grande consultation populaire doit permettre à tous les citoyens de débattre des questions essentielles pour la France.

"LES PERSONNES DÉTENUES SONT DES CITOYENS"

"Le président Macron a choisi d'ouvrir à la population pénale le Grand Débat. Les personnes détenues sont des citoyens, elles ont aussi le droit de porter leurs idées et leurs voix dans le cadre de ce Grand Débat. Une personne détenue n'est pas uniquement une personne enfermée, c'est une personne qui a des intérêts à l'extérieur, qui est là provisoirement et qui va ressortir dans la société civile (…). Elle peut avoir des idées à apporter malgré l'acte répréhensible qu'elle a pu commettre. Il est donc tout à fait entendable qu'elle ait sa voix dans ce Grand Débat", note le nouveau directeur du centre pénitentiaire de Faa'a-Nuutania, Christian Jean.
Pour répondre à la volonté de l'Etat de faire participer les détenus, la direction du centre pénitentiaire de Nuutania a donc organisé deux réunions à l'intérieur de ses murs. Ainsi, chaque prisonnier a pu, s'il le désire, apporter sa contribution aux quatre grandes thématiques retenues pour le Grand Débat.
Après avoir abordé le 26 février dernier, "la fiscalité et les dépenses publiques", "la démocratie et la citoyenneté", les détenus étaient invités à partager mercredi leurs idées sur "l’organisation des services publics" et "la transition écologique".

"C'EST BIEN DE NOUS DEMANDER NOTRE AVIS, MEME SI ON EST ENFERMES ICI"

Et si les questions étaient très nombreuses et pas toujours adaptées au climat polynésien, les détenus avaient préparé avec minutie leurs réponses. Pendant plus de deux heures, dans l'une des salles de la prison, les six hommes étaient aux taquets et n'ont hésité à répondre aux questions du Grand Débat posées par la directrice adjointe de l'établissement, Evelyne Le Cloirec. Motivé, chacun a apporté sa pierre à l'édifice pour cette grande consultation. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils avaient planché sur les sujets. "Je regarde pas mal la télé et les actus pour voir ce qui se passe, ça m'intéresse. C'est sûr que y'a des choses à faire pour améliorer tout cela. Surtout l'écologie, faut arrêter le gaspillage, faut interdire le plastique. C'est pas bon, ça pollue notre lagon", affirme l'un des participants, visiblement la fibre écolo dans la peau. "C'est bien de nous demander notre avis, même si on est enfermés ici", concède un autre.

LES CONTRIBUTIONS DES DÉTENUS SERONT ANALYSÉES A PARIS

"Les questions sont très vastes, (…) et certaines ne concernent pas la Polynésie. Toutefois, je retiens des contributions intéressantes notamment sur la fiscalité. Les personnes détenues s'intéressent beaucoup à l'actualité, elles ont bien compris que les gilets jaunes, c'était le peuple qui en avait assez de payer et elles ont cherché des solutions pour améliorer le pouvoir d'achat. Il y a eu aussi plusieurs propositions tournant autour de l'éducation, comme remettre l'instruction civique, la place du parent, et même le rétablissement du service militaire", précise la Directrice adjointe.
Toutes les contributions des détenus vont être maintenant envoyées par l'établissement pénitentiaire en métropole afin d'être étudiées et analysées de la même façon que vont l'être les milliers d'autres recueillies pour toute la France.

Le grand débat, grand absent en Polynésie

A l'exception du CESC qui a préparé un document de synthèse compilant les propositions qui ont déjà été faites à travers les Etats généraux de l‘outre-mer, le schéma d’aménagement général, le schéma d’organisation sanitaire 2016-2021... et bien sûr des établissements pénitentiaires, le Grand débat n'a pas suscité un fort engouement populaire en Polynésie française.
Cette absence de réunions publiques organisées s'explique par le statut de la Polynésie française particulier qui possède de nombreuses compétences sur les différentes thématiques posées à travers le Grand Débat. Toutefois, si la Polynésie n'était pas directement concernée sur de nombreux thèmes, rien n'empêchait les Polynésiens de contribuer à ce Grand Débat national via une plateforme numérique.

Rédigé par Pauline Stasi le Jeudi 14 Mars 2019 à 16:23 | Lu 920 fois






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