Tahiti, le 10 mars 2026 - La Polynésie française termine l’année 2025 sur une note globalement positive, selon les dernières Tendances conjoncturelles de l’IEOM. Portée par un tourisme toujours dynamique et un marché du travail bien orienté, l’économie locale reste solide. Mais derrière ce tableau favorable apparaissent aussi quelques signaux de ralentissement, notamment du côté de la consommation des ménages et de l’inflation. Un équilibre encore robuste, mais qui appelle à la vigilance.
À première vue, l’économie polynésienne a terminé l’année 2025 dans de bonnes conditions. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) dresse un bilan globalement favorable du quatrième trimestre. Le climat des affaires demeure solide et plusieurs indicateurs confirment la bonne tenue de l’activité sur le territoire.
“La fin de l’année 2025 s’achève sur un bilan globalement positif pour la Polynésie française”, résume l’IEOM dans sa publication.
Cette dynamique repose d’abord sur un moteur bien connu : le tourisme. Après plusieurs années de croissance, la fréquentation continue de soutenir l’économie locale et irrigue l’ensemble des secteurs liés aux services, de l’hôtellerie-restauration au commerce. Déjà au troisième trimestre, l’indicateur du climat des affaires restait largement au-dessus de sa moyenne de longue période, porté par une fréquentation touristique proche de records.
Cette activité soutenue se retrouve aussi sur le marché du travail. Les entreprises, notamment dans le tertiaire, continuent d’embaucher pour accompagner la demande. L’hôtellerie-restauration et les services restent parmi les secteurs les plus dynamiques, confirmant le rôle central du tourisme dans l’économie du fenua.
Mais derrière ces signaux favorables, certains indicateurs invitent à la prudence. L’IEOM observe notamment un ralentissement de la consommation des ménages. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène : un niveau de prix qui reste élevé, des dépenses contraintes importantes et une prudence accrue des foyers face aux incertitudes économiques. Cette tendance se traduit par une moindre demande de crédits à la consommation et par une progression plus mesurée des importations de biens destinés aux ménages. En clair, l’économie tourne toujours bien, mais les consommateurs semblent lever légèrement le pied.
La consommation marque le pas
Dans le même temps, l’inflation montre quelques signes de tension, en particulier sur les produits alimentaires et certains biens importés. Une évolution qui pèse directement sur le pouvoir d’achat et qui pourrait expliquer cette retenue.
Autre point notable : l’investissement continue de se maintenir à un niveau soutenu. Les entreprises poursuivent leurs projets, notamment dans la construction et l’immobilier, secteurs qui bénéficient d’une demande encore solide. Le financement de l’économie reste lui aussi bien orienté, avec une activité bancaire dynamique.
Cette confiance des acteurs économiques est l’un des éléments qui permettent à la Polynésie française de conserver un climat des affaires favorable, malgré les tensions observées sur la consommation.
Au final, la photographie dressée par l’IEOM est celle d’une économie polynésienne résiliente. Le territoire profite toujours d’un environnement porteur, soutenu par la vitalité du tourisme et par un tissu d’entreprises relativement dynamique.
Mais le rapport laisse aussi apparaître un équilibre fragile. La dépendance à certains secteurs clés, notamment le tourisme, ainsi que la sensibilité du pouvoir d’achat aux variations des prix rappellent que la croissance locale reste exposée aux chocs extérieurs.
En cette fin d’année 2025, l’économie du fenua avance donc toujours à bon rythme. Reste à savoir si ce cap pourra être maintenu en 2026, dans un contexte international incertain et face aux défis structurels bien connus du territoire.
À première vue, l’économie polynésienne a terminé l’année 2025 dans de bonnes conditions. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) dresse un bilan globalement favorable du quatrième trimestre. Le climat des affaires demeure solide et plusieurs indicateurs confirment la bonne tenue de l’activité sur le territoire.
“La fin de l’année 2025 s’achève sur un bilan globalement positif pour la Polynésie française”, résume l’IEOM dans sa publication.
Cette dynamique repose d’abord sur un moteur bien connu : le tourisme. Après plusieurs années de croissance, la fréquentation continue de soutenir l’économie locale et irrigue l’ensemble des secteurs liés aux services, de l’hôtellerie-restauration au commerce. Déjà au troisième trimestre, l’indicateur du climat des affaires restait largement au-dessus de sa moyenne de longue période, porté par une fréquentation touristique proche de records.
Cette activité soutenue se retrouve aussi sur le marché du travail. Les entreprises, notamment dans le tertiaire, continuent d’embaucher pour accompagner la demande. L’hôtellerie-restauration et les services restent parmi les secteurs les plus dynamiques, confirmant le rôle central du tourisme dans l’économie du fenua.
Mais derrière ces signaux favorables, certains indicateurs invitent à la prudence. L’IEOM observe notamment un ralentissement de la consommation des ménages. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène : un niveau de prix qui reste élevé, des dépenses contraintes importantes et une prudence accrue des foyers face aux incertitudes économiques. Cette tendance se traduit par une moindre demande de crédits à la consommation et par une progression plus mesurée des importations de biens destinés aux ménages. En clair, l’économie tourne toujours bien, mais les consommateurs semblent lever légèrement le pied.
La consommation marque le pas
Dans le même temps, l’inflation montre quelques signes de tension, en particulier sur les produits alimentaires et certains biens importés. Une évolution qui pèse directement sur le pouvoir d’achat et qui pourrait expliquer cette retenue.
Autre point notable : l’investissement continue de se maintenir à un niveau soutenu. Les entreprises poursuivent leurs projets, notamment dans la construction et l’immobilier, secteurs qui bénéficient d’une demande encore solide. Le financement de l’économie reste lui aussi bien orienté, avec une activité bancaire dynamique.
Cette confiance des acteurs économiques est l’un des éléments qui permettent à la Polynésie française de conserver un climat des affaires favorable, malgré les tensions observées sur la consommation.
Au final, la photographie dressée par l’IEOM est celle d’une économie polynésienne résiliente. Le territoire profite toujours d’un environnement porteur, soutenu par la vitalité du tourisme et par un tissu d’entreprises relativement dynamique.
Mais le rapport laisse aussi apparaître un équilibre fragile. La dépendance à certains secteurs clés, notamment le tourisme, ainsi que la sensibilité du pouvoir d’achat aux variations des prix rappellent que la croissance locale reste exposée aux chocs extérieurs.
En cette fin d’année 2025, l’économie du fenua avance donc toujours à bon rythme. Reste à savoir si ce cap pourra être maintenu en 2026, dans un contexte international incertain et face aux défis structurels bien connus du territoire.