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Exercice tsunami à Mahina : 1 850 élèves évacués en moins d'une heure



MAHINA, le 12/10/2017 - Bilan plutôt positif pour les équipes qui ont participé à l'exercice d'évacuation tsunami, hier, à Mahina. Commune et établissements scolaires ont unis leurs efforts pour être prêts en cas de tsunami. Et en l'espace de 45 à 50 minutes, les 1 850 élèves présents dans tous les établissements scolaires de Mahina se sont retrouvés à l'abri sur les hauteurs.

Les écoles maternelles, primaires, et le collège ont participé hier à cet exercice d'évacuation tsunami mis en place par la commune de Mahina. L'objectif était de voir le temps de réaction de chacun si un tel événement venait à se profiler à l'horizon. Mais pour le tāvana, c'était aussi et surtout le moment de mettre en pratique ce qui a été dit durant les nombreuses réunions avec les chefs d'établissements.

Trois sites ont été retenus pour accueillir les 1 850 élèves et collégiens de Mahina. Le premier se situe à Pota'a (cité Villierme), le second au lycée professionnel d'Atima et enfin sur le premier plateau du cimetière d'Orofara.

Pour que tout ait l'air réel, le Plan communal de sauvegarde (PCS) a été déclenché à 6h30 pour un lancement des opérations vers 7h30. Et pour éviter d'actionner les sirènes d'alerte au tsunami, chaque chef d'établissement a dû déclencher leurs sonneries respectives.

Tout était bien rôdé et chacun savait ce qu'il avait à faire et où il devait se rendre. Par exemple, les écoles primaires de Hitimahana et Fareroi ainsi que le collège se sont retrouvés au lycée professionnel d'Atima. Et c'est à pied que les petits bambins s'y sont rendus. Sur place, ils ont été accueillis par les équipes communales, du lycée et les élèves des filières SPVL (service de proximité et vie locale) et ASSP (accompagnement soin et service à la personne), "qui sont des filières qui permettent à nos élèves de se rendre utile", explique Vincent Baron, proviseur du lycée professionnel de Mahina.

Du côté du PCS, le maire se dit satisfait du temps de réaction qu'ont pris ses équipes sur le terrain. "En l'espace de 45 à 50 minutes, nous avons pu évacuer 1 850 élèves, c'est quand même quelque chose de favorable pour la commune de Mahina." Mais, "il y a eu aussi un élève qui a fait un petit malaise ce matin Ce n'était plus du fictif, mais du réel. Ça aussi, c'est un cas de figure à prendre en compte."

Et pour corser un peu l'exercice d'évacuation, l'équipe municipale a simulé la présence d'une "école de Arue sur le motu Martin. Nous avons été informés en pleine évacuation. Nous avons donc enclenché la procédure en prévenant le JRCC, parce qu'il y a un espace marin. Nos équipes d'intervention nautiques et des pêcheurs qui sont aux alentours du motu Martin sont intervenus. C'est une difficulté que nous avons ajouté. Cela nous a permis de voir de quelle manière la commune de Mahina s'organise pour sauver la population", explique Damas Teuira, maire de Mahina.

Présent également au PCS, le colonel Pierre Masson, directeur de la protection civile estime que le bilan est "correct". "Le haut-commissaire a sensibilisé les maires en leur demandant de travailler dès à présent dans un second volet de la gestion d'évacuation des personnes en cas de tsunami, à savoir la mise en œuvre d'un cheminement balisé pour que les personnes sachent à tout moment quel chemin suivre pour se mettre en sécurité. Nous nous attachons à coordonner l'action des communes pour que la signalétique soit identique dans toutes les communes. Nous sommes disponibles pour conseiller les communes et harmoniser ce dispositif."

L'exercice s'est terminé aux alentours de 11 heures. Les enfants garderont en mémoire les gestes à appliquer en cas de situation réelle. Cependant, le colonel Pierre Masson tient à rappeler de l'importance pour les parents à laisser leurs enfants entre les mains des équipes qui se mobiliseront si un tsunami venait à arriver : "Ce sont des personnes qui ont été formées pour ce genre de situation. Évitons donc d'encombrer inutilement les routes".



Damas Teuira
Maire de Mahina

"Notre priorité est de sauver des vies"


"Le bilan est que la vague devait arriver à 10 heures. Donc le déclenchement s'est fait à 6h30, la mise en place des équipes à 7 heures du matin et le lancement des opérations à 7h30. Et nous avions eu largement le temps pour organiser les évacuations. Je tire un bilan plutôt satisfaisant malgré la météo.
Il y a le site de Pota'a qui a été retenu, le lycée professionnel et Orofara. Ce que je peux tirer comme conclusion, c'est que la commune doit encore faire des efforts, notamment en matière de qualité d'accueil des enfants qui sont accueillis sur ces sites-là. Mais notre priorité est de sauver des vies. Nous n'avons pas oublié la partie accueil puisque c'est aussi une priorité pour nous, surtout que nous avons les primaires aussi et ça nécessite un soin particulier. Il faut qu'on soit accueillants aussi de ce côté-là. C'est une réflexion que nous avons déjà tenu l'année dernière, et il ne tarde qu'à nous de construire quelque chose de durable pour accueillir ces enfants-là dans de bonnes conditions.
C'est toujours bien de procéder à des exercices de terrain pour voir de quelle manière les salariés de Mahina se mobilisent.
"


Colonel Pierre Masson
Directeur de la protection civile

"C'est se mettre en situation réelle"


"On peut toujours parler de difficultés dans un tel exercice. Par exemple, la commune a dû faire face à un problème de santé, avec un élève qui avait une difficulté particulière et qu'il a fallu prendre en compte et faire soigner.
La commune a choisi aussi de rajouter un autre scénario à leur exercice, comme la présence d'une école extérieure au motu Martin. C'est se mettre en situation réelle, une commune comme Mahina reçoit souvent des élèves d'autres communes et il est clair que pour le maire, il est nécessaire de prendre en compte ce passage d'élèves ventant d'une autre commune.
"


Vincent Baron
Proviseur du lycée professionnel

"Notre rôle est d'accueillir ceux qui ont besoin de se mettre à l'abri"


"On a la chance d'être en altitude. Notre rôle est d'accueillir ceux qui ont besoin de se mettre à l'abri et de garder la maitrise de la situation pour éviter la panique et rassurer tout le monde.
On a le projet de faire de nos élèves des personnes bien plus tard. Donc, c'est l'occasion de mobiliser tous les élèves. Mais tout le monde ne peut pas se rendre utile, les élèves qui ont des formations d'électricité, de climatisation, on leur demande de se mettre de côté et de ne pas gêner. Par contre, on a deux autres formations : SPVL (service de proximité et vie locale) et ASSP (accompagnement soin et service à la personne) qui sont des filières qui permettent à nos élèves de se rendre utile. Donc, ils ou elles vont se rendre utile en orientant les jeunes aux bons endroits de regroupement, et puis en leur servant à boire… sans empiéter sur le travail des professionnels, des professeurs et des éducateurs.
"


Queensea Teuira
Elève en 1ère BAC PRO ASSP

"On doit faire des activités calmes collectives, lecture de contes…"


"Il y a un groupe dans l'animation auprès des élèves et l'autre groupe dans l'accueil.
Nous avions eu aussi plusieurs codes couleurs : il y a le mauve, le vert, le jaune, le bleu… on m'a imposée la couleur mauve ce qui veut dire que je dois m'occuper de l'animation auprès des petits enfants, tout ce qui concerne les maternelles. On doit faire des activités calmes collectives, lecture de contes…
J'ai bien aimé parce que ça va me permettre de me socialiser et de mieux me préparer pour le concours d'aide-soignant infirmier, plus tard.
"



Priscillia et Mayalene 15 ans
Elève en 2nde SPVL

"Nous on se charge uniquement de l'accueil"


"On a nommé des responsables et on doit accueillir les élèves et assurer leur sécurité. On les emmène sur les sites qui ont été définis. Nous on se charge uniquement de l'accueil et une autre classe apporte de l'eau."




Rédigé par Corinne Tehetia le Jeudi 12 Octobre 2017 à 17:09 | Lu 1579 fois






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