Tahiti, le 13 juillet 2026 – Déposé “en catimini” vendredi à 17 h 51, “à un vigile”, alors que les bureaux de l'assemblée étaient fermés, le courrier par lequel Moetai Brotherson engage la responsabilité de son gouvernement n'a été enregistré que ce lundi matin par Antony Géros. C'est donc seulement à compter de ce lundi que le délai de cinq jours laissé aux élus pour déposer une motion de renvoi commence à courir, a affirmé le président de l'assemblée. Trois jours après le règlement de comptes des indépendantistes à Taraho'i, le bras de fer entre les deux présidents se poursuit sur le terrain des procédures... tandis que tous les regards se tournent vers la réunion convoquée cet après-midi... par Oscar Temaru.
C'est au pied levé qu'Antony Géros a convié la presse, lundi midi, dans son bureau de la présidence de l'assemblée. Objectif : expliquer pourquoi ce courrier, transmis vendredi après le rejet du deuxième collectif budgétaire, n'avait été enregistré que ce lundi matin. L'occasion, aussi, pour le président de l'assemblée de poursuivre le règlement de comptes engagé dans l'hémicycle en contestant à la fois les conditions dans lesquelles ce courrier lui a été remis... et son contenu.
Un document remis “en catastrophe et en catimini” vendredi soir par un coursier “entre les mains de quelqu'un qui n'était pas habilité à recevoir ce document”, alors que “tous les bureaux étaient fermés”. Résultat : si le courrier a bien été réceptionné vendredi, son enregistrement administratif n'est intervenu que ce lundi matin, faisant courir à compter de cette date le délai de cinq jours, prévu par le statut d'autonomie pour le dépôt d'une éventuelle motion de renvoi.
Antony Géros a également épinglé le contenu même du courrier. Moetai Brotherson y écrit qu'une motion de renvoi peut être déposée par “un quart des représentants” et adoptée “à la majorité absolue”. Le statut prévoit pourtant un dépôt par 19 représentants puis une adoption à la majorité des trois cinquièmes, soit 35 élus. “Énervé comme il était le jour de la séance, il a exigé la rédaction d'un document comme ça tout de suite, au pied levé, sans contrôle du tout”, a taclé le président de l'assemblée.
Les délais aussi dans le viseur
Antony Géros a également relancé un autre débat de procédure, cette fois sur les conditions dans lesquelles le gouvernement a représenté son deuxième collectif budgétaire. Vendredi, Édouard Fritch avait estimé que le délai de dix jours n'avait pas été respecté entre le premier rejet du texte et sa nouvelle présentation devant les représentants. Ce qui lui avait d’ailleurs valu un ironique “vous devriez apprendre à lire et à compter” de Moetai Brotherson.
Sans trancher lui-même la question, le président de l'assemblée a reconnu lundi que certains juristes partageaient cette analyse, signe que le débat pourrait aussi se poursuivre sur le terrain juridique. Mais derrière cette bataille de procédures, Antony Géros a surtout replacé le débat sur le terrain politique. Évoquant une “nouvelle discipline de groupe”, le président de l'assemblée a reconnu que “pour l'instant, le problème est à l'intérieur de notre parti, de notre groupe, vis-à-vis de notre président. Donc il faut qu'on règle ce problème-là”, désignant Oscar Temaru comme la clé pour sortir de la crise.
C'est dans ce contexte que le président du Tavini a convié, ce lundi après-midi, les responsables du parti à une réunion, à laquelle devraient également participer les élus de A Fano Ti'a. Trois jours après avoir été le seul élu Tavini à voter, par procuration, en faveur du collectif budgétaire – quand 19 représentants de son groupe s'abstenaient et deux votaient contre – Oscar Temaru tentera-t-il de ramener tout le monde derrière Moetai Brotherson ? Antony Géros a déjà laissé entendre que, si telle était la consigne, “pour ce qui me concerne, je ne pourrai pas”.
C'est au pied levé qu'Antony Géros a convié la presse, lundi midi, dans son bureau de la présidence de l'assemblée. Objectif : expliquer pourquoi ce courrier, transmis vendredi après le rejet du deuxième collectif budgétaire, n'avait été enregistré que ce lundi matin. L'occasion, aussi, pour le président de l'assemblée de poursuivre le règlement de comptes engagé dans l'hémicycle en contestant à la fois les conditions dans lesquelles ce courrier lui a été remis... et son contenu.
Un document remis “en catastrophe et en catimini” vendredi soir par un coursier “entre les mains de quelqu'un qui n'était pas habilité à recevoir ce document”, alors que “tous les bureaux étaient fermés”. Résultat : si le courrier a bien été réceptionné vendredi, son enregistrement administratif n'est intervenu que ce lundi matin, faisant courir à compter de cette date le délai de cinq jours, prévu par le statut d'autonomie pour le dépôt d'une éventuelle motion de renvoi.
Antony Géros a également épinglé le contenu même du courrier. Moetai Brotherson y écrit qu'une motion de renvoi peut être déposée par “un quart des représentants” et adoptée “à la majorité absolue”. Le statut prévoit pourtant un dépôt par 19 représentants puis une adoption à la majorité des trois cinquièmes, soit 35 élus. “Énervé comme il était le jour de la séance, il a exigé la rédaction d'un document comme ça tout de suite, au pied levé, sans contrôle du tout”, a taclé le président de l'assemblée.
Les délais aussi dans le viseur
Antony Géros a également relancé un autre débat de procédure, cette fois sur les conditions dans lesquelles le gouvernement a représenté son deuxième collectif budgétaire. Vendredi, Édouard Fritch avait estimé que le délai de dix jours n'avait pas été respecté entre le premier rejet du texte et sa nouvelle présentation devant les représentants. Ce qui lui avait d’ailleurs valu un ironique “vous devriez apprendre à lire et à compter” de Moetai Brotherson.
Sans trancher lui-même la question, le président de l'assemblée a reconnu lundi que certains juristes partageaient cette analyse, signe que le débat pourrait aussi se poursuivre sur le terrain juridique. Mais derrière cette bataille de procédures, Antony Géros a surtout replacé le débat sur le terrain politique. Évoquant une “nouvelle discipline de groupe”, le président de l'assemblée a reconnu que “pour l'instant, le problème est à l'intérieur de notre parti, de notre groupe, vis-à-vis de notre président. Donc il faut qu'on règle ce problème-là”, désignant Oscar Temaru comme la clé pour sortir de la crise.
C'est dans ce contexte que le président du Tavini a convié, ce lundi après-midi, les responsables du parti à une réunion, à laquelle devraient également participer les élus de A Fano Ti'a. Trois jours après avoir été le seul élu Tavini à voter, par procuration, en faveur du collectif budgétaire – quand 19 représentants de son groupe s'abstenaient et deux votaient contre – Oscar Temaru tentera-t-il de ramener tout le monde derrière Moetai Brotherson ? Antony Géros a déjà laissé entendre que, si telle était la consigne, “pour ce qui me concerne, je ne pourrai pas”.