Tahiti, le 11 février 2026 – Ce mercredi à l’Assemblée nationale, la députée Nicole Sanquer a porté la voix du Fenua sur deux dossiers sensibles : la refonte du système de protection de l’enfance, à la lumière du drame de la petite Ayden, et l’injustice vécue par les étudiants polynésiens privés de bourse au mérite. Deux interventions, une même exigence : celle d’une République attentive à tous ses enfants.
En commission des lois ce mercredi au Palais Bourbon, la députée Nicole Sanquer est revenue sur un projet de loi porté par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et la ministre de la Santé Stéphanie Rist : la refonte de la protection de l’enfance, en débat à Paris, qui entend renforcer la prévention, l’accompagnement et le contrôle des placements judiciaires. C’est dans ce cadre que Nicole Sanquer a évoqué le souvenir douloureux de la petite Ayden, 7 ans, décédée à Taunoa en mai 2025 dans des conditions de maltraitance alors qu’elle faisait l’objet d’un placement en famille d’accueil décidé par l’autorité judiciaire.
“Ce drame a profondément choqué la population du Fenua”, a-t-elle rappelé, dénonçant “un manque de transparence et d’évaluation des dispositifs existants”. La députée a interpellé Gérald Darmanin sur “la capacité de l’État à garantir un suivi effectif, continu et sécurisé des enfants confiés”.
Le garde des Sceaux a reconnu un dossier “affreux”, tout en soulignant la complexité institutionnelle du sujet : “Notre difficulté avec le gouvernement local de Polynésie, c’est que la protection est une compétence également du gouvernement de Polynésie. Donc il y a un travail de coordination, particulièrement en Polynésie, comme en Nouvelle-Calédonie, entre la compétence du gouvernement et la compétence de l’État central.” Le ministre a ajouté que le projet de loi prévoirait désormais “le contrôle systématique des antécédents judiciaires pour les familles d’accueil et les personnes de confiance”. Une mesure qui, selon lui, constitue “le minimum, minimum” pour éviter de nouveaux drames.
Égalité des chances : bras de fer sur les bourses au mérite
C’est ensuite en séance plénière, lors des questions orales au gouvernement, que Nicole Sanquer est de nouveau intervenue. Cette fois, pour défendre les étudiants polynésiens, qu’elle estime “injustement privés de l’aide nationale au mérite”.
La députée a dénoncé la tendance du gouvernement central à se retrancher derrière le statut d’autonomie de la Polynésie française pour écarter certaines revendications. “L’autonomie ne peut pas devenir un motif d’exclusion”, a-t-elle lancé. “Les étudiants du Fenua passent les mêmes examens, obtiennent les mêmes diplômes et participent pleinement à la réussite universitaire française.”
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a répliqué que “les aides au mérite sont pleinement applicables aux étudiants polynésiens”, mais que la réglementation locale interdit le cumul avec les dispositifs de l’État. “Ce que vous venez de dire est faux. L’étudiant polynésien fait le choix entre la bourse d’État ou la bourse territoriale. Et ceux qui choisissent la bourse d’État sont éligibles à l’aide au mérite”, lui a vivement rétorqué Nicole Sanquer.
Pour la députée polynésienne, le drame d’Ayden comme le dossier des bourses au mérite révèlent les limites actuelles de la coordination entre l’État et le Pays. Elle appelle à une action plus lisible et plus cohérente. “L’autonomie ne doit jamais signifier abandon”, a-t-elle insisté, plaidant pour une République attentive à tous ses enfants, qu’ils soient placés ou engagés dans leurs études.
En commission des lois ce mercredi au Palais Bourbon, la députée Nicole Sanquer est revenue sur un projet de loi porté par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et la ministre de la Santé Stéphanie Rist : la refonte de la protection de l’enfance, en débat à Paris, qui entend renforcer la prévention, l’accompagnement et le contrôle des placements judiciaires. C’est dans ce cadre que Nicole Sanquer a évoqué le souvenir douloureux de la petite Ayden, 7 ans, décédée à Taunoa en mai 2025 dans des conditions de maltraitance alors qu’elle faisait l’objet d’un placement en famille d’accueil décidé par l’autorité judiciaire.
“Ce drame a profondément choqué la population du Fenua”, a-t-elle rappelé, dénonçant “un manque de transparence et d’évaluation des dispositifs existants”. La députée a interpellé Gérald Darmanin sur “la capacité de l’État à garantir un suivi effectif, continu et sécurisé des enfants confiés”.
Le garde des Sceaux a reconnu un dossier “affreux”, tout en soulignant la complexité institutionnelle du sujet : “Notre difficulté avec le gouvernement local de Polynésie, c’est que la protection est une compétence également du gouvernement de Polynésie. Donc il y a un travail de coordination, particulièrement en Polynésie, comme en Nouvelle-Calédonie, entre la compétence du gouvernement et la compétence de l’État central.” Le ministre a ajouté que le projet de loi prévoirait désormais “le contrôle systématique des antécédents judiciaires pour les familles d’accueil et les personnes de confiance”. Une mesure qui, selon lui, constitue “le minimum, minimum” pour éviter de nouveaux drames.
Égalité des chances : bras de fer sur les bourses au mérite
C’est ensuite en séance plénière, lors des questions orales au gouvernement, que Nicole Sanquer est de nouveau intervenue. Cette fois, pour défendre les étudiants polynésiens, qu’elle estime “injustement privés de l’aide nationale au mérite”.
La députée a dénoncé la tendance du gouvernement central à se retrancher derrière le statut d’autonomie de la Polynésie française pour écarter certaines revendications. “L’autonomie ne peut pas devenir un motif d’exclusion”, a-t-elle lancé. “Les étudiants du Fenua passent les mêmes examens, obtiennent les mêmes diplômes et participent pleinement à la réussite universitaire française.”
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a répliqué que “les aides au mérite sont pleinement applicables aux étudiants polynésiens”, mais que la réglementation locale interdit le cumul avec les dispositifs de l’État. “Ce que vous venez de dire est faux. L’étudiant polynésien fait le choix entre la bourse d’État ou la bourse territoriale. Et ceux qui choisissent la bourse d’État sont éligibles à l’aide au mérite”, lui a vivement rétorqué Nicole Sanquer.
Pour la députée polynésienne, le drame d’Ayden comme le dossier des bourses au mérite révèlent les limites actuelles de la coordination entre l’État et le Pays. Elle appelle à une action plus lisible et plus cohérente. “L’autonomie ne doit jamais signifier abandon”, a-t-elle insisté, plaidant pour une République attentive à tous ses enfants, qu’ils soient placés ou engagés dans leurs études.