Tahiti, le 4 mars 2026 - Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) a rendu mardi un avis favorable au projet de loi du gouvernement visant à instaurer une protection de l’emploi local dans la fonction publique territoriale. L’institution soutient le principe du texte, tout en alertant sur les conditions nécessaires à sa réussite, notamment en matière de formation et d’attractivité des carrières publiques.
Le projet de loi, porté par le ministère de Vannina Crolas, vise à transposer dans l’administration un dispositif déjà appliqué au secteur privé depuis plusieurs années. Concrètement, le projet prévoit des seuils de protection gradués afin de favoriser l’embauche de candidats justifiant d’une durée minimale de résidence en Polynésie française. Selon les catégories d’emplois, une part minimale de postes pourrait ainsi être réservée à des candidats résidents, avec des critères de résidence variant généralement entre trois et dix ans.
Dans son avis rendu à l’unanimité, le Cesec soutient le principe de cette réforme, qui vise à renforcer l’accès des résidents aux emplois publics et à poursuivre l’« océanisation » des cadres de l’administration. L’institution estime ainsi que le texte "participe à la volonté de renforcer l’accès des résidents aux emplois publics".
Les représentants de la société civile préviennent toutefois que l’efficacité du dispositif dépendra largement de sa mise en œuvre. Ils mettent notamment en garde contre le risque d’un simple "effet d’annonce" si les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour permettre aux résidents d’accéder réellement aux postes concernés. Parmi les points soulevés figurent la nécessité d’un diagnostic précis des besoins en ressources humaines de l’administration ainsi que la mise en place d’une véritable gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Formation et attractivité au cœur des enjeux
Le Cesec insiste également sur la question de la formation. Selon les données évoquées lors des travaux, de nombreux métiers de l’administration ne disposent aujourd’hui d’aucune formation locale, ce qui limite mécaniquement l’accès des résidents à certains postes. L’institution recommande notamment de renforcer la politique de formation et d’adapter la reconnaissance de certains diplômes obtenus à l’étranger, en particulier dans les pays anglophones comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou le Canada.
Autre piste évoquée : la création d’une école sanitaire et sociale intégrée afin de former localement les professionnels des secteurs paramédicaux et sociaux, où les besoins sont importants.
Plus largement, le Cesec estime que la réussite de cette réforme passera aussi par une amélioration de l’attractivité de la fonction publique territoriale. Sans action structurelle en matière de carrière, de formation ou de rémunération, la protection de l’emploi local pourrait, selon l’institution, "rester purement théorique".
Le projet de loi du gouvernement doit désormais poursuivre son parcours institutionnel, avec d’abord un examen en commission puis un vote en séance plénière qui pourrait acter l’extension de ce principe au recrutement dans l’administration.
Le projet de loi, porté par le ministère de Vannina Crolas, vise à transposer dans l’administration un dispositif déjà appliqué au secteur privé depuis plusieurs années. Concrètement, le projet prévoit des seuils de protection gradués afin de favoriser l’embauche de candidats justifiant d’une durée minimale de résidence en Polynésie française. Selon les catégories d’emplois, une part minimale de postes pourrait ainsi être réservée à des candidats résidents, avec des critères de résidence variant généralement entre trois et dix ans.
Dans son avis rendu à l’unanimité, le Cesec soutient le principe de cette réforme, qui vise à renforcer l’accès des résidents aux emplois publics et à poursuivre l’« océanisation » des cadres de l’administration. L’institution estime ainsi que le texte "participe à la volonté de renforcer l’accès des résidents aux emplois publics".
Les représentants de la société civile préviennent toutefois que l’efficacité du dispositif dépendra largement de sa mise en œuvre. Ils mettent notamment en garde contre le risque d’un simple "effet d’annonce" si les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour permettre aux résidents d’accéder réellement aux postes concernés. Parmi les points soulevés figurent la nécessité d’un diagnostic précis des besoins en ressources humaines de l’administration ainsi que la mise en place d’une véritable gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Formation et attractivité au cœur des enjeux
Le Cesec insiste également sur la question de la formation. Selon les données évoquées lors des travaux, de nombreux métiers de l’administration ne disposent aujourd’hui d’aucune formation locale, ce qui limite mécaniquement l’accès des résidents à certains postes. L’institution recommande notamment de renforcer la politique de formation et d’adapter la reconnaissance de certains diplômes obtenus à l’étranger, en particulier dans les pays anglophones comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou le Canada.
Autre piste évoquée : la création d’une école sanitaire et sociale intégrée afin de former localement les professionnels des secteurs paramédicaux et sociaux, où les besoins sont importants.
Plus largement, le Cesec estime que la réussite de cette réforme passera aussi par une amélioration de l’attractivité de la fonction publique territoriale. Sans action structurelle en matière de carrière, de formation ou de rémunération, la protection de l’emploi local pourrait, selon l’institution, "rester purement théorique".
Le projet de loi du gouvernement doit désormais poursuivre son parcours institutionnel, avec d’abord un examen en commission puis un vote en séance plénière qui pourrait acter l’extension de ce principe au recrutement dans l’administration.