Tahiti, le 20 septembre 2026 - Avec Le Tatouage en Océanie, Anne Lavondès et Véronique Mu-Liepmann signent un ouvrage de référence sur l'histoire du tatouage. Un livre qui se veut accessible. Richement illustré, il rend au tatouage son statut de langage.
Le livre “Le Tatouage en Océanie”, publié par Au Vent des Îles est déjà disponible dans les rayons. Il est écrit à partir des recherches d’Anne Lavondès et complété par Véronique Mu-Liepmann. Le livre ne parle pas seulement du patutiki, qui signifie “graver Tiki” : il montre que le tatouage était pratiqué dans de nombreux archipels de Polynésie, mais aussi en Mélanésie et en Micronésie, avec des fonctions sociales, sacrées, identitaires et rituelles.
Avant d'être un ornement, le tatouage était une identité. Il marquait l'entrée du jeune dans l'âge adulte, son origine géographique, sa place dans la société et les faits marquants de sa vie. “C'est une toile qui accompagnait l'individu tout au long de son existence”, résume la co-autrice et ancienne conservatrice du musée de Tahiti et des Iles, Véronique Mu-Liepmann. À l'époque, “c'était un peu son CV sur soi”. Là où l'Occident affichait le rang par le vêtement et les bijoux, en Océanie on l'inscrivait dans la peau. Ainsi “le premier tatouage reçu par un jeune homme qui cesse d'être considéré comme un enfant est un dauphin sur la main par exemple”.
La preuve en images vient d'une mission du Muséum d'histoire naturelle, envoyée entre les deux guerres sur une île des de l’archipel des Salomon, l'île Rennell, peuplée de Polynésiens. Véronique Mu-Liepmann relate qu'une dessinatrice y relève les tatouages féminins un à un, “en fonction de leur statut et de leur situation personnelle” : la jeune fille pas encore tatouée, l'adolescente, la femme mariée, la femme de haut rang. Même série chez les hommes, jusqu'au chef du village. “Ça prouve bien que les gens savaient lire ces signes” ajoute Véronique Mu-Liepmann. (Voir en page 96)
L'ouvrage croise archéologie, histoire et ethnographie. On part d'une carte géographique et le livre se lit archipel par archipel, de la Polynésie à la Mélanésie et à la Micronésie. Peuplement du Pacifique, peignes à tatouer, outils, motifs, similitudes d'un archipel à l'autre : le sommaire invite à comparer et à unifier.
Le livre “Le Tatouage en Océanie”, publié par Au Vent des Îles est déjà disponible dans les rayons. Il est écrit à partir des recherches d’Anne Lavondès et complété par Véronique Mu-Liepmann. Le livre ne parle pas seulement du patutiki, qui signifie “graver Tiki” : il montre que le tatouage était pratiqué dans de nombreux archipels de Polynésie, mais aussi en Mélanésie et en Micronésie, avec des fonctions sociales, sacrées, identitaires et rituelles.
Avant d'être un ornement, le tatouage était une identité. Il marquait l'entrée du jeune dans l'âge adulte, son origine géographique, sa place dans la société et les faits marquants de sa vie. “C'est une toile qui accompagnait l'individu tout au long de son existence”, résume la co-autrice et ancienne conservatrice du musée de Tahiti et des Iles, Véronique Mu-Liepmann. À l'époque, “c'était un peu son CV sur soi”. Là où l'Occident affichait le rang par le vêtement et les bijoux, en Océanie on l'inscrivait dans la peau. Ainsi “le premier tatouage reçu par un jeune homme qui cesse d'être considéré comme un enfant est un dauphin sur la main par exemple”.
La preuve en images vient d'une mission du Muséum d'histoire naturelle, envoyée entre les deux guerres sur une île des de l’archipel des Salomon, l'île Rennell, peuplée de Polynésiens. Véronique Mu-Liepmann relate qu'une dessinatrice y relève les tatouages féminins un à un, “en fonction de leur statut et de leur situation personnelle” : la jeune fille pas encore tatouée, l'adolescente, la femme mariée, la femme de haut rang. Même série chez les hommes, jusqu'au chef du village. “Ça prouve bien que les gens savaient lire ces signes” ajoute Véronique Mu-Liepmann. (Voir en page 96)
L'ouvrage croise archéologie, histoire et ethnographie. On part d'une carte géographique et le livre se lit archipel par archipel, de la Polynésie à la Mélanésie et à la Micronésie. Peuplement du Pacifique, peignes à tatouer, outils, motifs, similitudes d'un archipel à l'autre : le sommaire invite à comparer et à unifier.
Le premier de la série mais peut-être pas le dernier
Du côté des sources, elles sont multiples – tradition orale et thèmes véhiculés par les mythes, récits des navigateurs et des commerçants. C'est “tout ce que les Occidentaux ont ramené comme connaissance”, expose la co-autrice. C'est d'ailleurs le navigateur James Cook qui, en 1769, introduit le mot “tātau” en Europe, qui deviendra tatoo. Il reste “quand même des incertitudes, notamment sur les motifs eux-mêmes”, relève Véronique Mu-Liepmann.
Le livre est né d'un texte d'Anne Lavondès, conservatrice et directrice du Musée de Tahiti et des Îles, qui en avait organisé l'aménagement des salles permanentes dans les années 1970. Véronique Mu-Liepmann a repris son manuscrit et l’a complété avec des articles dont sa co-autrice n'avait pas connaissance. Plus de 160 gravures et dessins l'accompagnent, dont ceux de Parkinson, le naturaliste et dessinateur embarqué avec Cook, et ceux de l'illustratrice de “Sur le chemin des étoiles” d'Éric Conte, qui signe près d'un tiers des illustrations.
Les deux autrices ont documenté “la fragilité de ces traditions face à la colonisation autant que leur renaissance contemporaine”. L'ouvrage est présenté comme le premier test “pour savoir si le sujet intéresse”. Dans l’affirmative cette édition du “Tatouage en Océanie” est le premier livre d'une longue série.
Pratique :
Le Tatouage en Océanie
Éditeur Au Vent Des Iles
Collection Beaux Livres
Nombre de pages 160
En vente : sur place aux éditions Au Vent Des îles à Fare Ute, à la librairie Odyssey, à Carrefour
Éditeur Au Vent Des Iles
Collection Beaux Livres
Nombre de pages 160
En vente : sur place aux éditions Au Vent Des îles à Fare Ute, à la librairie Odyssey, à Carrefour