EDITO - De l’Oncle Sam au tonton bourré


Tahiti le 10 septembre 2026.

Après le Golfe du Mexique, que Donlad Trump a souhaité rebaptiser Golfe d’Amérique, puis le lac Ontario, devenu Lac d’Amérique, deux appellations que Google a rapidement et servilement changé sur ses maps, voilà que l’agent orange américain souhaite poursuivre son délire égocentrique en poursuivant son entreprise de “débaptisation”. Après avoir annoncé qu’il souhaitait renommer le Détroit d’Ormuz en Détroit Trump, voilà que le président des États-Unis d’Amérique se verrait bien changer le nom aussi d’un océan.  

 

Le Pacifique aurait sa préférence. “Nous avons un golfe et nous avons un lac. Tout ce qui nous manque encore est un océan. Donc peut-être que nous allons changer le nom de l’Atlantique ou du Pacifique. Peut-être que nous changerons les deux”, a-t-il récemment lancé à la presse, comme un défi de plus.  

 

Plus que jamais, le président des États-Unis transforme l’image internationale de “l’Oncle Sam” en celle du tonton bourré, celui qu’on laisse radoter ses propos haineux, racistes et mysogines en bout de table, entre deux rots de mauvais vin.  

 

C’est ce même tonton bourré qui a gâché la fête du football il y a deux mois par ses interventions, là encore soutenues par la condescendance imbécile d’un Infantino de plus en plus désavoué.  

 

Alors pourquoi se préoccuper de lui, si loin de Washington ? Parce que les relents de ses discours sont portés par les vents. Les vents mauvais de l’économie fragilisée par une guerre en Iran dans laquelle il a embourbé son pays et déstabilisé les cours mondiaux du pétrole, fragilisée aussi par la surenchère de la menace fiscale pour tout ce qui ne seraient pas “Made in USA”, dont les rares produits issus du Fenua. Les vents mauvais du suprémacisme qui consiste à soutenir les extrêmes-droites pour mettre le chaos dans les relations internationales. 

 

Trump n’est l’allié de personne, sauf de lui-même aujourd’hui. Dans le Pacifique, il prône désormais la pêche commerciale dans de vastes sanctuaires marins ainsi que l'exploration minière en eaux profondes. Son double jeu avec la Chine trouble les relations dans l’Indopacifique. Peut-être n’a-t-il jamais oublié que c’est depuis la Polynésie française que Jack Dorsey, alors patron de Twitter, l’a banni de son réseau social en janvier 2021. 


Rédigé par Bertrand PREVOST le Vendredi 11 Septembre 2026 à 16:51 | Lu 393 fois