Tahiti, le 23 mars 2026 - Un homme de 30 ans déjà bien connu de la justice a été jugé en comparution immédiate lundi pour répondre de violences sur sa compagne, mais aussi sur la fille de celle-ci, âgée de 5 ans. L'individu, déjà condamné pour avoir séquestré une femme, a été condamné à 27 mois de prison ferme.
Le tribunal correctionnel a jugé lundi un homme de 30 ans qui était poursuivi pour des violences physiques et verbales, mais aussi pour des faits de “harcèlement” commis à l'encontre de sa compagne et sur la fille de cette dernière, une enfant âgée de 5 ans qu'il insultait régulièrement en la traitant notamment de “salope”. Déjà condamné à plusieurs reprises dont une fois pour avoir séquestré son ex-compagne, le prévenu a mollement reconnu les faits à la barre du tribunal.
Entendue à son tour, la compagne du trentenaire est revenue sur ses déclarations en affirmant qu'il ne l'avait pas frappée mais qu'il l'avait juste “repoussée”. Le président du tribunal a ensuite indiqué qu'il y avait des “suspicions” d'agressions sexuelles sur la mineure, tout en rappelant que le prévenu n'était pas poursuivi pour ce type de faits. Depuis la révélation des faits, la fillette a été placée chez son grand-père.
Les fondamentaux de notre société
Constituée pour la défense du père biologique de la fillette, Me Laure-Lou Taupin a rappelé lors de sa plaidoirie que le droit de correction n'existe pas tel que l'a réaffirmé la Cour de cassation dans un arrêt rendu récemment. Pour la défense de la fillette, Me Armour-Lazzari a, pour sa part, assuré qu'il y avait des “éléments” qui laissaient à penser que les violences étaient habituelles. Elle a déploré que l'enquête ne soit pas allée “plus loin”.
La parole a ensuite été donnée à la procureure de la République qui a évoqué les “fondamentaux de notre société” car “aucune tension ne doit pénétrer dans les foyers et les familles”. “Ce n'est pas le dossier d'un amoureux éconduit”, a-t-elle asséné avant de requérir deux ans de prison ferme ainsi que la révocation d'une peine de 18 mois avec sursis relative à une précédente condamnation.
L'avocat du prévenu, Me Sylvain Fromaigeat, a entamé sa plaidoirie en évoquant les réquisitions du parquet : “On a entendu beaucoup de généralités de la part du ministère public mais rien de précis”. Il a ensuite insisté sur le fait que la victime avait changé de version à l'audience en expliquant que l'homme ne l'avait pas frappée et a demandé la relaxe pour ces faits. Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le trentenaire à 27 mois de prison ferme.
Le tribunal correctionnel a jugé lundi un homme de 30 ans qui était poursuivi pour des violences physiques et verbales, mais aussi pour des faits de “harcèlement” commis à l'encontre de sa compagne et sur la fille de cette dernière, une enfant âgée de 5 ans qu'il insultait régulièrement en la traitant notamment de “salope”. Déjà condamné à plusieurs reprises dont une fois pour avoir séquestré son ex-compagne, le prévenu a mollement reconnu les faits à la barre du tribunal.
Entendue à son tour, la compagne du trentenaire est revenue sur ses déclarations en affirmant qu'il ne l'avait pas frappée mais qu'il l'avait juste “repoussée”. Le président du tribunal a ensuite indiqué qu'il y avait des “suspicions” d'agressions sexuelles sur la mineure, tout en rappelant que le prévenu n'était pas poursuivi pour ce type de faits. Depuis la révélation des faits, la fillette a été placée chez son grand-père.
Les fondamentaux de notre société
Constituée pour la défense du père biologique de la fillette, Me Laure-Lou Taupin a rappelé lors de sa plaidoirie que le droit de correction n'existe pas tel que l'a réaffirmé la Cour de cassation dans un arrêt rendu récemment. Pour la défense de la fillette, Me Armour-Lazzari a, pour sa part, assuré qu'il y avait des “éléments” qui laissaient à penser que les violences étaient habituelles. Elle a déploré que l'enquête ne soit pas allée “plus loin”.
La parole a ensuite été donnée à la procureure de la République qui a évoqué les “fondamentaux de notre société” car “aucune tension ne doit pénétrer dans les foyers et les familles”. “Ce n'est pas le dossier d'un amoureux éconduit”, a-t-elle asséné avant de requérir deux ans de prison ferme ainsi que la révocation d'une peine de 18 mois avec sursis relative à une précédente condamnation.
L'avocat du prévenu, Me Sylvain Fromaigeat, a entamé sa plaidoirie en évoquant les réquisitions du parquet : “On a entendu beaucoup de généralités de la part du ministère public mais rien de précis”. Il a ensuite insisté sur le fait que la victime avait changé de version à l'audience en expliquant que l'homme ne l'avait pas frappée et a demandé la relaxe pour ces faits. Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le trentenaire à 27 mois de prison ferme.