Tahiti, le 7 avril 2026 - Déjà condamné en 2008 par la cour d'assises de Papeete à quinze ans de réclusion criminelle pour avoir violé sa fille aînée qu'il avait mise enceinte, un homme de 59 ans a comparu devant le tribunal correctionnel mardi pour répondre, cette fois, de viols commis sur sa plus jeune fille. L'individu, qui a assuré que cette dernière mentait, a été condamné à 12 ans de prison ferme tel que cela avait été requis par le parquet.
L'affaire aurait pu venir devant la cour d'assises mais elle a finalement été correctionnalisée. Un homme de 59 ans, poursuivi pour des agressions sexuelles commises sur sa fille alors que cette dernière n'était âgée que de 8 ans, a été jugé mardi lors d'un procès qui s'est tenu à huis clos partiel.
Les faits avaient été révélés suite à un signalement émis par l'établissement dans lequel la mineure était scolarisée. La fillette avait ainsi expliqué qu'elle avait rencontré son père, incarcéré pour avoir violé sa fille aînée et l'avoir mise enceinte, lors de sa première permission de sortie au cours de laquelle il lui avait imposé des agressions sexuelles. L'enfant était alors âgée de 8 ans.
Selon la victime, le prévenu lui avait imposé de multiples agressions sexuelles à la fois lors de ses permissions de sortie mais aussi ensuite lorsqu'il était définitivement sorti de prison. Son père lui avait alors imposé des fellations et la faisait ensuite chanter en lui disant qu'il lui achèterait tout ce qu'elle voulait “au magasin” en échange de son silence. À l'époque, le mis en cause était pourtant sous le coup d'une interdiction de contact, un grave manquement qu'il a justifié mardi en expliquant que sa plus jeune fille, qu'il avait essayé d'“éviter”, était en demande de le voir.
Conflit de loyauté
Lors de sa comparution mardi devant le tribunal correctionnel, le prévenu a maintenu que sa fille mentait. Interrogée à son tour, la jeune femme, devenue maman, a confirmé les faits tout en expliquant qu'elle continuait à voir son père qui a, depuis, réintégré le foyer familial. Prise dans l'étau du conflit de loyauté souvent présent dans ce type d'affaires, elle a assuré qu'elle avait “refait” sa vie, qu'elle préfère désormais aller “de l'avant” tout en expliquant qu'elle était désormais mieux armée pour se protéger du prévenu qui vit pourtant encore dans la maison familiale avec plusieurs enfants mineurs.
Le conseil de la victime, Me Temanava Bambridge, a ensuite déploré lors de sa plaidoirie que le prévenu s’enferre dans une “ligne de mensonge” en réfutant les accusations proférées par sa cliente à l'encontre d'un homme qui avait justifié, lors de son procès aux assises en 2008, qu'il était “amoureux” de sa fille aînée.
Mandat de dépôt requis
Face à la gravité des faits, le procureur de la République a rappelé lors de ses réquisitions que la lutte contre les violences commises sur les mineurs, et notamment dans le cadre intrafamilial, était une “priorité” pour le ministère public. Il a également concédé que la justice avait pu “faillir” car le prévenu avait commis de nouvelles agressions sur sa victime alors qu'il était en permission. Le procureur a conclu en affirmant qu'il ne doutait “absolument pas” des dires de la victime avant de requérir 12 ans de réclusion criminelle assortis de cinq ans de suivi socio-judiciaire.
Face à la lourde tâche de défendre un homme, jugé en état de récidive légale, qui a toujours nié les faits, Me Hina Lavoye s'est étonnée de la lourdeur des réquisitions en assurant que la peine demandée relevait plutôt de la cour d'assises – lorsque les jurés ont au moins deux jours pour prendre conscience de l'affaire. Face aux dénégations de son client, le tribunal correctionnel a finalement condamné ce dernier à 12 ans de réclusion criminelle comme cela avait été requis par le ministère public. Il dormira donc dès ce soir en prison.
L'affaire aurait pu venir devant la cour d'assises mais elle a finalement été correctionnalisée. Un homme de 59 ans, poursuivi pour des agressions sexuelles commises sur sa fille alors que cette dernière n'était âgée que de 8 ans, a été jugé mardi lors d'un procès qui s'est tenu à huis clos partiel.
Les faits avaient été révélés suite à un signalement émis par l'établissement dans lequel la mineure était scolarisée. La fillette avait ainsi expliqué qu'elle avait rencontré son père, incarcéré pour avoir violé sa fille aînée et l'avoir mise enceinte, lors de sa première permission de sortie au cours de laquelle il lui avait imposé des agressions sexuelles. L'enfant était alors âgée de 8 ans.
Selon la victime, le prévenu lui avait imposé de multiples agressions sexuelles à la fois lors de ses permissions de sortie mais aussi ensuite lorsqu'il était définitivement sorti de prison. Son père lui avait alors imposé des fellations et la faisait ensuite chanter en lui disant qu'il lui achèterait tout ce qu'elle voulait “au magasin” en échange de son silence. À l'époque, le mis en cause était pourtant sous le coup d'une interdiction de contact, un grave manquement qu'il a justifié mardi en expliquant que sa plus jeune fille, qu'il avait essayé d'“éviter”, était en demande de le voir.
Conflit de loyauté
Lors de sa comparution mardi devant le tribunal correctionnel, le prévenu a maintenu que sa fille mentait. Interrogée à son tour, la jeune femme, devenue maman, a confirmé les faits tout en expliquant qu'elle continuait à voir son père qui a, depuis, réintégré le foyer familial. Prise dans l'étau du conflit de loyauté souvent présent dans ce type d'affaires, elle a assuré qu'elle avait “refait” sa vie, qu'elle préfère désormais aller “de l'avant” tout en expliquant qu'elle était désormais mieux armée pour se protéger du prévenu qui vit pourtant encore dans la maison familiale avec plusieurs enfants mineurs.
Le conseil de la victime, Me Temanava Bambridge, a ensuite déploré lors de sa plaidoirie que le prévenu s’enferre dans une “ligne de mensonge” en réfutant les accusations proférées par sa cliente à l'encontre d'un homme qui avait justifié, lors de son procès aux assises en 2008, qu'il était “amoureux” de sa fille aînée.
Mandat de dépôt requis
Face à la gravité des faits, le procureur de la République a rappelé lors de ses réquisitions que la lutte contre les violences commises sur les mineurs, et notamment dans le cadre intrafamilial, était une “priorité” pour le ministère public. Il a également concédé que la justice avait pu “faillir” car le prévenu avait commis de nouvelles agressions sur sa victime alors qu'il était en permission. Le procureur a conclu en affirmant qu'il ne doutait “absolument pas” des dires de la victime avant de requérir 12 ans de réclusion criminelle assortis de cinq ans de suivi socio-judiciaire.
Face à la lourde tâche de défendre un homme, jugé en état de récidive légale, qui a toujours nié les faits, Me Hina Lavoye s'est étonnée de la lourdeur des réquisitions en assurant que la peine demandée relevait plutôt de la cour d'assises – lorsque les jurés ont au moins deux jours pour prendre conscience de l'affaire. Face aux dénégations de son client, le tribunal correctionnel a finalement condamné ce dernier à 12 ans de réclusion criminelle comme cela avait été requis par le ministère public. Il dormira donc dès ce soir en prison.