Tahiti, le 8 juin 2026 – Signée lundi à l'occasion de la Journée mondiale de l'océan, la Déclaration de Matavai entend porter la voix des États et territoires océaniens sur les grandes questions de gouvernance maritime. Soutenant une protection renforcée de la haute mer, la lutte contre les pollutions marines et le principe de précaution sur l'exploitation minière des grands fonds, ses signataires appellent aussi à bâtir une “Grande Ceinture Bleue du Pacifique” et à mieux reconnaître les efforts consentis par les peuples océaniens pour préserver l'océan.
Derrière les annonces sur les nouvelles Aires marines protégées, les participants réunis lundi à la Pointe Vénus ont également voulu adresser un message à la communauté internationale. Signée par des représentants de gouvernements, institutions scientifiques et organisations de la société civile du Pacifique, la Déclaration de Matavai plaide pour une meilleure prise en compte des intérêts et des responsabilités des peuples océaniens dans la gouvernance des océans.
Le texte rappelle la place centrale de “Te Moana Nui a Hiva” dans l'identité et la sécurité alimentaire des peuples océaniens. Il souligne le paradoxe d'États et territoires qui assument “une responsabilité exceptionnelle dans la protection de l'océan mondial” alors qu'ils ne représentent qu'une faible part de la population et de l'économie mondiales.
Les signataires estiment par ailleurs que les bénéfices tirés de l'exploitation des ressources marines demeurent “trop souvent dissociés des responsabilités assumées pour les protéger”. Ils mettent également en garde contre les pollutions marines, les pertes d'engins de pêche, le biofouling et l'introduction d'espèces exotiques envahissantes.
Au-delà du constat, la déclaration soutient une mise en œuvre “ambitieuse” de l'accord BBNJ sur la biodiversité en haute mer, le développement de mesures de protection renforcées dans les espaces écologiquement majeurs du Pacifique, ainsi qu'un renforcement des normes internationales en matière de pollution marine, d'engins de pêche abandonnés et de biosécurité maritime.
Une “Grande Ceinture Bleue du Pacifique”
L'une des propositions les plus marquantes consiste à développer une coopération accrue entre les grandes aires marines protégées de la région afin de construire une “Grande Ceinture Bleue du Pacifique”, reposant sur les continuités écologiques, le partage des connaissances, la surveillance et la protection commune de l'océan.
La déclaration comporte aussi un message économique et politique. Ses signataires affirment que les ressources marines du Pacifique ne peuvent être considérées comme de “simples biens communs ouverts à l'exploitation sans contrepartie”. Ils estiment que les bénéfices qu'elles génèrent doivent revenir en priorité aux peuples océaniens qui en assurent la préservation et la gestion responsable.
Le texte précise qu'ils doivent notamment soutenir le développement de “pêcheries locales durables, créatrices d'emplois, garantes de notre souveraineté alimentaire et vecteurs de développement économique pour les territoires du Pacifique”.
Enfin, cette déclaration réaffirme l'application du principe de précaution concernant les activités minières en eaux profondes et appelle au respect des plus hauts standards de protection environnementale dans l'ensemble du Pacifique, particulièrement à proximité des aires marines protégées et des écosystèmes marins d'importance mondiale.
Derrière les annonces sur les nouvelles Aires marines protégées, les participants réunis lundi à la Pointe Vénus ont également voulu adresser un message à la communauté internationale. Signée par des représentants de gouvernements, institutions scientifiques et organisations de la société civile du Pacifique, la Déclaration de Matavai plaide pour une meilleure prise en compte des intérêts et des responsabilités des peuples océaniens dans la gouvernance des océans.
Le texte rappelle la place centrale de “Te Moana Nui a Hiva” dans l'identité et la sécurité alimentaire des peuples océaniens. Il souligne le paradoxe d'États et territoires qui assument “une responsabilité exceptionnelle dans la protection de l'océan mondial” alors qu'ils ne représentent qu'une faible part de la population et de l'économie mondiales.
Les signataires estiment par ailleurs que les bénéfices tirés de l'exploitation des ressources marines demeurent “trop souvent dissociés des responsabilités assumées pour les protéger”. Ils mettent également en garde contre les pollutions marines, les pertes d'engins de pêche, le biofouling et l'introduction d'espèces exotiques envahissantes.
Au-delà du constat, la déclaration soutient une mise en œuvre “ambitieuse” de l'accord BBNJ sur la biodiversité en haute mer, le développement de mesures de protection renforcées dans les espaces écologiquement majeurs du Pacifique, ainsi qu'un renforcement des normes internationales en matière de pollution marine, d'engins de pêche abandonnés et de biosécurité maritime.
Une “Grande Ceinture Bleue du Pacifique”
L'une des propositions les plus marquantes consiste à développer une coopération accrue entre les grandes aires marines protégées de la région afin de construire une “Grande Ceinture Bleue du Pacifique”, reposant sur les continuités écologiques, le partage des connaissances, la surveillance et la protection commune de l'océan.
La déclaration comporte aussi un message économique et politique. Ses signataires affirment que les ressources marines du Pacifique ne peuvent être considérées comme de “simples biens communs ouverts à l'exploitation sans contrepartie”. Ils estiment que les bénéfices qu'elles génèrent doivent revenir en priorité aux peuples océaniens qui en assurent la préservation et la gestion responsable.
Le texte précise qu'ils doivent notamment soutenir le développement de “pêcheries locales durables, créatrices d'emplois, garantes de notre souveraineté alimentaire et vecteurs de développement économique pour les territoires du Pacifique”.
Enfin, cette déclaration réaffirme l'application du principe de précaution concernant les activités minières en eaux profondes et appelle au respect des plus hauts standards de protection environnementale dans l'ensemble du Pacifique, particulièrement à proximité des aires marines protégées et des écosystèmes marins d'importance mondiale.