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Tahiti, le 2 juin 2026 - Une quarantaine de jeunes adultes ont reçu, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée ce mardi matin, leur diplôme de “Volontaire jeune cadet” après une formation de plusieurs semaines avec notamment le RSMA. La discipline, la cohésion, la solidarité ou encore le dépassement de soi était à l’ordre du jour de leur formation.
La cérémonie de remise de diplôme à 43 “Volontaires jeunes cadets” du RSMA a eu lieu ce mardi matin au Lycée hôtelier à Punaauia. Ces élèves, issus de différents lycées du Fenua, sont identifiés par le corps professoral comme étant des “potentiels décrocheurs scolaires ou en difficulté”.
L’objectif de ce dispositif est de les “motiver” et qu’ils aient leur bac en poche. Pendant quatre périodes de vacances scolaires, ils sont pris en charge par le RSMA et apprennent quelques-unes des valeurs du RSMA comme “l’engagement, la discipline, la solidarité, le dépassement de soi, la cohésion, la confiance en soi et l’entraide”, a indiqué leur représentant.
Pour obtenir le fameux sésame, il fallait être assidu et surtout avoir participé à au moins trois périodes de formation.
La cérémonie de remise de diplôme à 43 “Volontaires jeunes cadets” du RSMA a eu lieu ce mardi matin au Lycée hôtelier à Punaauia. Ces élèves, issus de différents lycées du Fenua, sont identifiés par le corps professoral comme étant des “potentiels décrocheurs scolaires ou en difficulté”.
L’objectif de ce dispositif est de les “motiver” et qu’ils aient leur bac en poche. Pendant quatre périodes de vacances scolaires, ils sont pris en charge par le RSMA et apprennent quelques-unes des valeurs du RSMA comme “l’engagement, la discipline, la solidarité, le dépassement de soi, la cohésion, la confiance en soi et l’entraide”, a indiqué leur représentant.
Pour obtenir le fameux sésame, il fallait être assidu et surtout avoir participé à au moins trois périodes de formation.
“Je vois de jeunes adultes (…) davantage éclairés, debout, forts”
La ministre de l’Éducation Samantha Bonet Tirao a, comme à son habitude, parlé avec son cœur et a assuré aux jeunes adultes que “la ministre que je représente, mais aussi l'enfant du pays que je suis, est fière” de leur réussite mais également qu’ils soient allés “jusqu'au bout de votre parcours”. Elle a ensuite affirmé que ce n’étaient plus des élèves qu’elle avait en face d’elle mais bien “de jeunes adultes (…) davantage éclairés. Des jeunes adultes debout, forts. Et des jeunes adultes qui vont devoir poursuivre, en mer, sur terre, une route pour avancer”.
Elle a également eu une “pensée particulière” pour les élèves qui ne sont pas allés au bout de ce parcours et a lancé un message aux lauréats : “Là où vous serez encore plus forts, c'est chaque fois que vous les rencontrerez peut-être, un jour, quelque part, invitez-les à revenir dans le cadre qui leur permettra de savoir où ils doivent aller”.
La représentante de l’État a, quant à elle, assuré que cette cérémonie était une “fierté” pour tout le monde et surtout pour “ceux qui croient dans la jeunesse polynésienne et dans sa capacité à construire un avenir”. Elle a insisté sur le fait que ce qu’ils ont vécu “a dépassé largement le cadre de cette formation. Vous avez appris des compétences, bien sûr, mais vous avez surtout gagné en confiance. La confiance en vos capacités, la confiance dans votre avenir, et cette confiance est l'une des plus belles richesses que l'on puisse acquérir”.
Elle a également eu une “pensée particulière” pour les élèves qui ne sont pas allés au bout de ce parcours et a lancé un message aux lauréats : “Là où vous serez encore plus forts, c'est chaque fois que vous les rencontrerez peut-être, un jour, quelque part, invitez-les à revenir dans le cadre qui leur permettra de savoir où ils doivent aller”.
La représentante de l’État a, quant à elle, assuré que cette cérémonie était une “fierté” pour tout le monde et surtout pour “ceux qui croient dans la jeunesse polynésienne et dans sa capacité à construire un avenir”. Elle a insisté sur le fait que ce qu’ils ont vécu “a dépassé largement le cadre de cette formation. Vous avez appris des compétences, bien sûr, mais vous avez surtout gagné en confiance. La confiance en vos capacités, la confiance dans votre avenir, et cette confiance est l'une des plus belles richesses que l'on puisse acquérir”.
“J’ai appris que malgré la difficulté, il faut tenir bon et ne rien lâcher”
Heipuahi fait partie des volontaires. Elle affirme qu’au début, “c'était dur parce qu'on fait beaucoup de sport (…) mais après, au fil du temps, je me suis habituée”. Randonnées, déplacement à Tetiaroa ou encore cours de voile, telles ont été certaines de leurs activités. “La voile, je n’en avais jamais fait avant, c'était dur parce qu'il y avait beaucoup de vent. Mais j’ai appris que malgré la difficulté, il faut tenir bon et ne rien lâcher car dans la vie rien, n'est facile”. Plus tard, Heipuahi aimerait être douanière et elle considère que ce dispositif va l'aider, “surtout physiquement et aussi intellectuellement”.
Une mère de famille, Rava, assure que son fils s’est inscrit tout seul à ce dispositif. “Au début, il voulait juste voir ce que ça fait d'être dans l'armée”. Il a été séduit au point de ne pas souhaiter continuer ses études : “Il ne veut plus vraiment aller à l'école, il veut aller à l'armée pour avoir un meilleur avenir”.
Pour l’élu Tavini à l’assemblée Ueva Hamblin, également présent, il s’agit là d’un bon dispositif car “cela permet à nos jeunes de revenir sur le droit chemin pour construire leur avenir. Cela leur permet aussi d’apprendre la base de la vie comme le respect, l’amour ou encore aider son prochain”.
Le thème retenu cette année est l’océan et l’an prochain, “le fil conducteur” sera sans surprise “les Jeux du Pacifique, avec un accent particulier autour de la résilience du territoire”, a annoncé le représentant du RSMA.
Une mère de famille, Rava, assure que son fils s’est inscrit tout seul à ce dispositif. “Au début, il voulait juste voir ce que ça fait d'être dans l'armée”. Il a été séduit au point de ne pas souhaiter continuer ses études : “Il ne veut plus vraiment aller à l'école, il veut aller à l'armée pour avoir un meilleur avenir”.
Pour l’élu Tavini à l’assemblée Ueva Hamblin, également présent, il s’agit là d’un bon dispositif car “cela permet à nos jeunes de revenir sur le droit chemin pour construire leur avenir. Cela leur permet aussi d’apprendre la base de la vie comme le respect, l’amour ou encore aider son prochain”.
Le thème retenu cette année est l’océan et l’an prochain, “le fil conducteur” sera sans surprise “les Jeux du Pacifique, avec un accent particulier autour de la résilience du territoire”, a annoncé le représentant du RSMA.
Tamara Flores, volontaire : “Ce sont surtout les uniformes et les tenues que j’aime”
“Au début, c'était vraiment une découverte parce qu'on n'était pas dans la vie que l’on mène tous les jours. On est plutôt dans un cadre militaire où il y a diverses règles à respecter et à mettre en place. Pour nous, au début, ce n'était pas tellement facile, mais à force, on a réussi à s’y plier et à gérer tout ça. Pour certains, écouter, c’était très difficile car ils ont l'habitude chez eux de ne pas du tout écouter. Le côté physique aussi, ce n’était pas facile car lorsqu'on nous demandait de faire des choses, on était toujours obligés de trottiner ou de courir et on ne pouvait pas marcher.
La chose la plus difficile, c’était lorsqu'une personne faisait une faute, c'est tout le monde qui ramassait. Plus tard, je souhaite être gendarme car quand j’ai fait mes recherches, ils font également le service militaire et tout et ce que j’ai fait me permet d’être déjà rodée avant même de passer des concours, j’ai au moins eu la base. Après, ce sont surtout les uniformes et les tenues que j’aime.”
La chose la plus difficile, c’était lorsqu'une personne faisait une faute, c'est tout le monde qui ramassait. Plus tard, je souhaite être gendarme car quand j’ai fait mes recherches, ils font également le service militaire et tout et ce que j’ai fait me permet d’être déjà rodée avant même de passer des concours, j’ai au moins eu la base. Après, ce sont surtout les uniformes et les tenues que j’aime.”
Manuarii Oito, volontaire : “Moi, je ne vais pas aller à l’armée, je vais aller à la douane”
“J’ai appris la discipline, le travail en groupe, à ne pas baisser les bras, à toujours se surpasser lorsqu'on fait quelque chose et à toujours prendre au sérieux le travail. Au niveau de ma scolarité, cela se passe très bien, ça s'est amélioré depuis que j'ai participé au dispositif des ‘Volontaires jeunes cadets’. Maintenant, j'ai de meilleurs résultats, je me concentre mieux en cours et tout se passe bien.
C’est moi qui ai demandé de pouvoir vivre cette expérience, découvrir de nouvelles choses (…). La discipline était vraiment mise à l'épreuve, il fallait vraiment écouter et faire les exercices et les services sans refuser, il faut nettoyer les endroits quand on passe. C’est à la militaire et cela ne m’a pas trop dérangé parce que c'est ce que je voulais. Si vous voulez vous engager dans l’armée, vous avez une sorte d'entraînement avec ce dispositif pour voir si vous êtes aptes à entrer dans l'armée ou pas. Moi, je ne vais pas aller à l’armée, je vais aller à la douane.”
C’est moi qui ai demandé de pouvoir vivre cette expérience, découvrir de nouvelles choses (…). La discipline était vraiment mise à l'épreuve, il fallait vraiment écouter et faire les exercices et les services sans refuser, il faut nettoyer les endroits quand on passe. C’est à la militaire et cela ne m’a pas trop dérangé parce que c'est ce que je voulais. Si vous voulez vous engager dans l’armée, vous avez une sorte d'entraînement avec ce dispositif pour voir si vous êtes aptes à entrer dans l'armée ou pas. Moi, je ne vais pas aller à l’armée, je vais aller à la douane.”
Lucien et Lorna, parents de Heipuahi : “Ce n’était pas facile de la laisser partir (…) j’ai même pleuré”
“Je trouve que c’est un bon dispositif et en plus, ils bénéficient de formation, cela peut leur servir demain. En plus, notre fille est allée à Tetiaroa ; nous, on n’y est jamais allés. On a vu un changement dans son comportement, il y a beaucoup plus de respect.
C’est notre seule enfant, et au début, ce n’était pas facile de la laisser partir. J’ai eu pitié d’elle car c’est la première fois que l’on se sépare, j’ai même pleuré. Là-bas, elle n’avait pas de téléphone, donc pas de geek (rires). Aujourd’hui, on va lui donner son diplôme, peut-être que cela va lui servir plus tard. En tout cas, elle va continuer ses études et après l’obtention de son bac, peut-être qu’elle va se lancer dans l’armée. Au moins, là, c’est un dispositif sûr.”
C’est notre seule enfant, et au début, ce n’était pas facile de la laisser partir. J’ai eu pitié d’elle car c’est la première fois que l’on se sépare, j’ai même pleuré. Là-bas, elle n’avait pas de téléphone, donc pas de geek (rires). Aujourd’hui, on va lui donner son diplôme, peut-être que cela va lui servir plus tard. En tout cas, elle va continuer ses études et après l’obtention de son bac, peut-être qu’elle va se lancer dans l’armée. Au moins, là, c’est un dispositif sûr.”