Paris, France, le 28 octobre 2026. Foire d'empoigne au Parlement, de nouvelles manifestations attendues, des médias au coeur de passes d'armes inédites: le climat politique s'est encore tendu à six mois de la présidentielle dans un pays en "ébullition", de l'aveu d'Emmanuel Macron, qui doit s'adresser mercredi soir à la jeunesse.
Le chef de l'Etat sera interviewé à partir de 20H sur le chaîne Youtube HugoDécrypte, un format privilégié par l'Elysée pour ses jeunes audiences, notamment sur la mobilisation lycéenne et sa gestion par l'exécutif.
Durant le Conseil des ministres, le président de la République, qui multiplie les prises de parole depuis dix jours, a appelé mercredi matin à "l'unité" et à "la dignité" après l'attentat "terroriste raciste" perpétré vendredi à Trappes, dans les Yvelines, qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d'origine africaine.
Il a aussi décidé de la tenue prochaine d'un rare "hommage national" pour les victimes, présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu. "Puisse la force de cet hommage de la Nation conduire notre pays à retrouver le chemin de la concorde", l'a aussitôt remercié le maire de Trappes Ali Rabeh.
Car depuis cet attentat qui a aussi fait plusieurs blessés graves, le débat politico-médiatique, déjà conflictuel, s'est envenimé d'un cran supplémentaire, la gauche mais aussi des figures plus centristes reprochant à l'extrême droite, et à certains médias, d'avoir créé un terreau favorable au passage à l'acte.
Des députés écologistes, Benjamin Lucas et Léa Balage, ont ainsi demandé "le retrait des accréditations de CNews à l'Assemblée" pour, affirment-ils, protéger "la démocratie de ceux qui veulent la détruire en saturant l’espace médiatique de haine raciste". Tandis que le Rassemblement national a annoncé mardi des poursuites en diffamation contre le journal Le Monde, qu'il accuse d'avoir propagé une information "mensongère" pour le "salir" en affirmant que des tracts du parti avaient été retrouvés dans la voiture du suspect.
Emmanuel Macron a aussi "insisté sur le fait que la très faible compassion qu'il y a eu dans les heures qui ont suivi était de nature à inquiéter, de même que les tentatives d'instrumentalisation qui ont suivi", a rapporté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à l'issue du Conseil des ministres qui a été exclusivement consacré à cet attentat et à la mobilisation lycéenne et citoyenne qui secoue la France depuis un mois.
Le compte-rendu devant la presse de la réunion gouvernementale hebdomadaire a d'ailleurs illustré ce contexte de forte polarisation, avec des échanges très tendus entre la porte-parole et des journalistes classés à gauche.
Le chef de l'Etat sera interviewé à partir de 20H sur le chaîne Youtube HugoDécrypte, un format privilégié par l'Elysée pour ses jeunes audiences, notamment sur la mobilisation lycéenne et sa gestion par l'exécutif.
Durant le Conseil des ministres, le président de la République, qui multiplie les prises de parole depuis dix jours, a appelé mercredi matin à "l'unité" et à "la dignité" après l'attentat "terroriste raciste" perpétré vendredi à Trappes, dans les Yvelines, qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d'origine africaine.
Il a aussi décidé de la tenue prochaine d'un rare "hommage national" pour les victimes, présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu. "Puisse la force de cet hommage de la Nation conduire notre pays à retrouver le chemin de la concorde", l'a aussitôt remercié le maire de Trappes Ali Rabeh.
Car depuis cet attentat qui a aussi fait plusieurs blessés graves, le débat politico-médiatique, déjà conflictuel, s'est envenimé d'un cran supplémentaire, la gauche mais aussi des figures plus centristes reprochant à l'extrême droite, et à certains médias, d'avoir créé un terreau favorable au passage à l'acte.
Des députés écologistes, Benjamin Lucas et Léa Balage, ont ainsi demandé "le retrait des accréditations de CNews à l'Assemblée" pour, affirment-ils, protéger "la démocratie de ceux qui veulent la détruire en saturant l’espace médiatique de haine raciste". Tandis que le Rassemblement national a annoncé mardi des poursuites en diffamation contre le journal Le Monde, qu'il accuse d'avoir propagé une information "mensongère" pour le "salir" en affirmant que des tracts du parti avaient été retrouvés dans la voiture du suspect.
Emmanuel Macron a aussi "insisté sur le fait que la très faible compassion qu'il y a eu dans les heures qui ont suivi était de nature à inquiéter, de même que les tentatives d'instrumentalisation qui ont suivi", a rapporté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à l'issue du Conseil des ministres qui a été exclusivement consacré à cet attentat et à la mobilisation lycéenne et citoyenne qui secoue la France depuis un mois.
Le compte-rendu devant la presse de la réunion gouvernementale hebdomadaire a d'ailleurs illustré ce contexte de forte polarisation, avec des échanges très tendus entre la porte-parole et des journalistes classés à gauche.
"Ambiance nauséabonde"
De la même manière, l'entretien à couteaux tirés de l'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo mercredi matin sur franceinfo a fait l'objet de nombreuses critiques, notamment à l'extrême droite, poussant la station a défendre publiquement ses intervieweurs et à démentir s'être "excusée" auprès de l'invitée.
Alors que la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen fait figure de grande favorite de la présidentielle du printemps, et que les sondages donnent aujourd'hui celui de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon en mesure de se qualifier face à elle pour le second tour, la campagne est scandée essentiellement par leurs mouvements, aux deux extrémités de l'échiquier politique.
"Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition", a protesté lundi Emmanuel Macron, en déplacement express à Marseille pour saluer le retour de "l'ordre républicain" après le fiasco sécuritaire face aux pillages et violences qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre.
Le lendemain, lors d'une séance de questions au gouvernement très chahutée à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a dénoncé une "ambiance particulièrement nauséabonde" qui ne "laisse présager de rien de bon" pour la présidentielle.
Mercredi, les questions des députés et sénateurs au gouvernement n'ont pas connu le même degré d'intensité. Contrairement aux échanges sur les réseaux sociaux.
Le député macroniste Pierre Cazeneuve a ainsi commenté la nomination de son collègue ciottiste Charles Alloncle comme porte-parole de la campagne de Marine Le Pen par cette phrase: "On a tous un Alloncle raciste".
Réponse immédiate d'Eric Ciotti, qui a demandé une "sanction exemplaire" contre cette "injure infâme".
Alors que la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen fait figure de grande favorite de la présidentielle du printemps, et que les sondages donnent aujourd'hui celui de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon en mesure de se qualifier face à elle pour le second tour, la campagne est scandée essentiellement par leurs mouvements, aux deux extrémités de l'échiquier politique.
"Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition", a protesté lundi Emmanuel Macron, en déplacement express à Marseille pour saluer le retour de "l'ordre républicain" après le fiasco sécuritaire face aux pillages et violences qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre.
Le lendemain, lors d'une séance de questions au gouvernement très chahutée à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a dénoncé une "ambiance particulièrement nauséabonde" qui ne "laisse présager de rien de bon" pour la présidentielle.
Mercredi, les questions des députés et sénateurs au gouvernement n'ont pas connu le même degré d'intensité. Contrairement aux échanges sur les réseaux sociaux.
Le député macroniste Pierre Cazeneuve a ainsi commenté la nomination de son collègue ciottiste Charles Alloncle comme porte-parole de la campagne de Marine Le Pen par cette phrase: "On a tous un Alloncle raciste".
Réponse immédiate d'Eric Ciotti, qui a demandé une "sanction exemplaire" contre cette "injure infâme".