Tahiti, le 22 mai 2026 – Alors que Nicole Sanquer réclamait jeudi à Tarahoi une prolongation de trois à cinq ans de la DSP du transport aérien inter-îles afin de rassurer les archipels et les salariés d’Air Tahiti, Moetai Brotherson a opposé une fin de non-recevoir juridique. Le président du Pays assure qu’une telle extension serait incompatible avec la loi sur les délégations de service public et défend une prolongation transitoire d’un an, le temps d’achever la réforme du dispositif.
Le dossier sensible de la desserte aérienne interinsulaire est revenu jeudi matin dans l’hémicycle de Tarahoi, à l’occasion d’une question orale de la représentante non inscrite Nicole Sanquer. En ligne de mire : l’avenir de la délégation de service public (DSP) du transport aérien inter-îles, dont les contrats actuels arrivent à échéance fin juin.
Dans une intervention axée sur les conséquences concrètes dans les archipels, l’élue a alerté sur “une vive inquiétude” née des annonces du gouvernement autour d’une prolongation limitée de la DSP actuelle. Selon elle, cette incertitude “fragilise profondément l’ensemble des équilibres économiques et sociaux”, notamment aux Tuamotu-Gambier, où “des projets touristiques sont suspendus” et “des investissements sont remis en question”.
Nicole Sanquer a également insisté sur l’absence de visibilité pour les salariés d’Air Tahiti et les habitants des îles éloignées. “Le transport aérien interinsulaire n’est pas un service accessoire : il constitue le lien vital entre nos îles”, a-t-elle rappelé, regrettant que les travaux de réforme n’aient été engagés que “neuf mois avant son échéance”.
“La DSP actuelle reste perfectible”
Moetai Brotherson a néanmoins défendu la gestion du calendrier par le gouvernement, expliquant que la poursuite actuelle des vols visait avant tout à garantir la continuité du service public dans l’attente du futur dispositif. Le président confirme ainsi qu’une prolongation d’un an des DSP actuelles est envisagée – les contrats arrivant à échéance le 30 juin 2026 pour la DSP dite “32 îles” et le 15 juillet pour celle des Marquises – mais uniquement comme solution transitoire, le temps d’achever le futur schéma directeur du transport aérien interinsulaire.
Pour le chef de l’exécutif, aller au-delà poserait problème. “Prolonger la DSP au-delà d’un an sans en revoir le périmètre et les équilibres reviendrait à pérenniser des biais aujourd’hui clairement identifiés”, a fait valoir Moetai Brotherson, citant notamment “des exclusivités sur l’avitaillement, l’assistance en escale et le fret”, mais aussi “des effets de bord qui empêchent l’émergence d’une concurrence là où elle serait pertinente”. Le président estime également que le système actuel freine “le développement des vols charter et des solutions logistiques alternatives”. Avant de résumer : “La DSP actuelle constitue une avancée par rapport au dispositif antérieur, mais elle reste perfectible.”
Reconnaissant “un calendrier délicat”, le président a assuré que les inquiétudes des populations, des tavana et des professionnels avaient bien été prises en compte dans les travaux en cours. Il a également voulu rassurer les salariés d’Air Tahiti : “Le processus de renouvellement de la délégation de service public ne remet nullement en cause leurs emplois”, a-t-il indiqué, rappelant les échanges engagés ces derniers mois avec les représentants de la compagnie.
Le dossier sensible de la desserte aérienne interinsulaire est revenu jeudi matin dans l’hémicycle de Tarahoi, à l’occasion d’une question orale de la représentante non inscrite Nicole Sanquer. En ligne de mire : l’avenir de la délégation de service public (DSP) du transport aérien inter-îles, dont les contrats actuels arrivent à échéance fin juin.
Dans une intervention axée sur les conséquences concrètes dans les archipels, l’élue a alerté sur “une vive inquiétude” née des annonces du gouvernement autour d’une prolongation limitée de la DSP actuelle. Selon elle, cette incertitude “fragilise profondément l’ensemble des équilibres économiques et sociaux”, notamment aux Tuamotu-Gambier, où “des projets touristiques sont suspendus” et “des investissements sont remis en question”.
Nicole Sanquer a également insisté sur l’absence de visibilité pour les salariés d’Air Tahiti et les habitants des îles éloignées. “Le transport aérien interinsulaire n’est pas un service accessoire : il constitue le lien vital entre nos îles”, a-t-elle rappelé, regrettant que les travaux de réforme n’aient été engagés que “neuf mois avant son échéance”.
“La DSP actuelle reste perfectible”
Moetai Brotherson a néanmoins défendu la gestion du calendrier par le gouvernement, expliquant que la poursuite actuelle des vols visait avant tout à garantir la continuité du service public dans l’attente du futur dispositif. Le président confirme ainsi qu’une prolongation d’un an des DSP actuelles est envisagée – les contrats arrivant à échéance le 30 juin 2026 pour la DSP dite “32 îles” et le 15 juillet pour celle des Marquises – mais uniquement comme solution transitoire, le temps d’achever le futur schéma directeur du transport aérien interinsulaire.
Pour le chef de l’exécutif, aller au-delà poserait problème. “Prolonger la DSP au-delà d’un an sans en revoir le périmètre et les équilibres reviendrait à pérenniser des biais aujourd’hui clairement identifiés”, a fait valoir Moetai Brotherson, citant notamment “des exclusivités sur l’avitaillement, l’assistance en escale et le fret”, mais aussi “des effets de bord qui empêchent l’émergence d’une concurrence là où elle serait pertinente”. Le président estime également que le système actuel freine “le développement des vols charter et des solutions logistiques alternatives”. Avant de résumer : “La DSP actuelle constitue une avancée par rapport au dispositif antérieur, mais elle reste perfectible.”
Reconnaissant “un calendrier délicat”, le président a assuré que les inquiétudes des populations, des tavana et des professionnels avaient bien été prises en compte dans les travaux en cours. Il a également voulu rassurer les salariés d’Air Tahiti : “Le processus de renouvellement de la délégation de service public ne remet nullement en cause leurs emplois”, a-t-il indiqué, rappelant les échanges engagés ces derniers mois avec les représentants de la compagnie.