Tahiti, le 2 novembre 2026 - La saison des combats de coqs a débuté en juillet dernier et prendra fin en février prochain. Plusieurs adeptes venus des îles éloignées se sont retrouvés en octobre dernier à Punaruu. “Les combats de coqs, c’est notre Hawaiki Nui à nous”, disent certains. Pour d’autres, “c’est comme la boxe, le combat a lieu sur le ring et quand on sort du ring, c’est terminé. Il y a le respect de l’adversaire et de notre culture”.
De nombreux coqueleurs, venus des Raromata’i, de Moorea ou encore de Hao se sont donné rendez-vous, quatre jours durant, lors de la deuxième quinzaine du mois d’octobre, pour essayer de gagner le jackpot de 500 000 francs pour un combat de coqs chrono. Entendez par là le coq qui aura mis le moins de temps pour mettre KO son adversaire remporte la cagnotte.
En ce mois d’octobre, le rendez-vous est donné au fond de la vallée de la Punaruu, pas d’inquiétude il faut suivre les voitures et te garer. Attention, il ne faut pas bloquer la circulation sans quoi tu auras la surprise de découvrir une amende sur ton pare-brise puisque les gendarmes y font des tours.
Il faudra marcher un peu et lorsque tu entendras un brouhaha, c’est que le gallodrome n’est pas loin. Et là, un grand hangar s’étend vers toi, l’endroit est très propre, et les coqs sont posés par terre avec au bout d’une de leurs pattes une corde reliée à un clou. Leurs propriétaires ne sont d’ailleurs pas loin d’eux. Ils attendent qu’un adversaire leur propose un combat. Ils cherchent donc d’abord des coqs qui ont le même poids que leur gallinacée.
“Il faut élever des champions, pas des umara”
Raufea, originaire de Teahupo’o, habite aujourd’hui à Toahotu. C’est lui qui détenait le record du chrono ce fameux dimanche puisque son coq a battu son adversaire en 1 minute 36 secondes. “Normalement, il a fait moins d'une minute. Sur la vidéo, il a fait 56 secondes mais il fallait attendre que son propriétaire mette le pied dans l’arène, c'est la règle. Et il a fait exprès d'attendre, mais j'accepte, je suis bon joueur, c'est le jeu”.
Raufea explique que son coq a été préparé au chrono : “On était sûr de gagner et il a réussi. Notre coq n'a que 9 mois et normalement, dans les combats de coqs, il faut attendre un an et demi, deux ans. Là, on l'a emmené exprès parce qu'on l'a testé plusieurs fois. C'est moi qui l'ai entraîné et je n’ai rien fait de spécial. Après, la race du coq joue aussi. Et chaque écurie a sa préférence de race. Là, il y a des fusions entre des nouvelles races et une ancienne race. Dans cette lignée, il y a plusieurs champions qui sont sortis.”
Ce dernier confie avoir cent coqs. “Cela me coûte 30 000 francs par semaine. Il faut élever des champions, pas des umara comme on dit. C'est sûr, il faut gagner le combat, sinon
ça sert à rien d'élever juste pour le plaisir.”
“C’est comme la boxe, j’aime bien quand l’autre est KO”
L’équipe de Ryan est venue de Taha’a avec six coqs et l’un d’eux vient de gagner la partie. Il récupère son coq au milieu de l’arène et sort en poussant des cris de joie. L’arène est noire de monde et les combats s’enchaînent.
Cela fait 12 ans que Ryan accompagne son père dans les combats de coqs et il s’investit pleinement dans cette activité. “C’est comme la boxe, j’aime bien quand l’autre est KO car s’occuper d’eux, ça prend du temps, environ 40 minutes d’entraînement tous les jours, leur donner à manger et donner leur ra’au (…). Il faut aimer, c’est une passion.”
Ce jeune coqueleur sait aussi que ce tout ce travail en amont sera récompensé. “On sait déjà que cela va payer, comme on a des bons coqs.” Il ajoute qu’ils choisissent aussi leurs adversaires selon “le poids, la taille et l’écurie, bon après on va quand même combattre même s’ils sont forts”.
Il souligne que Taha’a est descendu avec à peu près une vingtaine de coqs. “Les caisses pour les coqs coûtent 4 500 francs l’aller plus nos billets. Du coup, on est obligé de faire de gros combats pour rattraper tout cela”.
De son côté, son père, Raimana, confie avoir prié pour les coqueleurs des Raromata’i et pour ses coqs. “Voilà, on peut aller manger ce soir au restaurant !”
“C'est comme un enfant (…) tu dois faire des sacrifices”
Tchoumel, un jeune coqueleur, explique que tous pèsent leur coq pour ensuite “challenger avec les autres coqueleurs (…). Tu ne te bats pas contre tes amis proches, c’est par respect car cela peut casser, en quelque sorte, notre amitié”. Son coq pèse 1,7 kilo et “il peut se battre avec un coq plus lourd que lui mais il faut être prêt à accepter la défaite. C'est un risque à prendre car il a un avantage sur toi”.
“Depuis ma naissance, je suis dans les coqs avec mon grand-père. Mes amis ont commencé à s'intéresser au combat de coqs. Du coup, je me suis lancé avec eux et en même temps, j'ai repris aussi avec ma famille.”
Le jeune homme assure que “c’est du travail car c'est comme un enfant, tu dois être tous les jours avec lui. Tu dois faire des sacrifices, tu ne peux plus aller ailleurs. Mais le soir, comme il dort, je peux sortir avec mes amis”. Il affirme que sa journée débute à 5 heures et finit à 17 heures. Tchoumel explique qu’il travaille la stabilité du coq en le sortant de sa cage. Il doit également le mettre au soleil “pour que sa peau durcisse et qu’il soit plus résistant aux piqûres”. Et tout ce travail doit être fait pendant trois à quatre mois.
Il explique aussi que certains coqs passent sous le rasoir pour “aérer au maximum le coq, pour qu'il respire mieux. Avec les plumes, il étouffe un peu (…). Et là l’entraînement peut commencer”. C’est un de ses amis qui s’en occupe car il n’a pour l’instant “aucune expérience. Ça fait deux ans que j'analyse le copain et l’année prochaine, je vais me lancer”.
Si son coq gagne un combat, “je paie mon copain en fonction des victoires, en pourcentage, c’est à peu près 20 % de la cagnotte”.
Selon lui, la saison des combats a débuté en mi-juillet et se finit en février car “c'est la période de mue, le coq développe ses nouvelles plumes, du coup il est malade, il a de la fièvre et tu es obligé de le mettre au repos, jusqu'à l'année prochaine”.
Tchoumel aime cette discipline car “ça fait partie de la culture”, dit-il et il aime également
“le challenge (…) et en venant aux combats de coqs, j’apprends de plus en plus”.
“Cela fait partie de notre culture et de la tradition mā’ohi”
Un coqueleur de Moorea, qui est dans les combats de coqs “depuis mes grands-parents et aujourd’hui mes enfants aussi sont dedans”, explique que “pendant que la Hawaiki Nui se prépare aux Raromata’i, ici à Tahiti, les coqueleurs se préparent également pour ce grand jour. Et c’est une joie pour nous car cela se passe une fois par an (…). C’est comme les courses de va’a, tout le monde a sa chance, tout le monde peut gagner. C’est vrai qu’il y a les favoris bien sûr, mais tout le monde a sa chance. Les combats de coqs, c’est notre Hawaiki Nui à nous”, dit-il.
Le coqueleur assure également que l’élevage et le combat de coqs, “c’est dans le sang du taata tahiti, il n’a pas besoin de l’apprendre, cela fait partie de notre culture et de la tradition mā’ohi. Le combat de coqs est interdit en France et chez nous, on peut encore le pratiquer. C’est vraiment une joie car certains ont le va’a, d’autres le football, et nous le combat de coqs (…). Ici il y a aussi le respect. C’est comme la boxe, le combat a lieu sur le ring et quand on sort du ring, c’est terminé. Il y a le respect de l’adversaire et de notre culture”.
Ce dernier n’hésite pas à dire : “Je préfère mon coq à ma femme et c’est plus facile aussi de s’en occuper qu’une femme. En plus, il ne va pas me gronder !”
“C’est notre passion, on aime ce sport”
La team Huahine était aussi présente ce dimanche-là à Punaruu. Elle a gagné un combat et grâce à cela, elle est rentrée dans ses frais. “Le billet d’avion a été remboursé (…). On est heureux car avant d’aller sur le ring, un coqueleur est venu nous voir et nous a demandé si on ne voulait pas un combat avec son coq, on a accepté. Et dans l’arène, notre coq s’est dépassé. Il a blessé son adversaire mais ça va, car on est bien outillé, on a les antibiotiques et tout ce qu’il faut. Maintenant, on va le laisser tranquille pendant un mois.”
Cela fait 30 ans que la team est dans les combats de coqs. “C’est notre passion, on aime ce sport car pour nous, c’est un sport. En plus, cela demande beaucoup de travail. Il faut faire attention à leur alimentation, à leurs vitamines et c’est quand même cher, surtout les vitamines. Et les vitamines servent surtout à ce que ton coq soit bien costaud et endurant. Si tu ne lui en donnes pas, au bout de seulement dix minutes il va être fatigué, alors qu’avec la vitamine, il peut tenir une heure sur le ring”.
La team Huahine a appris cette discipline “en regardant” les autres coqueleurs. “On a aussi appris avec des maîtres comme eux. Et aujourd’hui, tout est sur le net, tu peux grâce à Facebook et YouTube voir comment entraîner un coq”.
De nombreux coqueleurs, venus des Raromata’i, de Moorea ou encore de Hao se sont donné rendez-vous, quatre jours durant, lors de la deuxième quinzaine du mois d’octobre, pour essayer de gagner le jackpot de 500 000 francs pour un combat de coqs chrono. Entendez par là le coq qui aura mis le moins de temps pour mettre KO son adversaire remporte la cagnotte.
En ce mois d’octobre, le rendez-vous est donné au fond de la vallée de la Punaruu, pas d’inquiétude il faut suivre les voitures et te garer. Attention, il ne faut pas bloquer la circulation sans quoi tu auras la surprise de découvrir une amende sur ton pare-brise puisque les gendarmes y font des tours.
Il faudra marcher un peu et lorsque tu entendras un brouhaha, c’est que le gallodrome n’est pas loin. Et là, un grand hangar s’étend vers toi, l’endroit est très propre, et les coqs sont posés par terre avec au bout d’une de leurs pattes une corde reliée à un clou. Leurs propriétaires ne sont d’ailleurs pas loin d’eux. Ils attendent qu’un adversaire leur propose un combat. Ils cherchent donc d’abord des coqs qui ont le même poids que leur gallinacée.
“Il faut élever des champions, pas des umara”
Raufea, originaire de Teahupo’o, habite aujourd’hui à Toahotu. C’est lui qui détenait le record du chrono ce fameux dimanche puisque son coq a battu son adversaire en 1 minute 36 secondes. “Normalement, il a fait moins d'une minute. Sur la vidéo, il a fait 56 secondes mais il fallait attendre que son propriétaire mette le pied dans l’arène, c'est la règle. Et il a fait exprès d'attendre, mais j'accepte, je suis bon joueur, c'est le jeu”.
Raufea explique que son coq a été préparé au chrono : “On était sûr de gagner et il a réussi. Notre coq n'a que 9 mois et normalement, dans les combats de coqs, il faut attendre un an et demi, deux ans. Là, on l'a emmené exprès parce qu'on l'a testé plusieurs fois. C'est moi qui l'ai entraîné et je n’ai rien fait de spécial. Après, la race du coq joue aussi. Et chaque écurie a sa préférence de race. Là, il y a des fusions entre des nouvelles races et une ancienne race. Dans cette lignée, il y a plusieurs champions qui sont sortis.”
Ce dernier confie avoir cent coqs. “Cela me coûte 30 000 francs par semaine. Il faut élever des champions, pas des umara comme on dit. C'est sûr, il faut gagner le combat, sinon
ça sert à rien d'élever juste pour le plaisir.”
“C’est comme la boxe, j’aime bien quand l’autre est KO”
L’équipe de Ryan est venue de Taha’a avec six coqs et l’un d’eux vient de gagner la partie. Il récupère son coq au milieu de l’arène et sort en poussant des cris de joie. L’arène est noire de monde et les combats s’enchaînent.
Cela fait 12 ans que Ryan accompagne son père dans les combats de coqs et il s’investit pleinement dans cette activité. “C’est comme la boxe, j’aime bien quand l’autre est KO car s’occuper d’eux, ça prend du temps, environ 40 minutes d’entraînement tous les jours, leur donner à manger et donner leur ra’au (…). Il faut aimer, c’est une passion.”
Ce jeune coqueleur sait aussi que ce tout ce travail en amont sera récompensé. “On sait déjà que cela va payer, comme on a des bons coqs.” Il ajoute qu’ils choisissent aussi leurs adversaires selon “le poids, la taille et l’écurie, bon après on va quand même combattre même s’ils sont forts”.
Il souligne que Taha’a est descendu avec à peu près une vingtaine de coqs. “Les caisses pour les coqs coûtent 4 500 francs l’aller plus nos billets. Du coup, on est obligé de faire de gros combats pour rattraper tout cela”.
De son côté, son père, Raimana, confie avoir prié pour les coqueleurs des Raromata’i et pour ses coqs. “Voilà, on peut aller manger ce soir au restaurant !”
“C'est comme un enfant (…) tu dois faire des sacrifices”
Tchoumel, un jeune coqueleur, explique que tous pèsent leur coq pour ensuite “challenger avec les autres coqueleurs (…). Tu ne te bats pas contre tes amis proches, c’est par respect car cela peut casser, en quelque sorte, notre amitié”. Son coq pèse 1,7 kilo et “il peut se battre avec un coq plus lourd que lui mais il faut être prêt à accepter la défaite. C'est un risque à prendre car il a un avantage sur toi”.
“Depuis ma naissance, je suis dans les coqs avec mon grand-père. Mes amis ont commencé à s'intéresser au combat de coqs. Du coup, je me suis lancé avec eux et en même temps, j'ai repris aussi avec ma famille.”
Le jeune homme assure que “c’est du travail car c'est comme un enfant, tu dois être tous les jours avec lui. Tu dois faire des sacrifices, tu ne peux plus aller ailleurs. Mais le soir, comme il dort, je peux sortir avec mes amis”. Il affirme que sa journée débute à 5 heures et finit à 17 heures. Tchoumel explique qu’il travaille la stabilité du coq en le sortant de sa cage. Il doit également le mettre au soleil “pour que sa peau durcisse et qu’il soit plus résistant aux piqûres”. Et tout ce travail doit être fait pendant trois à quatre mois.
Il explique aussi que certains coqs passent sous le rasoir pour “aérer au maximum le coq, pour qu'il respire mieux. Avec les plumes, il étouffe un peu (…). Et là l’entraînement peut commencer”. C’est un de ses amis qui s’en occupe car il n’a pour l’instant “aucune expérience. Ça fait deux ans que j'analyse le copain et l’année prochaine, je vais me lancer”.
Si son coq gagne un combat, “je paie mon copain en fonction des victoires, en pourcentage, c’est à peu près 20 % de la cagnotte”.
Selon lui, la saison des combats a débuté en mi-juillet et se finit en février car “c'est la période de mue, le coq développe ses nouvelles plumes, du coup il est malade, il a de la fièvre et tu es obligé de le mettre au repos, jusqu'à l'année prochaine”.
Tchoumel aime cette discipline car “ça fait partie de la culture”, dit-il et il aime également
“le challenge (…) et en venant aux combats de coqs, j’apprends de plus en plus”.
“Cela fait partie de notre culture et de la tradition mā’ohi”
Un coqueleur de Moorea, qui est dans les combats de coqs “depuis mes grands-parents et aujourd’hui mes enfants aussi sont dedans”, explique que “pendant que la Hawaiki Nui se prépare aux Raromata’i, ici à Tahiti, les coqueleurs se préparent également pour ce grand jour. Et c’est une joie pour nous car cela se passe une fois par an (…). C’est comme les courses de va’a, tout le monde a sa chance, tout le monde peut gagner. C’est vrai qu’il y a les favoris bien sûr, mais tout le monde a sa chance. Les combats de coqs, c’est notre Hawaiki Nui à nous”, dit-il.
Le coqueleur assure également que l’élevage et le combat de coqs, “c’est dans le sang du taata tahiti, il n’a pas besoin de l’apprendre, cela fait partie de notre culture et de la tradition mā’ohi. Le combat de coqs est interdit en France et chez nous, on peut encore le pratiquer. C’est vraiment une joie car certains ont le va’a, d’autres le football, et nous le combat de coqs (…). Ici il y a aussi le respect. C’est comme la boxe, le combat a lieu sur le ring et quand on sort du ring, c’est terminé. Il y a le respect de l’adversaire et de notre culture”.
Ce dernier n’hésite pas à dire : “Je préfère mon coq à ma femme et c’est plus facile aussi de s’en occuper qu’une femme. En plus, il ne va pas me gronder !”
“C’est notre passion, on aime ce sport”
La team Huahine était aussi présente ce dimanche-là à Punaruu. Elle a gagné un combat et grâce à cela, elle est rentrée dans ses frais. “Le billet d’avion a été remboursé (…). On est heureux car avant d’aller sur le ring, un coqueleur est venu nous voir et nous a demandé si on ne voulait pas un combat avec son coq, on a accepté. Et dans l’arène, notre coq s’est dépassé. Il a blessé son adversaire mais ça va, car on est bien outillé, on a les antibiotiques et tout ce qu’il faut. Maintenant, on va le laisser tranquille pendant un mois.”
Cela fait 30 ans que la team est dans les combats de coqs. “C’est notre passion, on aime ce sport car pour nous, c’est un sport. En plus, cela demande beaucoup de travail. Il faut faire attention à leur alimentation, à leurs vitamines et c’est quand même cher, surtout les vitamines. Et les vitamines servent surtout à ce que ton coq soit bien costaud et endurant. Si tu ne lui en donnes pas, au bout de seulement dix minutes il va être fatigué, alors qu’avec la vitamine, il peut tenir une heure sur le ring”.
La team Huahine a appris cette discipline “en regardant” les autres coqueleurs. “On a aussi appris avec des maîtres comme eux. Et aujourd’hui, tout est sur le net, tu peux grâce à Facebook et YouTube voir comment entraîner un coq”.
Les combats de coq autorisés au Fenua car ils “relèvent de la tradition”
L’article 521-1 du code pénal stipule que “le fait (…) de donner volontairement la mort à un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, hors du cadre d'activités légales” est passible, depuis le 2 décembre 2021, de trois ans de prison et de 5 366 700 francs d’amende.
Cependant, le code pénal prévoit deux exceptions puisque l’article ci-dessus “n’est pas applicable aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Il n’est pas non plus applicable aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie”.
Le Conseil constitutionnel a été saisi le 21 juin 2012 par le Conseil d’État pour une question prioritaire de constitutionalité posée par le Comité radicalement anticorrida et l’association Droits des animaux. Le Conseil constitutionnel a estimé que cette dérogation est conforme à la Constitution et que cela ne s’applique que dans “les parties du territoire national où l’existence d’une telle tradition ininterrompue est établie et pour les seuls actes qui relèvent de cette tradition”.
Le combat de coqs est donc autorisé dans le Nord-Pas-de-Calais, en Martinique, à La Réunion, en Guadeloupe et au Fenua.
Cependant, le code pénal prévoit deux exceptions puisque l’article ci-dessus “n’est pas applicable aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Il n’est pas non plus applicable aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie”.
Le Conseil constitutionnel a été saisi le 21 juin 2012 par le Conseil d’État pour une question prioritaire de constitutionalité posée par le Comité radicalement anticorrida et l’association Droits des animaux. Le Conseil constitutionnel a estimé que cette dérogation est conforme à la Constitution et que cela ne s’applique que dans “les parties du territoire national où l’existence d’une telle tradition ininterrompue est établie et pour les seuls actes qui relèvent de cette tradition”.
Le combat de coqs est donc autorisé dans le Nord-Pas-de-Calais, en Martinique, à La Réunion, en Guadeloupe et au Fenua.