Colloque sur la souveraineté à l’UPF : Semir Al Wardi précise l’origine du huis clos


Tahiti, le 10 mars 2026 – Après les réactions suscitées par le colloque sur la souveraineté organisé à l’Université de la Polynésie française, son organisateur, le politologue Semir Al Wardi, apporte des précisions. Il confirme que l’idée d’organiser une partie des échanges à huis clos vient bien des organisateurs eux-mêmes, et non de l’État.
 
Le colloque consacré à la souveraineté dans le Pacifique, organisé cette semaine à l’Université de la Polynésie française, continue de susciter des réactions. Après les critiques formulées par plusieurs universitaires sur la tenue de cette rencontre à huis clos, son organisateur, le politologue Semir Al Wardi, a tenu à apporter des précisions.
 
“C’est nous qui avons proposé le huis clos”, explique-t-il. Une mise au point qui rejoint la position exprimée par l’État, pointé du doigt par certains chercheurs mais qui renvoie l’organisation du colloque à l’Université de la Polynésie française. Selon Semir Al Wardi, cette option a été évoquée lors de la préparation de la rencontre afin de répondre à certaines inquiétudes exprimées en amont autour du contenu des discussions. Une partie du programme est notamment consacrée à la situation institutionnelle en Nouvelle-Calédonie, un sujet particulièrement sensible dans le contexte politique actuel dans le Pacifique.
 
L’objectif, précise le politologue, était de permettre des échanges plus libres entre chercheurs et intervenants sur des questions politiques et institutionnelles délicates. La proposition a ensuite été validée par la présidence de l’Université de la Polynésie française dans le cadre de l’organisation du colloque.
 
La tenue de cette rencontre à huis clos a suscité de vives réactions parmi certains universitaires invités, qui dénoncent une “restriction sérieuse des libertés académiques”. Les critiques formulées par plusieurs chercheurs, les réactions politiques ainsi que les explications avancées par l’État sont à retrouver dans notre article publié ce matin sur Tahiti Infos.
 


 

Rédigé par Stéphanie Delorme le Mardi 10 Mars 2026 à 16:22 | Lu 1382 fois