Teipo Maruake a frôlé la catastrophe dans le quartier Ropu (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 21 janvier 2026 - Entre les chutes d’arbres et les inondations, les services techniques de l’Équipement et des communes de la Presqu’île sont sur tous les fronts ce mercredi, tandis qu’une vigilance orange pour fortes pluies et une vigilance jaune pour vents violents sont en vigueur sur l’ensemble des îles du Vent et Sous-le-Vent. Des intempéries qui rappellent à chaque fois l’urgence des travaux de sécurisation sur les zones à risque, comme les portions de route à flanc de montagne et les évacuations bouchées ou sous-dimensionnées.
Comme annoncé par la vigilance orange émise dès mardi après-midi par Météo-France, des pluies diluviennes se sont abattues sur les îles du Vent et Sous-le-Vent dans la nuit et ce mercredi. Une vigilance jaune pour vents violents s’est ajoutée au tableau. Au sud de Tahiti, les interventions se sont enchaînées pour les services techniques de la Direction de l’équipement et des communes, mobilisés sur plusieurs chutes d’arbres.
Comme annoncé par la vigilance orange émise dès mardi après-midi par Météo-France, des pluies diluviennes se sont abattues sur les îles du Vent et Sous-le-Vent dans la nuit et ce mercredi. Une vigilance jaune pour vents violents s’est ajoutée au tableau. Au sud de Tahiti, les interventions se sont enchaînées pour les services techniques de la Direction de l’équipement et des communes, mobilisés sur plusieurs chutes d’arbres.
Sécuriser la Dorsale de Afaahiti
À Taiarapu-Est, ces interventions ont concerné le virage de Paihoro à Taravao et la route de la Dorsale à Afaahiti. Face à l’inquiétude des usagers de la Dorsale – qui sollicitent de longue date un élagage des arbres et la sécurisation du talus, ainsi que l’élargissement de la chaussée, dont une portion a été fragilisée suite à l’accident d’un camion en novembre dernier –, la commune de Taiarapu-Est a réagi à ces doléances “légitimes” sur sa page Facebook : “Le maire (Anthony Jamet, NDLR) a signalé au gouvernement précédent et à l'actuel gouvernement et à ses services, par des écrits et à l'occasion de rencontres de travail et de visites de terrain, la dangerosité de ce secteur routier et du besoin de redimensionner les réseaux pour répondre aux besoins de la population grandissante”. Des travaux attendus de pied ferme par les habitants et les professionnels qui empruntent quotidiennement cette route sinueuse marquée par une forte pente.
La chute d’un pistachier a bloqué à la circulation et provoqué une coupure de courant à Mitirapa.
Vigilance à Toahotu
À Taiarapu-Ouest, c’est la route de Puunui à Toahotu qui a été déblayée en début de matinée. Vers 9 heures, un incident de plus grande ampleur a interrompu la circulation dans les deux sens sur la route territoriale qui relie Taravao à Teahupo’o, provoquant un important embouteillage. En cause : la chute d’un pistachier au PK 3,600 de Toahotu, à Mitirapa, qui a entraîné un éboulement et une coupure de courant sans faire de blessé. Suite à l’intervention des agents du Secosud, la chaussée a été rapidement dégagée, permettant le rétablissement d’une circulation alternée pendant la poursuite des travaux de déblaiement et de réalimentation en électricité des foyers du secteur. Pour le maire de Taiarapu-Ouest, Tetuanui Hamblin, mobilisé sur place aux côtés des secours, des travaux de sécurisation s’imposent. “Il faut descendre cette colline et faire un redans de sécurité”, préconise le tāvana à plus long terme.
Des inondations ont également nécessité des interventions à Faaone et à Vairao. À Toahotu, Teipo Maruake a frôlé la catastrophe au PK 5,500 du quartier Ropu. “Ce matin, vers 6 heures, il a plu tellement fort que ma maison a commencé à être inondée. C’est ma hantise, vu que j’habite en contre-bas de la route, pire encore depuis que la route a été refaite. Heureusement qu’il faisait jour et que j’ai eu le réflexe d’appeler les secours car l’eau est montée très vite. Ils sont intervenus pour déboucher les évacuations et l’eau est redescendue. J’avais mis toutes mes affaires en hauteur, donc je n’ai pas eu trop de dégâts”, confie-t-elle. Habituellement épargnée, cette habitante avait déjà été impactée par l’accumulation des fortes pluies en novembre dernier. “Il faut venir entretenir plus régulièrement les caniveaux”, lance-t-elle à l’intention des autorités.
Dans ce contexte, certains parents n’ont pas été en mesure d’accompagner leurs enfants à l’école, notamment dans les vallées où les cours d’eau en crue étaient infranchissables. D’autres ont fait le choix de renoncer à cette demi-journée de classe, estimant que le risque sur la route était trop grand.