Tahiti, le 14 octobre 2026 - Le Syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (Sigfa) a trouvé dans le Conseil économique, social, environnemental et culturel de Polynésie française (Cesec) un allié de taille. Après un débat vif, où chaque conseiller y est allé de son anecdote sur les chiens, l’institution a adopté ce mercredi, par 33 voix pour et 5 abstentions, le vœu relatif au renforcement de la protection et du bien-être animal.
Le Conseil économique, social, environnemental et culturel de Polynésie française (Cesec) s’est penché, ce mercredi, sur la situation des animaux en Polynésie en présentant un vœu relatif au renforcement de la protection et du bien-être animal. “Le sujet nous tient à cœur”, a lancé d’emblée la présidente du Cesec, Maiana Bambridge. Pour Matairii Maire, directeur du Syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (Sigfa), c’est même le tournant qu’il attendait : le conseil devient “le nouveau relais” d’une dynamique.
“La situation est alarmante”, a martelé Matairii Maire qui était venu plaider devant les conseillers et expliquer les missions du syndicat. Cinq personnes ont été tuées par des chiens depuis 2018, dont une touriste polonaise, morte après être entrée dans l’eau pour échapper à des chiens qui l’agressaient. Quant à la population canine, les associations l’estiment à 500 000 chiens pour 278 000 habitants, un chiffre que le texte rappelle sans qu’aucun recensement ne l’étaye.
C’est dans les quartiers que le problème se voit : poubelles renversées, déjections, aboiements, bagarres de chiens, risque de leptospirose, sans compter les conflits de voisinage et l’image renvoyée aux touristes.
La cause est connue du Cesec, qui écrit que “l’euthanasie demeure ainsi, en pratique, l’issue ordinaire du passage en fourrière”. À Faa’a, 300 à 400 chiens sont ainsi euthanasiés chaque année. Et à Afaahiti, un site avec “très peu de moyens humains” accueille 60 chiens que le Sigfa n’arrive pas à prendre en charge “par manque de structure”. Comme la commune de Taiarapu-Est n’a ni fourrière ni refuge, “les gens souffrent et les animaux souffrent”, a rappelé Matairii Maire.
Le Conseil économique, social, environnemental et culturel de Polynésie française (Cesec) s’est penché, ce mercredi, sur la situation des animaux en Polynésie en présentant un vœu relatif au renforcement de la protection et du bien-être animal. “Le sujet nous tient à cœur”, a lancé d’emblée la présidente du Cesec, Maiana Bambridge. Pour Matairii Maire, directeur du Syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (Sigfa), c’est même le tournant qu’il attendait : le conseil devient “le nouveau relais” d’une dynamique.
“La situation est alarmante”, a martelé Matairii Maire qui était venu plaider devant les conseillers et expliquer les missions du syndicat. Cinq personnes ont été tuées par des chiens depuis 2018, dont une touriste polonaise, morte après être entrée dans l’eau pour échapper à des chiens qui l’agressaient. Quant à la population canine, les associations l’estiment à 500 000 chiens pour 278 000 habitants, un chiffre que le texte rappelle sans qu’aucun recensement ne l’étaye.
C’est dans les quartiers que le problème se voit : poubelles renversées, déjections, aboiements, bagarres de chiens, risque de leptospirose, sans compter les conflits de voisinage et l’image renvoyée aux touristes.
La cause est connue du Cesec, qui écrit que “l’euthanasie demeure ainsi, en pratique, l’issue ordinaire du passage en fourrière”. À Faa’a, 300 à 400 chiens sont ainsi euthanasiés chaque année. Et à Afaahiti, un site avec “très peu de moyens humains” accueille 60 chiens que le Sigfa n’arrive pas à prendre en charge “par manque de structure”. Comme la commune de Taiarapu-Est n’a ni fourrière ni refuge, “les gens souffrent et les animaux souffrent”, a rappelé Matairii Maire.
Demande de recrutement à la cellule bien-être animal de la Diren
Pourtant, des modèles qui fonctionnent existent. À Arue, le prestataire est épaulé par des agents techniques toujours présents sur le terrain : “Ils savent quand un chien va sortir de sa propriété et interviennent au bon moment”. Après des années de sensibilisation, flyers à l’appui, les habitants connaissent la fourrière et ses procédures, et “ses cinq cages ne sont même pas toutes pleines”, a ajouté Matairii Maire. À Punaauia, “un marché avec un prestataire permet à la police municipale de le solliciter systématiquement”. Paea, qui a “moins de moyens”, ne l’appelle que ponctuellement : “Ses policiers vont sur place comprendre la plainte et résoudre le problème avec le propriétaire”, a exposé Matairii Maire. Le Sigfa y voit “un bel exemple” à étendre à toutes les communes.
Le vœu formulé par le Cesec en tire cinq priorités pour le Pays : achever le cadre juridique, faire de la stérilisation et de l’identification une priorité dans tous les archipels, créer de véritables capacités d’accueil, donner aux associations les moyens d’agir et adopter un plan polynésien 2027-2031.
Le vœu demande que les 100 millions de francs débloqués par le collectif budgétaire 3 soient engagés sans délai. Pour rappel : le plan d’action national présenté le 28 juillet 2026 prévoit une enveloppe de 10 millions d’euros, soit environ 1,19 milliard de francs, pour les refuges et les campagnes de stérilisation.
Le Sigfa compte aussi sur le recrutement à la cellule bien-être animal de la Direction de l’environnement (Diren). Le Cesec préconise de mutualiser les moyens entre communes et de responsabiliser les propriétaires.
En fin de séance et après que le vœu a été adopté par 33 voix pour et 5 abstentions, Matairii Maire a ajouté qu’il allait “aller toquer à toutes les portes”, et le Sigfa espère que ses messages seront ainsi “démultipliés”. “On va aller beaucoup plus vite”, estime-t-il, en échangeant d’abord avec les autres communes pour que chacune invente son modèle, sur une même base : le bien-être animal et celui des quartiers.